Rapport de mise en œuvre : Plan d’action visant des espèces multiples dans le Parc urbain national de la Rouge

2026

Loi sur les espèces en péril

Série de rapports sur le Plan d’action visant des espèces multiples

© Parks Canada
Description longue pour image de couverture

La page couverture présente 5 photos, dont les descriptions suivent le sens des aiguilles d’une montre. La grande photo à gauche montre une vallée fluviale boisée dans le parc urbain national de la Rouge, avec un corridor hydroélectrique en arrière-plan. En haut, à droite, une tortue mouchetée adulte repose sur une bûche. Juste en dessous, un papillon monarque repose sur une grappe d’asclépiades rose pâle. La photo suivante montre plusieurs chauves-souris perchées côte à côte à l’intérieur d’un dortoir en bois. La dernière photo montre une petite tortue peinte du Centre reposant dans la paume d’une main gantée de noir près d’un milieu humide.

Sur cette page

Information sur le document

Référence recommandée :

Parcs Canada. 2026. Rapport de mise en œuvre : Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc urbain national de la Rouge (2021-2026). Loi sur les espèces en péril Série de Plans d’action. Agence Parcs Canada, Ottawa. vi + 50 p.

Pour obtenir des exemplaires du rapport ou des documents de rétablissement, ou un complément d’information sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et d’autres documents connexes, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Sources des photos

Photos de la page couverture, dans le sens horaire à partir du haut de la page : Paysage du parc urbain national de la Rouge (PUNR), Ernesto Rosa, Agence Parcs Canada (APC); Tortue mouchetée, Jory Mullen, APC; Papillon monarque, Gary James, APC; Chauves-souris dans un dortoir à chauves-souris, Ernesto Rosa, APC; Tortue peinte du Centre sur une main gantée, Jeremy Hynes. Cette page : Projet de restauration des terres humides dans le PUNR, Julia Leith, Office de protection de la nature de Toronto et de la région. Page i : Activité de plantation d’arbres dans le PUNR, Marlene Duhig, APC Page ii : Bébé tortue-serpentine, Marlene Duhig, APC. Page 29 : Personnel de Parcs Canada (PC) examinant un dortoir à chauves-souris, Leilah Dhore-Beckles, APC; Oisillons d’Hirondelles rustiques, Gary James, APC. Page 30 : Couleuvre rayée sur des mains gantées, Amy Kikuchi, APC; Structures de remplacement pour les Hirondelles rustiques dans le PUNR, Melissa Martins, APC. Page 37 : Des bénévoles plantent des arbres dans le PUNR, Marlene Duhig, APC. Page 38 : Un complexe de milieux humides établi dans le PUNR, Ernesto Rosa, APC. Page 39 : Membres des Six Nations de la rivière Grand et employés de PC tenant des bébés tortues serpentines, Leilah Dhore-Beckles, APC. Page 40 : Relâchement d’une tortue peinte du Centre, , Leilah Dhore-Beckles, APC. Page 41 : Plage de la Rouge, Ishkhan Ghazarian, APC

Also available in English under the title: Progress towards the implementation of the multi-species action plan for Rouge National Urban Park of Canada (2021-2026)

© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, 2026. Tous droits réservés.

ISBN 978-1-100-00635-2
No de catalogue. CW69-21/73-1-2026F-PDF

Le contenu du présent document (sauf les photos) peut être utilisé sans permission, à condition que la source en soit adéquatement mentionnée.

Préface

Les plans d’action visant des espèces multiples de Parcs Canada portent sur une gamme d’espèces dont la conservation est préoccupante au sein d’au moins un lieu géré par l’organisme, y compris, mais sans s’y limiter, des espèces qui nécessitent un plan d’action conformément à la Loi sur les espèces en péril. Le Plan d’action visant des espèces multiples pour le parc urbain national de la Rouge a été publié le 7 octobre 2021.

La Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP) exige que le ministre compétent fasse rapport sur la mise en œuvre des plans d’action visant les espèces en péril et sur les progrès réalisés en vue de l’atteinte de leurs objectifs (art. 55) cinq ans après leur publication dans le registre public de la LEP.

Au titre de la LEP, le ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent pour les individus se trouvant sur les terres et dans les eaux administrées par Parcs Canada, et a donc préparé le présent rapport.

Remerciements

Parcs Canada tient à remercier ceux et celles qui ont contribué à la mise en œuvre du Plan d’action visant des espèces multiples pour le parc urbain national de la Rouge, plus particulièrement le Cercle consultatif des Premières Nations (CCPN) du parc urbain national de la Rouge, les bénévoles, les collectivités partenaires, les intervenants et les experts qui ont participé aux discussions, aux consultations et à l’exécution des mesures de conservation et de rétablissement.

La mise en œuvre du plan d’action a été renforcée par le soutien et la participation de représentants des collectivités du CCPN qui ont contribué à la compréhension qu’a actuellement Parcs Canada des domaines d’intérêts mutuels. Le CCPN du parc urbain national de la Rouge compte des représentants des sept Premières Nations visées par les traités Williams – Première Nation des Mississaugas de Scugog Island, Première Nation Hiawatha, Première Nation d’Alderville, Première Nation de Curve Lake, Première Nation des Chippewas de l’île Georgina, Première Nation des Chippewas de Rama, Première Nation de Beausoleil – ainsi que de la Première Nation des Mississaugas de Credit, des Six Nations de la rivière Grand et de la Nation Wendat.

Un certain nombre de partenaires clés ont contribué à mettre en œuvre le Plan d’action visant des espèces multiples et à améliorer notre compréhension de ces espèces. Nous remercions tout particulièrement : Environnement et Changement climatique Canada; Pêches et Océans Canada; Ressources naturelles Canada; le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario; le ministère des Transports de l’Ontario; le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario; la Ville de Toronto; la Ville de Markham; la Ville de Pickering; la Ville de Stouffville; le Canton d’Uxbridge; la Région de York; la Région de Durham; le Conseil consultatif du parc urbain national de la Rouge; Friends of Rouge National Urban Park; Markham Butterflyway Rangers; Oiseaux Canada; la Forest Gene Conservation Association; 10,000 Trees for the Rouge; Ontario Streams; l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région; le Zoo de Toronto; l’Université de Toronto; l’Université Trent; Conservation de la faune au Canada; Eco-Kare International; la Fédération canadienne de la faune; la Fiducie de régénération du secteur riverain; l’Invasive Phragmites Control Centre; le Toronto Wildlife Centre; l’Ontario Turtle Conservation Centre; le Centre canadien coopératif de la santé de la faune; les bénévoles du parc urbain national de la Rouge; les agriculteurs et les locataires du parc qui gèrent l’habitat et accueillent sur leur concession le personnel qui y effectue des recherches et des activités de surveillance; et tous ceux et celles qui ont consacré leur temps et leur expertise tout au long de ce processus. Si nous voulons réussir à maintenir la biodiversité et considérer à jamais ces sites comme des lieux de refuge, de résilience et de renouvellement, nous devons travailler ensemble en tant que co-intendants de la terre.

Résumé

Le présent document fait état de la mise en œuvre du Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc urbain national de la Rouge de 2021 à 2026. Il présente les mesures de mise en œuvre cernées dans le plan, évalue les progrès réalisés en vue d’atteindre les objectifs locaux en matière de population et de répartition et évalue les répercussions socio-économiques.

Espèces visées Note de bas de page 1

Le plan d’action est axé sur 42 espèces figurant sur la liste de la LEP et huit espèces dont la conservation est préoccupante. Des objectifs locaux en matière de population et de répartition ont été déterminés pour les huit espèces ci-dessous, sur le rétablissement desquelles des mesures de gestion au sein du parc urbain national de la Rouge pourraient avoir un effet mesurable : tortue mouchetée, noyer cendré, couleuvre tachetée, ligumie pointue, tortue peinte du Centre, tortue géographique, mené long et tortue serpentine.

Description longue du diagramme

Diagramme en anneau de ce rapport représentant les classifications de la LEP visant les espèces en péril. Le diagramme présente 50 espèces au total, dont 15 espèces en voie de disparition, 10 espèces menacées, 17 espèces préoccupantes et 8 espèces non inscrites à la LEP dont la conservation est préoccupanteNote de bas de page 2.

Mise en œuvre du plan d’action

50 mesures ont été désignées comme étant des engagements dans le plan d’action visant des espèces multiples. La mise en œuvre a été évaluée d’après les progrès réalisés en vue de la réalisation de chaque mesure déterminéeNote de bas de page 3. Au cours de la période de cinq ans, 43 mesures (86 %) ont été réalisées, quatre sont toujours en cours, une n’a pas été déployée et deux ont été annulées parce qu’elles n’étaient plus pertinentes. Neuf autres mesures mentionnées dans le plan d’action ont été mises en œuvre puisque les ressources ou les partenariats nécessaires ont été obtenus à l’appui des travaux.

Description longue du diagramme

Diagramme en anneau montrant que 86 % des mesures du plan d’action ont été complétées. Il y a 50 mesures au total, dont 43 qui ont été achevées, 4 sont en cours, 1 n’a pas commencé et 2 ont été annulées.

Répercussions écologiques

Au total, 8 objectifs locaux en matière de population et de répartition (OPR) ont été élaborés pour le plan d’action. Les répercussions écologiques ont été évaluées d’après les progrès réalisés en vue de la réalisation de chacun des OPR locauxNote de bas de page 4. Six OPR (75 %) ont été atteints et deux OPR n’étaient pas suffisamment étayés.

Description longue du diagramme

Diagramme en anneau montrant que 75 % des objectifs en matière de population et de répartition ont été atteints. Il y a 8 objectifs en matière de population et de répartition locaux, dont 6 ont été atteints et 2 pour lesquels il n’y avait pas suffisamment d’information.

Répercussions socioéconomiques

Les mesures proposées dans ce plan d’action ont eu des répercussions socioéconomiques limitées et n’ont posé aucune restriction à l’aménagement du territoire à l’extérieur du parc urbain national. Les coûts directs de la mise en œuvre de ce plan d’action ont été pris en charge par Parcs Canada au moyen de fonds supplémentaires fournis par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme 2 milliards d’arbres. Les coûts indirects ont été minimes et ont entraîné des effets positifs sur l’intégrité écologique du parc, une sensibilisation accrue aux espèces ainsi que l’amélioration des occasions de mobilisation des visiteurs, des collectivités locales et des Nations autochtones.

Description longue du diagramme

Diagramme de cercles superposés illustrant que le volet socioéconomique comprend aussi des considérations environnementales, sociales et économiques.

Contexte

Le présent document rend compte de la mise en œuvre du Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc urbain national de la Rouge entre 2021 et 2026, évalue les progrès réalisés pour atteindre ses objectifs en matière de population et de répartition, et évalue les répercussions socioéconomiques.

Les considérations liées à la conservation à l’échelle du paysage, à la connectivité écologique, à la conservation climato-ingénieuse et à la conservation des espèces indigènes ou des espèces culturellement importantes ont constitué des thèmes centraux dans la mise en œuvre de ce plan d’action.

Il est axé sur 50 espèces, y compris 25 espèces en voie de disparition ou menacées inscrites à la LEP (pour lesquelles un plan d’action est nécessaire) ainsi que 17 espèces préoccupantes inscrites à la LEPNote de bas de page 5 et huit espèces dont la conservation est préoccupante. Le noyer cendré, le frêne noir, l’esturgeon jaune, le saumon atlantique et l’anguille d’Amérique ont été inclus dans ce plan d’action parce qu’ils constituent des espèces importantes sur le plan culturel pour les membres du Cercle consultatif des Premières Nations du parc urbain national de la Rouge.

Des objectifs locaux en matière de population et de répartition ont été créés pour les huit espèces ci-dessous, sur le rétablissement desquelles la mise en œuvre de mesures au sein du parc urbain national de la Rouge pourrait avoir un effet mesurable : tortue mouchetée, noyer cendré, couleuvre tachetée, ligumie pointue, tortue peinte du Centre, tortue géographique, mené long et tortue serpentine.

Mise en œuvre du plan d’action

La mise en œuvre du Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc urbain national de la Rouge est évaluée d’après les progrès réalisés en vue d’accomplir les mesures de conservation et de rétablissement présentées dans le plan d’action (tableau 1). Veuillez consulter le plan d’action original pour obtenir une description de chaque mesure, de l’objectif de la mesure de rétablissement et des menaces auxquelles chaque mesure répond. Une mise à jour de l’état de chaque mesure achevée, en cours, non commencée ou annuléeNote de bas de page 6) et des activités entreprises au cours de la période de référence est fournie ci-dessous.

Tableau 1. Progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures de conservation et de rétablissement définies comme des engagements dans le Plan d’action visant des espèces multiples pour le parc urbain national de la Rouge
EspècesNote de bas de page 7 et mesure Objectif de la mesure État Description des progrès réalisés
1) Noyer cendré: Augmentation de la capacité interne : S’assurer qu’au moins deux employés de la conservation des ressources sont formés pour être en mesure de distinguer les individus hybrides d’après les caractéristiques phénotypiques et qu’ils sont attestés en tant qu’évaluateurs de la santé du noyer cendré (si une telle attestation existe). Deux employés de la conservation des ressources sont familiarisés avec le guide publié par l’Ontario sur la manière d’évaluer la santé du noyer cendré et de distinguer les arbres hybrides des arbres purs en se fondant sur les caractéristiques phénotypiques. Achevée En 2024, trois membres du personnel chargé de la conservation des ressources ont suivi le cours d’évaluation de la santé du noyer cendré et ont par la suite procédé à des évaluations de la santé du noyer cendré et de l’hybridité des arbres dans le parc.
2) Oiseaux forestiers en périls (espèces en péril):

Suivi des populations d’oiseaux forestiers : Trouver des populations/occurrences d’espèces d’oiseaux en péril et d’autres oiseaux forestiers, et suivre les populations à long terme dans le PUNR :

a) en mettant en œuvre un protocole de suivi des oiseaux forestiers dans le PUNR dirigé par le personnel de la conservation des ressources;

b) en soutenant la mise en œuvre des dénombrements par point d’écoute du Programme de surveillance des oiseaux forestiers (PSOF) d’Oiseaux Canada dans le PUNR.
Le protocole de suivi des oiseaux forestiers sera élaboré et mis en œuvre par le personnel de la conservation des ressources en 2021. Les dénombrements par point d’écoute du PSOF d’Oiseaux Canada sont mis en œuvre dans le PUNR d’ici 2022. Achevée Le protocole de surveillance des oiseaux forestiers du PUNR a été élaboré et mis en œuvre d’ici 2021. Les dénombrements ponctuels d’Oiseaux Canada dans le cadre du Programme de surveillance des oiseaux forestiers ont été mis en œuvre en 2020. Le protocole était axé sur 21 espèces focales, dont le Pioui de l’Est et la Grive des bois.
3) Petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, pipistrelle de l’Est: En partenariat avec le zoo de Toronto, poursuivre le suivi acoustique dans les sites de surveillance à long et à court terme, le piégeage et le radiopistage dans les parcelles de forêt de l’ensemble du PUNR. Déterminer l’occupation et la répartition, évaluer la reproduction et repérer les sites d’alimentation et de repos importants. Achevée La surveillance annuelle effectuée par le Zoo de Toronto, y compris au moyen de relevés acoustiques, du piégeage et de la radiotélémétrie, a confirmé la présence de sept des huit espèces de chauves-souris de l’Ontario (toutes sauf la chauve-souris pygmée de l’Est). Des populations reproductrices de chauves-souris nordiques, petites chauve-souris brunes, grandes chauve-souris brunes et chauves-souris rousses ont été documentées. La radiotélémétrie a également permis de repérer de nouveaux dortoirs et des corridors d’alimentation clés dans l’ensemble du PUNR.
4) Petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, pipistrelle de l’Est: Éducation et sensibilisation : Sensibiliser le public, les entrepreneurs et les locataires aux colonies de maternité des chauves-souris, aux menaces qui pèsent sur les espèces et aux dangers possibles pour la santé humaine, surtout là où des bâtiments peuvent être démolis. Dans toutes les situations où des travaux sont effectués à l’intérieur ou à proximité d’une colonie connue de chauves-souris, le personnel de Parcs Canada mène proactivement des activités d’intendance et d’éducation auprès des promoteurs. Des documents imprimés mettant en évidence les pratiques exemplaires de gestion (PEG), encourageant l’intendance et accroissant la sensibilisation sont créés et prêts à être distribués d’ici 2024. Achevée Un dépliant d’information sur la coexistence avec les chauves-souris a été élaboré en partenariat avec le Zoo de Toronto. Des mesures de surveillance et de mobilisation du personnel responsable des biens, des entrepreneurs et des locataires ont eu lieu lorsque des travaux de modification de toitures, de cheminées, de soffites et de bordures de toit ou de greniers, ou de la mise hors service de bâtiments au sein du PUNR étaient prévus. Dans les situations où des chauves-souris étaient présentes, des mesures d’atténuation appropriées ont été mises en œuvre et les locataires ont été formés à l’intendance des chauves-souris.
5) Petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, pipistrelle de l’Est: Augmentation de l’habitat et suivi de l’efficacité : Des structures de remplacement pour les chauves-souris seront installées dans tous les sites où des bâtiments abritant d’importants lieux de repos (gîtes) sont démolis. Le suivi de l’activité dans les structures pour les chauves-souris sera assuré annuellement pendant au moins trois ans suivant l’installation. Des structures de remplacement pour les chauves-souris sont installées dans tous les sites où des bâtiments abritant d’importants lieux de repos (gîtes) sont démolis. Le suivi de l’activité dans les structures de remplacement pour les chauves-souris est assuré annuellement pendant au moins trois ans suivant l’installation. Achevée Un grand condo à chauves-souris a été installé près d’une maison abritant une colonie de chauves-souris qui devait être mise hors service pour des raisons de santé et de sécurité. Le condo a été installé deux ans avant la mise hors service de la maison et surveillé annuellement. À ce jour, aucune chauve-souris n’a été observée dans le condo.

À un autre endroit, trois dortoirs à chauves-souris et un dortoir en forme de fusée ont été placés à l’extérieur d’une maison abritant une aire de repos de chauves-souris connue et dont le toit devait être réparé d’urgence. Bien inoccupés pendant les deux premières années, les trois dortoirs à chauves-souris étaient occupés la troisième année, dont un abritait 43 chauves-souris.
6) Espèces en péril forestières: Reboisement : Reboisement de 30 hectares, en privilégiant l’accroissement de l’habitat forestier intérieur et la connectivité entre les îlots forestiers à travers le parc. Reboisement : Reboiser 30 hectares, notamment dans le but d’augmenter l’habitat forestier intérieur et la connectivité des parcelles de forêt dans l’ensemble du parc. Achevée Depuis 2021, plus de 150 hectares ont été reboisés, y compris en plantations intercalaires. Une grande partie de ce travail a été financée dans le cadre de l’initiative fédérale « 2 milliards d’arbres » et a été mise en œuvre en collaboration avec l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région (TRCA) et 10,000 Trees for the Rouge.
7) Espèces en péril forestières: Prescriptions sylvicoles : Créer des prescriptions en vue de la gestion d’initiatives de plantation antérieures (10 à 15 ans) pour réduire les monocultures, augmenter les ouvertures dans le couvert forestier et améliorer la diversité. Mener à bien au moins cinq prescriptions sylvicoles. Achevée En partenariat avec le TRCA, un document intitulé Enhanced Forest Management Guide and Prescriptions (guide et préceptes pour un aménagement forestier bonifié) a été créé. Il détaille cinq préceptes pour les plantations d’importance historique dans le PUNR.
8) Petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, Moucherolle à côtés olive, Pic à tête rouge, Pipistrelle de l’Est: Production, diffusion et promotion de PEG pour conserver les arbres morts ou mourants ou les branches : Travailler avec des partenaires pour créer un document sur les PEG faisant la promotion de la conservation des arbres morts ou mourants ainsi que des branches par la mise en œuvre de PEG, par exemple émonder les branches dangereuses, laisser sur place les grosses souches, conserver les individus morts à distance éloignée de biens ou de lieux publics, conserver tous les arbres morts ou mourants ainsi que les branches qui ne posent pas de risques pour les biens ou les gens. L’information dans ce document sera diffusée à l’échelle de Parcs Canada, du public, des locataires et des entrepreneurs travaillant dans le PUNR. Un document sur les PEG faisant la promotion de la conservation des arbres morts ou mourants ainsi que des branches est créé d’ici 2023. Les PEG pour la conservation des arbres morts ou mourants ainsi que des branches sont diffusées et encouragées à l’échelle de Parcs Canada, du public, des locataires et des entrepreneurs travaillant dans le PUNR. Achevée Une procédure opérationnelle normalisée pour la conservation des branches et des arbres morts ou mourants dans le parc urbain national de la Rouge a été créée.

Les pratiques exemplaires de gestion ont été communiquées verbalement et dans le cadre des processus d’évaluation des impacts aux membres du personnel, aux entrepreneurs et aux locataires.
9) Espèces en péril forestières: Examen des effets du broutage par les cerfs sur la végétation forestière indigène : Mener des relevés internes sur le broutage par les cerfs dans le cadre du programme de surveillance de l’intégrité écologique du parc. Collaborer avec les partenaires ayant des données existantes pour relever les lacunes et analyser les effets sur l’écosystème. Déterminer l’étendue des effets du broutage par les cerfs sur la végétation forestière indigène, et repérer les zones devant faire l’objet de mesures de gestion en priorité. Annulée Des relevés de l’abroutissement par les cerf ont été réalisés de 2020 à 2022. Les premiers résultats ont montré que le protocole ne pouvait pas s’appliquer aux cerfs du PUNR. D’autres protocoles ont été envisagés, notamment le dénombrement des boulettes fécales de cerf, les pièges photographiques, les pièges à poils et les relevés par drone; toutefois, des complications imprévues ont entraîné l’annulation de cette mesure.
10) Espèces de tortues en péril: Programme volontaire de surveillance des nids de tortues : Lancer un programme volontaire de surveillance des nids de tortues, qui prévoit des parcours de relevé prédéterminés des sites de nidification connus et potentiels. Des volontaires effectuent des relevés dans quatre parcours prédéterminés au moins deux fois par semaine tout au long de la saison de nidification. Achevée Le programme de surveillance bénévole des nids de tortues a été lancé en 2022 et mis en œuvre chaque année. Au total, 83 bénévoles ont participé au programme au cours des cinq années afin d’assurer une surveillance constante des itinéraires de relevé tout au long de la saison de nidification.
11) Espèces de tortues en péril: Protection des nids de tortues : Protéger de manière opportuniste les nids contre la prédation des œufs en installant des cages de protection dans les zones naturalisées où les nids sont moins vulnérables à la destruction et au braconnage. La totalité (100 %) des nids dans les zones à risque faible est protégée au moyen de cages de protection. Achevée Au total, 11 nids ont été protégés à l’aide de cages de protection des nids.
12) Espèces de tortues en péril: Programme de prêt de cages de protection de nids de tortues : Mettre en œuvre un programme de prêt de cages de protection de nids de tortues et organiser un atelier de fabrication de cages à l’intention des locataires du parc et du grand public. Enseigner les techniques adéquates d’installation et de surveillance des cages, et sensibiliser les participants à la nidification des tortues en général. Le programme de prêt de cages de protection de nids de tortues est annoncé dans le bulletin annuel des locataires et les médias sociaux. Un atelier de fabrication de cages de protection est organisé chaque année. Achevée Depuis 2021, six cages de protection des nids ont été prêtées et retournées. En partenariat avec le Zoo de Toronto, un atelier de protection des nids de tortues a été organisé chaque année de 2021 à 2024, au cours duquel des renseignements sur la construction, l’installation et la surveillance adéquats des cages de protection des nids ont été communiqués aux participants.
13) Espèces de tortues en péril: Collecte et incubation d’œufs de tortues, et lâcher d’individus : Ramasser les œufs de tortues dans les nids très susceptibles d’être détruits aux fins d’incubation hors du site et de lâcher d’individus. Parmi les zones à risque élevé figurent les bords de route, les stationnements, les champs agricoles et les sentiers très fréquentés. Tous les œufs des nids où il y a de l’activité qui sont repérés dans les zones à risque élevé sont ramassés, puis incubés. Tous les petits éclos sont relâchés dans un lieu convenable très proche du site de nidification initial. Achevée Tous les nids dans les zones à risque élevé ont été recueillis et incubés. Au total, 50 nids de tortue serpentine, 101 nids de tortue peinte du Centre et un nid de tortue mouchetée ont été recueillis, ce qui a permis de relâcher 1 214 bébés tortues serpentines et 501 bébés tortues peintes du Centre. Le nid de tortue moucheté a été envoyé au programme d’aide préscolaire du Zoo de Toronto, et 10 individus ont été relâchés dans le parc en 2024 en tant que tortues de deux ans.
14) Espèces de tortues en péril: Gestion de tortues non indigènes : Mettre en œuvre de nouvelles conditions de permis exigeant des chercheurs qui découvrent ou piègent des tortues non indigènes (tortue à oreilles rouges, trachémyde à ventre jaune, etc.) qu’ils les capturent et les rapportent au personnel de Parcs Canada. Encourager les visiteurs et les locataires à signaler les observations d’espèces de tortues non indigènes au personnel du parc. Établir des partenariats avec des vétérinaires et des organismes de sauvetage pour trouver des maîtres pour ces tortues non indigènes ou pour les euthanasier sans cruauté. Toutes les espèces de tortues non indigènes trouvées par le personnel, les entrepreneurs, les locataires, les visiteurs, etc. sont signalées au personnel de la conservation des ressources et retirées du PUNR. Achevée Au total, trois tortues à oreilles rouges ont été capturées et retirées du milieu naturel dans le PUNR.
15) Tortue mouchetée: Programme d’intervention précoce de la tortue mouchetée : Continuer de travailler avec le zoo de Toronto et de soutenir le programme d’intervention précoce et de réintroduction de la tortue mouchetée. De nouveaux sites de lâcher convenables
sont repérés d’ici 2022.

Au moins 200 tortues du programme d’intervention précoce sont relâchées d’ici 2026.
Achevée En collaboration avec le Zoo de Toronto, deux sites de relâchement supplémentaires ont été recensés en 2022 et sept autres en 2026. Depuis 2021, 330 tortues mouchetées ont été relâchées depuis le début du projet, ce qui porte à 600 le nombre total de tortues mouchetées relâchées depuis le début du projet.
16) Rainette faux-grillon de l’Ouest: Relevés acoustiques : En partenariat avec le zoo de Toronto, installer des moniteurs acoustiques dans les sites abritant actuellement la rainette faux-grillon de l’Ouest et des sites l’ayant abritée dans le passé (au moins 5 complexes de milieux humides ou mares éphémères différents chaque année). Confirmer la présence de l’espèce dans les complexes de milieux humides et les mares éphémères du PUNR. Achevée En 2021, huit unités d’enregistrement autonomes (UEA) ont été déployées dans l’ensemble du PUNR pour poursuivre la surveillance effectuée en 2018 et 2020.

La rainette faux-grillon de l’Ouest n’a pas été détectée à l’aide des UEA.
17) Rainette faux-grillon de l’Ouest:
Mise en œuvre d’un protocole normalisé de suivi de la rainette faux-grillon de l’Ouest : Établir des partenariats avec des groupes déployant de vastes efforts de suivi dans les sites du PUNR. Fournir des données sur l’espèce dans le cadre de ces vastes efforts.
Mettre en œuvre un protocole normalisé de suivi de la rainette faux-grillon de l’Ouest dans le PUNR d’ici 2022. Achevée Un protocole normalisé de surveillance de la rainette faux-grillon de l’Ouest a été mis en œuvre de 2021 à 2025. Blazing Star Environmental, le Service canadien de la faune et l’Université Trent ont utilisé les données pour élaborer un programme de surveillance à long terme visant à estimer la répartition de la rainette faux-grillon de l’Ouest au Canada et à suivre l’évolution de son aire de répartition au fil du temps. Aucune observation de rainette faux-grillon de l’Ouest n’a été confirmée dans le PUNR.
18) Rainette faux-grillon de l’Ouest:
Éducation et sensibilisation : Envoyer des courriels éducatifs au personnel du PUNR et à la liste de distribution des bénévoles tous les vendredis. Encourager le personnel et les bénévoles à apprendre à reconnaître les vocalisations de la rainette faux-grillon de l’Ouest et à signaler les observations acoustiques au personnel de la conservation des ressources.
Des courriels éducatifs incitant à signaler les vocalisations de rainettes faux-grillons de l’Ouest sont envoyés au personnel et aux bénévoles tous les mois de février. Tout signalement reçu par un employé de la conservation des ressources fait l’objet d’un examen approfondi et d’une confirmation. Achevée De 2021 à 2026, des messages annuels sur les médias sociaux et des séries de courriels ont été envoyés aux locataires, aux bénévoles et au personnel du parc pour encourager les gens à signaler la présence de rainette faux-grillon de l’Ouest dans tout le parc.

Sept observations possibles de rainette faux-grillon de l’Ouest ont été signalées. Tous les fichiers audio ont été examinés et suivis de relevés de terrain ciblés, mais aucune des observations n’a pu être confirmée.
19) Petit Blongios: Suivi des populations : Conclure un partenariat avec Oiseaux Canada en vue de mener annuellement le Programme de surveillance des marais (PSM) dans les sites qui répondent aux critères du protocole du PSM et qui conviennent aux espèces en péril ciblées. Les observations fortuites de toutes les espèces en péril seront consignées (p. ex. Guifette noire, Râle élégant, rainette faux-grillon de l’Ouest et Râle jaune). Le PSM est mis en œuvre annuellement dans tous les sites qui répondent aux critères du protocole du PSM et qui conviennent aux espèces ciblées dans le PUNR. Achevée Le PSM a été mis en œuvre chaque année. Au total, 22 sites différents ont été surveillés et 11 observations distinctes du Petit blongios ont été enregistrées.

Parmi les autres espèces en péril observées dans le cadre de ces relevés, mentionnons l’Hirondelle rustique, l’Hirondelle de rivage, le Pioui de l’Est, le Goglu des prés et le Moucherolle à côtés olive. Parmi les autres espèces ciblées observées par le PSM, citons le Râle de Viriginie, la Marouette de Caroline, le Grèbe à bec bigarré et la Gallinule d’Amérique.
20) Bourdon américain, monarque, bourdon terricole: Mise en œuvre d’un programme de plantation d’espèces prisées par les pollinisateurs : Élaborer un programme à l’intention des bénévoles ou des locataires en vue de planter des espèces d’asclépiades et d’autres fleurs sauvages indigènes appréciées des pollinisateurs dans le PUNR ainsi qu’à l’intention des propriétaires avoisinants en vue d’améliorer et d’augmenter l’habitat de reproduction, là où cela est possible. Participation annuelle d’un minimum de 15 bénévoles aux initiatives de plantation, à partir de 2022. Des graines d’espèces d’asclépiades et d’autres fleurs sauvages indigènes sont semées dans au moins 20 sites additionnels dans le PUNR d’ici 2026. Achevée Un programme de plantation de graines pour pollinisateurs a été mis en œuvre dans le cadre d’activités de sensibilisation du public et d’une intendance communautaire plutôt que de la plantation dirigée par des bénévoles initialement proposée. Près de 2 700 sachets de graines de plantes indigènes ont été distribués lors d’activités communautaires pour encourager la création d’habitats de pollinisateurs dans l’ensemble du paysage, ce qui a permis d’atteindre les mêmes résultats de conservation que ceux prévus initialement. L’habitat des pollinisateurs a été amélioré par l’établissement de quatre jardins pour pollinisateurs au parc commémoratif Bob Hunter, l’ensemencement de nombreuses maisons et sites septiques désaffectés, et l’intégration de mélanges de semences d’asclépiade et de fleurs sauvages au programme plus large de restauration écologique du parc. De plus, un jardin pour pollinisateurs dans l’aire de fréquentation diurne de la 19e Avenue a été créé et géré par l’escouade d’intendance du PUNR.
21) Bourdon américain, monarque, bourdon terricole: Créer des prescriptions : Créer des prescriptions en vue de la gestion d’habitats communautaires pour pollinisateurs pour prévenir la succession. Élaborer et mettre en œuvre au moins trois prescriptions en vue de la gestion d’habitats communautaires pour pollinisateurs. Annulée Bien qu’aucune prescription officielle pour les habitats de pollinisateurs n’ait été créée, deux jardins pour pollinisateurs plantés par la collectivité au parc commémoratif Bob Hunter ont été gérés et rénovés par les Markham Butterflyway Rangers.
22) Bourdon américain, monarque, bourdon terricole: Programmes de suivi bénévole et d’éducation : Établir des partenariats avec des groupes tels que la Toronto Entomologists’ Society, l’Université de Toronto à Scarborough (UTSC) et Wildlife Preservation Canada pour poursuivre les programmes annuels de suivi bénévole et d’éducation (marquage de monarques, dénombrement de monarques, Mission Monarque, Bumble Bee Watch, etc.). Déterminer la présence et la répartition de ces espèces dans le PUNR. Des messages sur la conservation du monarque et d’autres pollinisateurs sont intégrés dans la programmation du parc et les programmes d’éducation d’ici 2026. Achevée De 2023 à 2025, le PUNR a mis en œuvre les programmes Bumblebee Watch de Mission Monarque et de Conservation de la faune au Canada. Trente-cinq volontaires ont soumis plus de 2 350 observations de bourdons, dont deux bourdons préoccupants (bourdon américain et bourdon terricole) et des espèces locales rares comme le bourdon jaune-citron et le bourdon ardent. Le PUNR a également collaboré avec l’UTSC pour soutenir l’identification des spécimens d’abeilles recueillis au sein du PUNR au cours de la décennie précédente.

Les messages sur la conservation des pollinisateurs ont été intégrés à des activités d’éducation et de sensibilisation, y compris des campagnes médiatiques à l’échelle de l’Ontario et des voies navigables. Des messages de sensibilisation au monarque et aux pollinisateurs ont été envoyés aux locataires, aux bénévoles et au personnel du parc sur les médias sociaux et dans un courriel annuel les invitant à soumettre leurs observations de bourdons.
23) Espèces en péril des prés: Remise en état des prés : a) Augmenter ou remettre en état au moins six hectares de prés. b) Projet Meadoway : Collaborer avec l’OPNTR et les municipalités à la création d’un corridor Meadoway reliant le centre-ville de Toronto et le PUNR. c) Évaluer les possibilités de créer, de remettre en état ou d’améliorer l’habitat de savane à chênes dans le PUNR, si possible. Au moins six hectares de prés sont créés ou remis en état. Des schémas de conception et des plans de remise en état de milieux rares et résiduels dans le parc (savane à chênes, chênaies) seront élaborés et mis en œuvre d’ici 2023. En cours À partir de 2024, des activités d’intendance bénévole dans le pré PIN 478 ont permis l’enlèvement manuel de la salicaire pourpre, qui empiétait sur 4,22 hectares. En 2025, 0,67 hectare supplémentaire d’habitat de prés au parc commémoratif Bob Hunter a été restauré grâce à l’élimination contractuelle de la végétation ligneuse envahissante.

Un rapport de 2023 du TRCA (Rouge National Urban Park Oak Savannah Biological Inventory) formulait des recommandations pour la restauration de 6,5 hectares de savane de chênes et d’habitats forestiers à l’état de vestige; toutefois, elles n’ont pas encore été mises en application.
24) Espèces en péril des prés: Gestion des prés : Créer des plans de gestion des prés propres à chaque site, qui peuvent prévoir des régimes de tonte et des plans de brûlage dirigé pour encourager la régénération d’espèces des prés indigènes dans les trois plus grands prés du PUNR. Des plans de gestion des prés propres à chaque site sont élaborés pour les trois plus grands prés du PUNR. Achevée En collaboration avec le TRCA, des plans de gestion des prés ont été créés pour le parc commémoratif Bob Hunter, l’aire de fréquentation diurne de la 19e Avenue et le pré NIP 478.
25) Espèces en péril des prés: Mise en œuvre de PEG de la tonte et sensibilisation à ces PEG : Travailler avec les municipalités, Hydro One, les agriculteurs locataires, les entrepreneurs et d’autres partenaires afin d’adhérer à un calendrier de tonte qui profite aux espèces sauvages et protège les colonies d’asclépiades, là où cela est possible. De l’information est accessible et communiquée aux municipalités, à Hydro One, aux agriculteurs locataires, aux entrepreneurs et aux autres partenaires pour encourager l’intendance et accroître la sensibilisation aux PEG de la tonte. Une brochure d’information est créée et prête à être distribuée d’ici 2023. Achevée Des PEG et des orientations normalisées pour les monarques ont été élaborées en 2023 pour utilisation dans tous les sites de Parcs Canada. Ces PEG et ces documents à jour sont utilisés comme matériel de sensibilisation dans le PUNR et aident à soutenir les processus d’évaluation des impacts.
26) Couleuvre tachetée, couleuvre mince: Augmentation de l’habitat et suivi de l’efficacité : Là où l’on prévoit de démolir des bâtiments, convertir les fondations en hibernacles pour augmenter l’habitat et atténuer la perte d’habitat. Le suivi de l’activité de la couleuvre tachetée dans les hibernacles aménagés à la suite de la démolition des fondations sera assuré annuellement pendant au moins trois ans suivant l’installation. Dans le cas de tous les bâtiments abritant des hibernacles qui sont démolis pour des raisons de santé et de sécurité ou autres, des hibernacles de remplacement sont créés sur le site. Le suivi de l’activité dans les hibernacles de remplacement est assuré annuellement pendant au moins trois ans suivant l’installation. Achevée Au total, 15 hibernacles ont été créés à l’occasion de la mise hors service des fondations de bâtiments. Un seul se trouvait à un endroit où une couleuvre tachetée avait déjà été observée en train d’hiberner. Cet hibernacle a été surveillé de 2024 à 2026 et a été utilisé pour la première fois en 2026 par une seule couleuvre à ventre rouge.
27) Pluvier siffleur: Appui au Recensement international du Pluvier siffleur : Contribuer au recensement tous les cinq ans en effectuant des relevés conformément aux exigences du protocole sur la plage de la Rouge. Assurer le suivi de l’activité de reproduction dans le PUNR et fournir des données pour évaluer la répartition de l’espèce. Achevée En collaboration avec le Service canadien de la faune, la surveillance a eu lieu en 2022 dans le cadre d’une version du recensement dirigée par le Canada. Le recensement international du Pluvier siffleur prévu pour 2021 a été reporté en raison de la pandémie de COVID-19. Aucune trace de la présence du Pluvier siffleur n’a été observée.
28) Espèces en péril aquatiques et semi-aquatiques, Pluvier siffleur: Élaboration d’un plan et d’un modèle de remise en état de la plage de la Rouge : Le plan et le modèle de remise en état, axés sur la zone de plage de la Rouge qui se trouve au sud du marais de la Rouge, étudiera les options de remise en état et de gestion possibles, par exemple limiter l’utilisation par les visiteurs des zones renfermant de l’habitat de qualité, remettre en état les sentiers secondaires/non officiels, et améliorer l’habitat existant grâce à des nettoyages réguliers des berges, à de meilleures pratiques d’aménagement des plages et à la gestion des espèces envahissantes. Le plan et le modèle de remise en état de la plage de la Rouge sont créés d’ici 2026. Achevée Un plan de restauration du marais de la Rouge et de la partie sud du PUNR a été créé en 2021. Les composantes du plan comprennent la gestion des espèces envahissantes, des recommandations de plantation d’espèces indigènes, la réintroduction potentielle de du scirpe timide, des possibilités théoriques de barrières d’exclusion de la carpe et la création d’un habitat de nidification pour les tortues.
29) Hirondelle rustique: Augmentation de l’habitat et suivi de l’efficacité : De l’habitat de remplacement pour l’Hirondelle rustique sera aménagé dans le cadre de tous les projets de démolition de bâtiments ou de structures où des nids présentant de l’activité sont trouvés. Le suivi de l’activité de nidification de l’Hirondelle rustique dans l’habitat aménagé dans le cadre des mesures d’atténuation des effets de la démolition des bâtiments sera assuré annuellement pendant au moins trois ans suivant l’installation. Dans tous les bâtiments ou structures où des Hirondelles rustiques nichent activement et qui sont démolis pour des raisons de santé et de sécurité, des structures de nidification de remplacement sont installées sur le site ou le plus près possible du site. Le suivi de l’activité dans les structures de remplacement pour les chauves-souris est assuré annuellement pendant au moins trois ans suivant l’installation. Une évaluation des mesures d’atténuation, des plans et des méthodes de suivi proposés sera réalisée. Des recommandations définitives pour les projets de remplacement de l’habitat fondées sur les résultats et les préférences observées seront formulées. Achevée En 2025, une grange détériorée a été déclassée et remplacée par une grande structure de remplacement de l’habitat; au cours de la première année de surveillance (2026), aucune Hirondelle rustique n’a été observée.

En 2020, trois grandes structures de remplacement de l’habitat ont été installées sur le site d’une autre grange détériorée et ont fait l’objet d’un suivi de 2020 à 2024. Les trois structures ont presque toutes été utilisées chaque année, abritant 37 nids d’Hirondelles rustiques documentés, et 131 jeunes y ont pris leur envol avec succès.

Les constatations ont été documentées dans un rapport provisoire intitulé Understanding Barn Swallow (Hirundo rustica) Nesting Usage at Three Man-made Structures in Rouge National Urban Park, et des mises à jour sont en cours pour intégrer les données de surveillance de 2023 et 2024 et éclairer la gestion adaptative des initiatives de remplacement de l’habitat de l’Hirondelle rustique.
30) Martinet ramoneur: Éducation et sensibilisation : Mener des activités d’intendance concertées pour protéger les lieux de repos et de nidification connus dans le parc; étendre les possibilités de sensibilisation et d’intendance aux résidents de l’extérieur du parc ou à tout nouveau lieu dans le parc; répondre, au besoin, aux appels de service concernant des oiseaux nichant dans des cheminées. Une brochure d’information est créée et prête à être distribuée aux locataires, aux visiteurs et aux propriétaires avoisinants d’ici 2023 pour encourager l’intendance et accroître la sensibilisation au Martinet ramoneur dans la région du Grand Toronto. L’information sur l’intendance à l’égard du Martinet ramoneur est intégrée dans le bulletin annuel des locataires d’ici 2022. Tous les appels de service concernant des oiseaux nichant dans des cheminées sont pris par le personnel de la conservation des ressources. Achevée En collaboration avec Oiseaux Canada, une brochure intitulée Chimney Swifts- the harmless houseguests in swift decline a été créée à l’intention des locataires, des visiteurs et des propriétaires fonciers voisins.

Des renseignements sur l’intendance des Martinets ramoneurs ont été intégrés dans le bulletin d’information du printemps destiné aux locataires. Aucun appel de service concernant des oiseaux nichant dans des cheminées n’a été reçu.
31) Espèces en péril aquatiques et semi-aquatiques: Installation ou amélioration des écopassages : En partenariat avec les municipalités, les organismes de transport, le zoo de Toronto, l’OPNTR et d’autres partenaires, repérer les possibilités d’améliorer les conditions de franchissement et la connectivité des milieux aquatiques et terrestres en éliminant les obstacles aux déplacements des poissons et des autres espèces sauvages dans les cours d’eau ou en installant des écopassages en milieux aquatiques ou terrestres, en améliorant les ponceaux existants et en posant des clôtures pour atténuer la mortalité routière. Si possible, coordonner la mise en œuvre des travaux routiers et des travaux d’entretien ou de construction planifiés. Dans au moins cinq sites adjacents à des zones de déplacement d’espèces sauvages concentrées, les conditions de franchissement sont améliorées (remplacement de ponceaux, installation d’écopassages, conception de sentiers, élimination d’obstacles dans les cours d’eau ou pose de clôtures pour atténuer la mortalité routière). Achevée Les conditions des passages pour animaux ont été améliorées à cinq endroits prioritaires du PUNR grâce à la dérivation du chenal du cours d’eau, à l’enlèvement d’une structure de barrage dans le cours d’eau et d’un croisement de véhicules, au remplacement d’un ponceau endommagé et sous-dimensionné et à l’installation de 230 m de clôtures d’atténuation de la mortalité routière. De plus, un partenariat entre le TRCA, la ville de Pickering, Eco-Kare International, le Zoo de Toronto et Parcs Canada fait progresser l’installation de deux écopassages sous l’avenue Finch, au sud de l’étang Amos.
32) Toutes les espèces terrestres et semi-aquatiques visées dans le présent plan: Programme intégré de prévention de la mortalité routière : Mener une surveillance annuelle pour repérer les points chauds et collaborer avec les organismes de transport, au besoin, afin de rédiger une ébauche de plan d’atténuation de la mortalité routière pour tous les nouveaux points chauds repérés. Mesures d’atténuation envisagées : passages inférieurs, structures pour ralentir la circulation, panneaux clignotants, réduction de la limite de vitesse, fermetures temporaires pendant le pic de la saison de reproduction ou de migration, communications au public, produits éducatifs dans le parc. Les sites prioritaires et les points chauds de mortalité routière dans le nord du PUNR seront repérés par la surveillance annuelle d’ici 2025. Un projet de plan d’atténuation de la mortalité routière sera rédigé pour tous les points chauds trouvés dans la partie nord du PUNR d’ici 2026. Une campagne dans les médias sociaux mettra l’accent sur la mortalité routière dans le PUNR, les points chauds, les stratégies de conduite pour éviter les collisions et les mesures d’atténuation actuellement en vigueur dans le PUNR. En cours Un rapport intitulé Road Mortality Data Collection and Hotspot Analysis in the Northern Areas of Rouge National Urban Park d’Eco-Kare International recense plusieurs points chauds de mortalité routière. Pour étayer l’analyse, des relevés approfondis sur le terrain ont été effectués en 2021 sur 21 km de routes. Un plan d’atténuation pour ces zones sera élaboré dans les années à venir. Dans l’intervalle, des mesures d’atténuation supplémentaires ont été mises en œuvre pour les points névralgiques précédemment repérés dans le sud du parc, comme de grands panneaux d’affichage rotatifs.

Une campagne sur les médias sociaux visant à rendre les routes plus sûres pour la faune a été lancée en 2021 et se déroule chaque année, plusieurs messages appelant à la vigilance concernant la présence d’animaux sauvages sur les routes, particulièrement au plus fort des périodes de migration comme lors de la saison de reproduction des tortues.
33) Toutes les espèces terrestres visées dans le présent plan: Création et mise en œuvre d’un plan de gestion des incendies pour le PUNR : Élaborer un plan de gestion des incendies qui inclura des brûlages dirigés propres à chaque site pour améliorer et protéger les écosystèmes naturels du PUNR. Un plan de gestion des incendies est créé et approuvé d’ici 2022. Au moins deux brûlages dirigés sont effectués dans les sites prioritaires d’ici 2026. En cours Une ébauche de plan de gestion du feu est en cours d’élaboration, et l’examen et les commentaires seront fournis par le Cercle consultatif des Premières Nations en 2026. L’objectif de publication de la version finale est 2028. Des brûlages dirigés dans les sites prioritaires sont prévus pour les années à venir.
34) Toutes les espèces visées par le plan: Mettre à jour les cartes des communautés végétales : Mettre à jour les cartes en fonction de la classification écologique des terres (CET) pour l’habitat essentiel du trichophore à feuilles plates et la tortue mouchetée dans le marais de la Rouge et ses environs Des cartes fondées sur la classification écologique des terres CET pour l’habitat essentiel du trichophore à feuilles plates et la tortue mouchetée dans le marais de la Rouge et ses environs sont mises à jour. Achevée En 2021, une cartographie actualisée de la communauté végétale de la CETCLE a été réalisée pour l’ensemble du secteur du marais de la Rouge au sud de la 401 et comprend l’habitat essentiel du scirpe timide et de la tortue mouchetée.
35) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Mise en œuvre des plans de gestion agricole : En partenariat avec les agriculteurs du parc, soutenir les plans de gestion agricole spécifiques pour encourager et faciliter l’intégration de PEG dans les pratiques agricoles du parc. Les plans de gestion agricole peuvent aborder des sujets tels que les calendriers de récolte, les PEG des pesticides et la gestion des eaux et des sols. L’information est mise à la disposition des agriculteurs locataires pour encourager l’intendance et accroître la sensibilisation aux PEG des espèces en péril pouvant être intégrées aux pratiques agricoles. Au moins cinq plans de gestion agricole sont élaborés et approuvés d’ici 2026. En cours Les PEG pour les espèces d’oiseaux en péril touchés par des activités agricoles, comme la fenaison, ont été résumées et communiquées aux locataires dans le bulletin annuel des locataires. Parmi les ressources supplémentaires en matière d’intendance, mentionnons des conseils sur la conservation du monarque, une procédure opérationnelle normalisée pour la conservation des branches et des arbres morts et mourants et un guide de sélection des arbres et arbustes indigènes pour les initiatives de plantation dirigées par les locataires.

Bien qu’aucun plan de gestion agricole n’ait été achevé, Parcs Canada a commencé à mettre en place de nouveaux baux qui exigent un plan de gestion agricole obligatoire dans les trois ans suivant leur signature.
36) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Production d’un plan de gestion des espèces envahissantes (PGEE) : En collaboration avec des partenaires (zoo de Toronto, OPNTR, Province de l’Ontario, municipalités, organismes de transport, etc.), produire et mettre en œuvre un PGEE qui englobera tous les types d’habitats dans le PUNR. Le plan comprendra des mesures de gestion visant les espèces prioritaires ciblées qui altèrent l’habitat d’espèces en péril, par exemple les phragmites, la renouée du Japon, le dompte-venin de Russie, l’alliaire officinale, le nerprun cathartique et le chèvrefeuille des bois. Ce plan renfermera également une liste de surveillance officielle en vue de la prévention proactive de l’introduction d’espèces exotiques envahissantes, notamment des poissons, des plantes et des insectes, et de l’arrivée de maladies ou d’agents pathogènes possibles tels que le flétrissement du chêne et le puceron lanigère de la pruche. Le PGEE est créé et approuvé d’ici 2024. Le PGEE est mis en œuvre annuellement, à partir de 2025. Non commencée Bien que le plan de gestion des espèces envahissantes n’ait pas été créé, des mesures ont été prises pour atteindre cet objectif. Un plan de gestion intégrée de la végétation a été créé qui prévoit la collecte des renseignements nécessaires pour éclairer la création du plan de gestion des espèces envahissantes grâce au recensement des aires importantes d’espèces envahissantes qui nécessitent une gestion.

De plus, trois plans de lutte antiparasitaire intégrée distincts ont été créés afin de cibler des espèces envahissantes prioritaires dans des zones sensibles d’espèces en péril ou sélectionnées aux fins de rétablissement écologique.
37) Espèces en péril forestières et de prés:

Gestion du dompte-venin de Russie : a) En partenariat avec les municipalités, les régions et les administrations routières, appliquer de l’herbicide sur les tiges de dompte-venin de Russie dans les zones abritant des espèces en péril vulnérables ou de l’habitat convenable. b) Accroître le couvert composé d’espèces indigènes pour augmenter la résilience des sites aux invasions.
Au moins un hectare de dompte-venin de Russie est géré chaque année. Achevée Au total, près de 30 hectares de dompte-venin de Russie ont été traités par l’application d’herbicides et l’enlèvement manuel depuis 2021. Plus de cinq hectares ont été plantés de graines, d’arbres et d’arbustes indigènes après leur traitement.
38) Espèces en péril aquatiques et semi-aquatiques: Gestion des Phragmites : En partenariat avec les municipalités, les régions et les organismes de transport du PUNR, procéder à l’enlèvement stratégique des Phragmites en ciblant les milieux humides, les sites remis en état et les emprises routières. Au moins un hectare de Phragmites est géré chaque année Achevée Grâce à une combinaison d’application d’herbicides et d’élimination manuelle, près de huit hectares de phragmites ont été traités dans des sites prioritaires, notamment dans le secteur du marais de la Rouge, les marécages Beare et l’aire de fréquentation diurne Glasgow.
39) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Production d’un plan quinquennal de remise en état écologique du PUNR : Au moyen du cadre de priorisation des possibilités de remise en état, établir les possibilités de remise en état qui permettront les gains écologiques les plus élevés pour les espèces en péril et d’autres composantes valorisées de l’écosystème. Collaborer avec les agriculteurs du parc, des partenaires autochtones, des groupes de conservation locaux et l’OPNTR à mettre en œuvre le plan de remise en état. Le plan quinquennal de remise en état écologique est créé et approuvé en 2022. Les cibles de remise en état établies pour chaque année du plan quinquennal sont atteintes annuellement, à partir de 2022. Achevée En collaboration avec le TRCA, un plan quinquennal de restauration écologique a été produit en 2026 et sera mis en œuvre dans les années à venir. Bien que le plan n’ait pas été officiellement finalisé et approuvé en 2022 comme prévu à l’origine, les activités de restauration ont été guidées au moyen d’un « plan évolutif » qui a éclairé les priorités et les mesures tout au long de la période visée par le rapport. D’importants résultats en matière de restauration ont été obtenus, notamment la restauration de plus de 30 hectares d’habitats humides et la plantation de plus de 150 hectares d’arbres et d’arbustes indigènes.
40) Espèces en péril aquatiques et semi-aquatiques: Remise en état des milieux aquatiques dans le PUNR : En partenariat avec l’OPNTR et d’autres organismes, remettre en état au moins 40 hectares de milieux aquatiques en adoptant des initiatives de remise en état des cours d’eau et des milieux humides et, plus précisément, en remettant en état le marais de la Rouge pour qu’il retrouve son état semi-émergent. Parmi les éléments de ces travaux de remise en état figureront le verdissement des rives, l’enlèvement ou l’exclusion des espèces envahissantes, et la mise en valeur de l’habitat (installation de nichoirs, aménagement d’habitat du poisson et de plages de nidification des tortues, etc.). Quarante hectares de milieux aquatiques, dont des cours d’eau, des milieux humides et des zones d’eaux libres sont créés ou remis en état. Les phragmites sont enlevés du marais de la Rouge d’ici 2021. Tout peuplement de phragmites qui apparaît ou réapparaît dans le marais de la Rouge est enlevé annuellement, à partir de 2022. Une barrière ou des mesures d’exclusion des carpes sont conçues, et leur mise en œuvre est envisagée dans le marais de la Rouge. Achevée Trente-sept hectares de création et de restauration d’habitats aquatiques ont été achevés depuis 2021, y compris 20 hectares de création d’habitats humides, 20 m de restauration de cours d’eau et 17 hectares d’élimination ciblée d’espèces envahissantes des habitats aquatiques et riverains.

Les phragmites sont traités chaque année dans le marais de la Rouge depuis 2021, sauf en 2025. D’autres espèces envahissantes, dont l’iris faux-acore, le miscanthus commun, la renouée du Japon, le sorbaire à feuilles de sorbier, la pervenche mineure, la boulette commune, l’aulne glutineux, l’érable de Norvège et l’ailante glanduleux ont également été traitées dans le secteur du marais de la Rouge.

Les méthodes d’exclusion des carpes ont été conceptualisées dans le plan de restauration du marais de la Rouge et de la partie sud du PUNR, créé en 2021.
41) Espèces en péril – tortues, serpents, chauves-souris: Détection précoce des maladies : Surveiller la présence du syndrome du museau blanc et signaler au Réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF) et au Centre d’information et de soutien sur les ressources naturelles tout comportement ou cas de mortalité de chauve-souris suspects. Surveiller la présence de ranavirus et virus de l’herpès, et envoyer les tortues vivantes soupçonnées d’être porteuses de ranavirus ou virus de l’herpès à l’Ontario Turtle Conservation Centre aux fins de dépistage, ou envoyer des échantillons de tissus ou des spécimens morts au RCSF aux fins d’examen. Conserver les serpents présentant des signes de la maladie fongique des serpents, puis les envoyer au zoo de Toronto aux fins de dépistage. Les résultats des analyses de dépistage seront rapportés au RCSF. Chaque année, toutes les espèces en péril montrant des signes de maladie ou des comportements inhabituels sont signalées et, si possible, envoyées aux fins de dépistages aux organisations concernées. Achevée En collaboration avec le Zoo de Toronto, 101 couleuvres ont subi un prélèvement par écouvillonnage et les échantillons ont été soumis au Réseau canadien de la santé de la faune aux fins de dépistage de la maladie fongique du serpent. Parmi ces échantillons, 64 ont été prélevés sur des couleuvres tachetées et les 21 résultats positifs à ce jour provenaient de couleuvres tachetées.

Des tests de diagnostic menés sur neuf tortues peintes du Centre et quatre tortues serpentines ont révélé que la septicémie bactérienne, l’émaciation et la prédation étaient à l’origine de la mort.

De plus, 17 oiseaux ont été signalés comme porteurs potentiels de l’influenza aviaire hautement pathogène, et sept ont été confirmés positifs; aucun n’appartenait à une espèce en péril.

Aucun cas suspecté de syndrome du museau blanc, de ranavirus ou de virus de l’herpès n’a été signalé.
42) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Intégration du savoir traditionnel autochtone et des connaissances scientifiques modernes : Continuer de mobiliser les 10 communautés des Premières Nations partenaires du parc dans l’élaboration et la mise en œuvre de méthodes visant à intégrer efficacement le savoir traditionnel autochtone et les connaissances scientifiques modernes dans les pratiques de gestion des espèces en péril dans le PUNR. Parcs Canada et le Cercle consultatif des Premières Nations (CCPN) du PUNR continuent à mener des consultations sur les projets sur les espèces en péril et les pratiques de gestion lors des réunions annuelles tenues deux fois par année, au minimum. Des partenariats seront encouragés, si possible, afin de collaborer à des projets sur les espèces en péril d’un intérêt particulier pour certaines communautés. Achevée Bien que le calendrier officiel des réunions du CCPN varie d’une année à l’autre, la mobilisation a été maintenue de façon constante grâce à des réunions, à des mises à jour par courriel et à une collaboration directe avec les 10 partenaires du CCPN.

D’autres partenariats liés à des projets visant des espèces en péril ont été conclus avec la Première Nation d’Alderville, la Première Nation de Curve Lake, la Première Nation des Chippewas de l’île Georgina, la Première Nation des Mississaugas de Credit, les Six Nations de la rivière Grand et la Nation Wendat.
43) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Application de la Loi sur les espèces en péril : Inclure certaines espèces en péril dans les prochains plans de conformité destinés aux gardes de parc et augmenter les patrouilles pour prévenir le braconnage et la perturbation des espèces en péril et de leur habitat. Chaque année, des espèces en péril sont incluses dans les plans de conformité des gardes de parc. Des patrouilles sont effectuées annuellement durant les périodes critiques pour prévenir les perturbations des espèces en péril et de leur habitat. Achevée Les espèces en péril ont été intégrées chaque année dans les plans de conformité des gardes de parc, la priorité étant accordée aux incidences touchant les espèces en péril. Tous les secteurs du parc sont patrouillés quotidiennement et, pendant les périodes sensibles, comme la saison de reproduction des tortues, les patrouilles ont été stratégiquement concentrées sur les aires dans lesquelles la concentration d’espèces en péril est élevée afin de réduire les menaces et les perturbations.

Depuis 2021, 15 occurrences impliquant des espèces visées par la LEP ou leur habitat ont été recensées, principalement en lien avec des intrusions dans des habitats sensibles et des activités suspectes dans les sites de nidification des tortues.
44) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Installation d’affiches et de panneaux d’interprétation : Promouvoir la sensibilisation aux mesures qui aident à protéger les espèces en péril et leur habitat en installant des affiches informatives dans tout le parc. Au moins 15 affiches d’interprétation, d’éducation et d’information, expositions et produits médiatiques sans personnel liés aux espèces en péril seront installés dans tout le parc. Achevée Une grande partie des affiches concernant les espèces en péril est installée de façon saisonnière pendant les périodes clés de migration ou de nidification afin d’attirer l’attention du public et de réduire au minimum la lassitude à l’égard de la signalisation. Le PUNR a créé huit panneaux de signalisation de zones fauniques sensibles et a placé 20 panneaux d’interprétation concernant la nidification des tortues dans le parc, à proximité des habitats aquatiques.

De grands panneaux d’affichage, créés en partenariat avec la Ville de Pickering, Eco-Kare International, le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario, le TRCA et le Zoo de Toronto, ont été installés près de la ligne de canton Scarborough-Pickering et de l’avenue Finch, un point chaud de mortalité faunique.

Des affiches supplémentaires avec codes QR contiennent des renseignements sur les espèces en péril et la restauration écologique.
45) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Promotion du projet du PUNR dans l’application iNaturalist : Promouvoir le projet du PUNR dans l’application iNaturalist, qui vise à consigner les observations fortuites d’espèces en péril faites par des employés, des locataires et le public; annoncer et promouvoir le projet par des messages, des affiches, etc. préparés par la Direction générale des relations externes et de l’expérience du visiteur (DGREEV). Le nombre d’utilisateurs d’iNaturalist contribuant au « projet du parc urbain national de la Rouge » augmente depuis 2021. De l’information et du soutien sont offerts au public pour annoncer et favoriser les occasions de science citoyenne. Achevée Le nombre d’identificateurs dans le projet iNaturalist du PUNR est passé de 1 131 à 4 829 et le nombre d’observateurs est passé de 400 à 1 874, ce qui indique une participation communautaire en constante croissance. Le nombre total d’espèces a augmenté, passant de 1 812 à 4 004, tandis que les observations ont presque été multipliées par dix, passant de 6 898 à 64 508.

Une page consacrée à l’application iNaturalist a été ajoutée au site Web du PUNR, et des messages réguliers sur les médias sociaux invitent le public à soumettre au projet iNaturalist du PUNR des observations sur la flore et la faune.
46) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Promotion des occasions de science citoyenne : Soutenir et annoncer les occasions de science citoyenne telles que Bumble Bee Watch, Mission Monarque, Monarch Watch, Swift Watch, AttentionGrenouille, etc. par l’intermédiaire des programmes axés sur l’expérience du visiteur. Au moins trois occasions de science citoyenne font l’objet de promotion auprès de locataires et du public d’ici 2026 sur les médias sociaux, dans le cadre d’événements de la DGREEV et lors de randonnées guidées. Achevée En plus d’une page dédiée à l’application iNaturalist sur le site Web du PUNR, plusieurs autres possibilités de science citoyenne ont été promues auprès des locataires et du public au moyen de courriels directs, de communications en personne ou de messages sur les médias sociaux. En voici quelques-unes : le programme Bumblebee Watch de Conservation de la faune au Canada, des courriels et des messages dans les médias sociaux ciblés invitant les locataires, le personnel et les visiteurs du parc à signaler les observations de nids de rainettes faux-grillon de l’Ouest et de tortues, ainsi que des panneaux dans le parc affichant le numéro de téléphone que les visiteurs peuvent composer pour signaler des tortues en couvaison sur les sentiers.
47) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Gestion des observations d’espèce en péril : Répertorier les observations fortuites d’espèces en péril, dont les incidents de mortalité routière, et les signaler annuellement au Centre d’information sur le patrimoine naturel (CIPN). Toutes les mentions d’espèces en péril sont transmises annuellement au CIPN. Achevée Les dossiers du PUNR sur les espèces suivies par le CIPN ont été soumis au Centre chaque année.
48) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Communications de la DGREEV : Mettre en vedette des espèces en péril dans les communications imprimées et virtuelles de la DGREEV (livre sur la Rouge, application à jour sur la Rouge, événements en direct sur Facebook, articles spéciaux, fiches d’information, livret d’activités des Xplorateurs de la Rouge), et promouvoir la sensibilisation par l’interaction quotidienne avec les visiteurs aux stands d’exposition éphémères. Continuer à inciter les médias à souligner les projets sur les espèces en péril (p. ex. les caractéristiques de la tortue mouchetée, articles du Canadian Geographic). Les espèces en péril sont mises en vedette dans au moins trois communications imprimées ou virtuelles annuellement. Au moins deux événements sur les médias mettant en vedette des projets sur les espèces en péril dans le PUNR sont réalisés d’ici 2026. Achevée Le PUNR a présenté régulièrement des espèces en péril dans des communications en ligne, mettant en lumière des espèces telles que les monarques, les tortues et les chauves-souris, et soulignant l’importance de protéger les habitats des espèces en péril. Un nouveau contenu Web a été élaboré sur la conservation des chauves-souris et l’intendance des tortues, et la page Web sur les oiseaux du parc a été mise à jour pour indiquer les espèces d’oiseaux en péril et la situation quant à leur conservation. La conservation des espèces en péril a également été mise en évidence dans la série #MilestoneMonday à l’occasion du 10e anniversaire de la création du parc, mettant en valeur les réussites de projets de restauration tels que le projet d’amélioration des eaux d’amont du ruisseau Petticoat de 2020 et ses avantages pour l’habitat et la biodiversité.

Depuis 2021, le PUNR a fait l’objet d’une abondante couverture médiatique sur la surveillance des oiseaux des prairies en péril, la conservation des tortues et la surveillance du mené long dans le bassin versant de la rivière Rouge.
49) Toutes les espèces visées dans le présent plan: Événements de la DGREEV : Promouvoir la sensibilisation aux espèces en péril et la protection de celles-ci grâce à des événements et à des programmes tels que Créatures en vedette, Saveurs du sentier et Rouge, après la tombée du jour. Au moins deux événements annuels de la DGREEV ont un volet qui favorise la sensibilisation aux espèces en péril et qui fait la promotion de leur intendance. Achevée Les activités annuelles de relâchement de la tortue mouchetée, organisées en partenariat avec le Zoo de Toronto, ont permis de promouvoir le rétablissement des espèces en péril grâce à des activités de participation du public, à la couverture médiatique, et à des publications sur les médias sociaux et sur le Web. L’activité annuelle de plantation 10,000 Trees for the Rouge a mobilisé des bénévoles pour la restauration de l’habitat tout en sensibilisant les gens à la biodiversité, à l’intégrité écologique, à la gestion des espèces envahissantes et aux avantages de la restauration de l’habitat indigène pour les espèces en péril.
50) Toutes les espèces visées dans le présent plan:

Réhabilitation des animaux sauvages blessés : Travailler en partenariat avec le Centre de la faune de Toronto et les gardiens d’animaux sauvages de l’ensemble de l’Ontario pour réhabiliter des individus d’espèces en péril et d’autres animaux blessés ou abandonnés.
Tous les animaux blessés ou abandonnés trouvés dans le PUNR sont rapportés à des gardiens de la faune de la région aux fins de réhabilitation, si possible. Achevée Quatre-vingt-seize individus ont été soignés à l’interne par l’équipe d’intervention d’urgence pour la faune du PUNR ou amenés dans un autre centre de rétablissement de la faune pour y être traités. Parmi ceux-ci figuraient quatre tortues serpentines, 12 tortues peintes du Centre et une couleuvre tachetée.

Le plan d’action prévoyait d’autres mesures qu’il serait avantageux de mettre en œuvre si des ressources devenaient disponibles. Le tableau 2 présente les mesures supplémentaires définies dans le Plan d’action visant des espèces multiples pour le parc urbain national de la Rouge qui ont été mises en œuvre entre 2021 et 2026.

Tableau 2. Progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures de conservation et de rétablissement entrepris parce que des partenariats ou des ressources sont devenus disponibles
Espèces et mesures Objectif de la mesure État Description des progrès réalisés
52) Noyer cendré : Enlèvement des hybrides : Enlever les noyers cendrés hybrides et les noyers d’espèces non indigènes (dont le noyer du Japon) ciblés dans le cadre de l’inventaire du noyer cendré. Tous les noyers cendrés ciblés sont enlevés En cours Environ 70 % des noyers cendrés hybrides et en mauvais état recensés dans l’inventaire de 2021 ont été retirés.
53) Noyer cendré : Soutien de la population : Collaborer avec le groupe de travail sur le noyer cendré pour archiver du matériel génétique d’individus présumés résistants et prélever des greffons sur des individus sains affichant une résistance au chancre du noyer cendré aux fins de germination et de plantation futures. Le matériel d’au plus cinq individus présumés résistants ciblés par la Forest Gene Conservation Association est archivé. Achevée Un noyer cendré vraisemblablement résistant du PUNR a été ajouté au programme d’archivage de la Forest Gene Conservation Association.
59) Frêne noir: Réalisation d’un inventaire : Réaliser un inventaire pour déterminer la taille et la répartition de la population de frêne noir dans le PUNR et travailler avec des partenaires pour gérer de manière proactive les frênes noirs touchés par l’agrile du frêne en injectant des insecticides systémiques dans les arbres vivants. Déterminer la taille, la santé et la répartition de la population dans le PUNR. Assurer le maintien du frêne noir dans le paysage, et assurer sa survie et la préservation de ses gènes pour les générations futures. En cours Les travaux d’inventaire initiaux ont été entrepris grâce à des collaborations de recherche avec l’Université de Toronto dans le cadre d’une étude plus vaste de suivi et de recherche sur le frêne noir et la végétation et de relevés ciblés sur le frêne noir menés par le personnel du parc pour repérer et cartographier les peuplements sains dans l’ensemble du parc en vue de la collecte future de graines.
64) Espèces de poissons en péril: Relevés du protocole d’évaluation des cours d’eau de l’Ontario : Établir des partenariats avec l’OPNTR, Ontario Streams, l’UTSC et d’autres organismes pour continuer les relevés par pêche électrique dans divers sites du PUNR. Déterminer la santé des cours d’eau et la présence de communautés ichtyologiques dans les cours d’eau du PUNR Achevée Cet objectif a été atteint grâce à des évaluations de la santé des cours d’eau et des communautés de poissons réalisées dans cinq volets prioritaires en 2021. Ontario Streams a mené des relevés PERO pour évaluer l’état des cours d’eau et des relevés de pêche électrique pour documenter les communautés de poissons, qui ont fourni des données de base sur la santé de l’habitat aquatique et les espèces de poissons présentes dans le parc. Des menés longs ont été repérés à l’un des sites de relevé.
66) Monarque : Sauvetage et relâché d’œufs : Dans les rares situations où l’enlèvement de plants d’asclépiades à des fins opérationnelles et la destruction d’œufs de monarques sont inévitables, prélever des œufs de monarques afin de les relocaliser ou de les garder en captivité. Envisager des partenariats avec des organisations locales pour entreprendre des activités d’élevage en captivité. Les œufs de monarques qui seraient autrement détruits sont prélevés, leur éclosion en captivité est un succès, et les individus éclos sont relâchés dans la nature. Achevée Au total, 25 œufs de monarque et trois chenilles ont été récupérés ou déplacés lors des relevés de surveillance préalables à la construction.
68) Espèces d’oiseaux des prés en péril: Suivi des populations : Élaborer une stratégie à l’échelle du paysage pour assurer le suivi des activités annuelles des oiseaux des prés (p. ex. par l’intermédiaire du projet de suivi des oiseaux des prés) et envisager l’utilisation de drones munis de dispositifs d’imagerie thermique pour détecter les espèces en péril nichant dans les prairies du PUNR. Déterminer la présence, la répartition et l’abondance relative des espèces. Achevée Un projet de surveillance des oiseaux des prés, guidé par un modèle de connectivité du paysage, a été élaboré. Des données sur les oiseaux des prés nicheurs, y compris leur présence et leur abondance relative, sont relevées chaque année pour les prés prioritaires depuis 2023. Des Hirondelles rustiques, des Goglus des prés, des Sturnelles des prés et des Grives des bois ont été observés.

Un essai mené à l’aide d’un drone thermique pour détecter les nids d’oiseaux des prairies a présenté un fort potentiel pour une mise en œuvre future.
70) Toutes les espèces d’oiseaux en péril: Soutien de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario : Trouver des employés ou des volontaires pour mettre en œuvre le protocole de relevé dans le PUNR. Déterminer la présence et la répartition d’espèces d’oiseaux en péril dans le parc et fournir des données sur la répartition et les tendances à l’échelle de l’aire de répartition. Achevée Certaines stations de dénombrement ponctuel dans les carrés 17TPJ36 (région 45) et 17TPJ46 (région 46) de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario ont été mises en place et les données ont été soumises à l’Atlas. Des Goglus des prés, des Pics à tête rouge, des Piouis de l’Est et des Hirondelles rustiques ont été observés
75) Espèces en péril – reptiles,amphibiens et oiseaux: Promotion de la propriété responsable d’animaux de compagnie : Intégrer l’information sur l’impact des animaux féraux, des chiens sans laisse et des animaux d’aquarium abandonnés dans les programmes éducatifs et les publications sur les médias sociaux. Mener des activités de sensibilisation auprès des locataires et des résidences voisines pour encourager les propriétaires d’animaux de compagnie à garder leurs animaux à l’intérieur ou sous leur supervision. L’information est accessible aux visiteurs pour encourager l’intendance et accroître la sensibilisation. Achevée Le PUNR fait régulièrement la promotion de la propriété responsable d’animaux domestiques par l’entremise des médias sociaux et de communications sur son site Web, notamment en rappelant de tenir les animaux en laisse et en décourageant la remise en liberté d’animaux domestiques dans le parc.

Le personnel du parc participe également à des activités de sensibilisation communautaire, comme Petapolooza, afin d’encourager l’intendance du parc et des aires naturelles grâce à la propriété responsable d’animaux domestiques.
77) Toutes les espèces visées dans le présent plan : Cartographie et modélisation de la répartition : Travailler avec un spécialiste du SIG pour mettre à jour les cartes de répartition de toutes les espèces en péril dans le PUNR et collaborer avec des partenaires à la modélisation du caractère convenable et de la connectivité de l’habitat d’au moins trois espèces en péril sélectionnées. Les cartes de répartition de toutes les espèces en péril sont créées. Le caractère convenable de l’habitat d’au moins trois espèces en péril est modélisé. Une évaluation à jour de la connectivité de l’habitat est réalisée. En cours Les coordonnées SIG pour tous les registres d’espèces en péril sont mises à jour chaque année dans la base de données géographiques du parc afin de guider la cartographie de la répartition des espèces aux fins de la gestion du parc.

L’adéquation de l’habitat a été modélisée pour les espèces de noyer cendré et de Myotis, et une évaluation de la connectivité de l’habitat à l’échelle du parc réalisée en 2025 comprenait des modèles de connectivité pour la tortue mouchetée et la couleuvre tachetée.

Points saillants du plan d’action Remplacement réussi de l’habitat d’espèces en péril

Deux personnes portant une veste orange à haute visibilité effectuent des activités de surveillance des chauves-souris près d’un bâtiment en brique. Une personne tient une longue perche d’inspection tendue vers un dortoir à chauves-souris noir monté en hauteur sur le mur extérieur d’un bâtiment, tandis que les deux personnes lèvent les yeux vers le dortoir.

De nombreuses espèces en péril du parc urbain national de la Rouge dépendent de structures artificielles telles que des granges, des maisons, des cheminées, des greniers et des fondations de bâtiments pour leur habitat de nidification, de repos ou d’hivernage. Gérant plus de 1 600 biens bâtis dans l’ensemble du parc, Parcs Canada a mis en œuvre un programme de remplacement de l’habitat afin d’équilibrer la gestion des infrastructures et la conservation des espèces, en veillant à ce que l’habitat des espèces en péril soit préservé lorsque les structures doivent être réparées ou mises hors service.

Ce programme a donné lieu à l'installation de divers habitats de remplacement, notamment un grand condo pour chauves-souris, des dortoirs à chauves-souris et des dortoirs en forme de fusée; de grandes structures de nidification pour l'Hirondelle rustique; et des hibernacles construits à partir des fondations d'anciens bâtiments pour fournir un habitat d'hibernage à la couleuvre tachetée et à d'autres espèces de serpents.

Trois jeunes Hirondelles rustiques sont visibles à l’intérieur d’un nid en forme de bol fait de boue, d’herbe séchée et d’autres matières végétales. Le nid est fixé sous l’avant-toit d’un bâtiment en contreplaqué. Les oisillons regardent du haut du nid, leurs yeux sombres et leurs becs sont visibles.
 
 

Les résultats de ces efforts ont fourni des renseignements précieux et témoignent de succès notables en matière de conservation. Une colonie de chauves-souris a été établie avec succès dans des dortoirs de remplacement à la suite d’un projet de réparation d’urgence d’un toit, les trois dortoirs ayant été occupés dès la troisième année de surveillance, dont un abritant 43 chauves-souris. Les structures d’habitat de l’Hirondelle rustique en particulier ont donné de bons résultats, puisqu’elles ont accueilli 37 nids documentés et que 131 jeunes y ont pris leur envol entre 2020 et 2024. Les hibernacles de serpents continuent d’être surveillés, la première utilisation documentée, soit une couleuvre à ventre rouge, ayant été observée en 2026.

Une petite couleuvre rayée de l’Est avec des rayures jaunes distinctes le long de son corps sombre repose délicatement dans une paire de mains gantées. La couleuvre est légèrement enroulée, ce qui permet de voir le motif le long de son dos et de ses côtés. À l’arrière-plan, on peut voir une partie d’un gilet de sécurité orange et jaune à haute visibilité, ainsi que de la végétation herbeuse et une planche de contreplaqué en bois posée au sol.
 
 

Ces travaux démontrent que des structures de remplacement soigneusement conçues peuvent fournir un habitat efficace aux espèces en péril tout en permettant la gestion des infrastructures nécessaires. Grâce à une surveillance et à une évaluation continues, le personnel du parc urbain national de la Rouge a acquis une meilleure compréhension de l’efficacité des mesures de compensation de l’habitat, notamment grâce à un examen détaillé des structures de remplacement pour l’Hirondelle rustique qui a permis de formuler des recommandations pour les futures conceptions et approches d’atténuation. Le parc a également participé au projet Canadian Bat Box, une étude de surveillance collaborative menée par l’Université Trent de 2021 à 2023, qui consistait à surveiller jusqu’à 38 dortoirs à chauves-souris par année afin de mieux comprendre comment les chauves-souris utilisent les structures de repos artificielles au Canada.

Deux grandes structures de nidification en bois altéré par les éléments sont surélevées à plusieurs pieds du sol sur des poteaux solides dans un champ herbeux. Toutes deux ont un toit incliné en bardeaux et des murs fermés conçus pour fournir un habitat de nidification à l’Hirondelle rustique. Des terres agricoles ouvertes s’étendent au loin derrière les structures, avec une rangée d’arbres visibles à l’horizon sous un ciel dégagé.
 

Ensemble, ces initiatives contribuent à affiner les techniques de remplacement des habitats, à améliorer la conception des structures artificielles et à faire progresser les pratiques exemplaires de gestion pour la conservation des espèces en péril. En apportant des connaissances précieuses sur les réponses des espèces aux habitats de remplacement, le parc urbain national de la Rouge appuie la gestion adaptative et oriente les efforts de conservation tant au sein du parc que dans l’ensemble de l’Ontario et du Canada.

Répercussions écologiques

Les répercussions écologiques du plan d’action sont évaluées d’après les progrès réalisés (démontre des progrès, ne démontre pas de progrès, données insuffisantes, atteintNote de bas de page 8) pour atteindre les objectifs locaux en matière de population et de répartition présentés dans le plan d’action (tableau 3). Les progrès réalisés par rapport aux objectifs sont catégorisés conformément aux méthodes utilisées pour rendre compte des tendances des populations d’espèces en péril dans le cadre du programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE). Les indicateurs du programme des ICDE relatifs aux tendances des populations d’espèces en péril montrent si les tendances en matière de population et de répartition des espèces en péril cadrent avec les objectifs fixés dans les programmes de rétablissement ou les plans de gestion.

Les résultats doivent être interprétés avec prudence, car il faut parfois de nombreuses années pour voir des progrès vers l’atteinte des objectifs de population et de répartition, notamment en raison du temps nécessaire pour que les espèces réagissent aux mesures de rétablissement et pour la collecte et l’évaluation des renseignements relatifs à la population et à la répartition. Une période de production de rapport de cinq ans peut ne pas être suffisante pour réaliser des progrès tangibles en vue d’atteindre les objectifs locaux en matière de population et de répartition cernés pour l’espèce dans un plan d’action local de Parcs Canada. Veuillez consulter le plan d’action original pour connaître les objectifs nationaux en matière de population et de répartition (lorsque de tels objectifs sont disponibles), les renseignements généraux et l’approche de rétablissement locale pour chaque espèce. Parcs Canada surveille, évalue et, au besoin, adapte les mesures prises pour assurer la survie ou le rétablissement d’une espèce, et produira régulièrement des rapports sur les progrès accomplis en vue d’atteindre les objectifs locaux en matière de population et de répartition.

Tableau 3. Progrès réalisés vers l’atteinte des objectifs locaux en matière de population et de répartition établis dans le Plan d’action visant des espèces multiples pour le parc urbain national de la Rouge
Espèces Objectifs locaux en matière de population et de répartition Méthode de suivi État Description des progrès réalisés
Tortue mouchetée, population des Grands Lacs et du Saint-Laurent Augmenter l’abondance des tortues mouchetées juvéniles dans la moitié sud du PUNR et étendre la zone d’occupation au-delà de l’aire de répartition actuelle. Maintenir l’activité de nidification des adultes dans au moins un site tous les deux ans. Remarque : Après la publication du plan d’action, cet objectif a été modifié comme suit : maintenir la preuve d’une activité de nidification des adultes au moins une fois tous les cinq ans.

Augmenter le succès d’éclosion des sites de nidification naturels sur une période de cinq ans grâce à des programmes de protection des nids et de collecte et d’incubation des œufs.
Réaliser des relevés annuels, en partenariat avec le Zoo de Toronto, l’OPNTR et des universités, et consigner les observations fortuites pour fournir des données étayant les estimations démographiques et les tendances de déplacement. Parmi les méthodes utilisées : marquage-recapture, radiotélémétrie, piégeage, nidification, relevés de mortalité routière. Atteint L’abondance de tortues mouchetées juvéniles dans la moitié sud du PUNR a augmenté, puisque plus de 330 tortues de deux ans ont été relâchées depuis 2021 et qu’un total de 600 tortues ont été relâchées depuis le début du programme. La surveillance annuelle menée par le Zoo de Toronto a confirmé des taux de survie relativement élevés pour les juvéniles relâchés dans la nature. Si l’on exclut les années marquées par des événements de mortalité importants, près de 89 % des juvéniles relâchés suivis ont survécu plus de deux ans à l’état sauvage, comme l’ont observé Wijewardena, T. et coll. dans Evaluation of headstarting as a conservation tool to recover Blanding’s Turtles (Emydoidea blandingii) in a highly fragmented urban landscape, 2023.

L’aire d’occupation a également augmenté, car des tortues ont été relâchées dans neuf nouveaux sites s’étendant jusqu’à l’aire de répartition nord du parc.

Des signes de l’activité de nidification de la tortue mouchetée ont été confirmés par des observations directes de femelles gravides et nicheuses et d’un bébé éclos à l’état sauvage.

Les taux de réussites de sites de nidification naturels sont en hausse. En 2022, un nid de tortue moucheté a été prélevé dans le parc, incubé et envoyé au Zoo de Toronto dans le cadre du programme d’aide préscolaire. De plus, la gravidité d’une femelle initialement relâchée en 2015 a été confirmée en 2026, ce qui indique une autre occurrence de reproduction réussie dans la nature.
Noyer cendré Maintenir la population de noyer cendré pure et saine que l’on trouve actuellement dans le PUNR. Tous les cinq ans, réaliser des relevés dans des sites, nouveaux et connus, à la recherche de jeunes pousses et d’arbres matures pour déterminer l’abondance de l’espèce et surveiller la santé des arbres dans le cadre d’évaluations de la santé du noyer cendré. Données insuffisantes Les relevés ont porté sur l’établissement de la population de base de noyers cendrés en santé dans le parc. Les ressources limitées n’ont pas permis d’effectuer un nouveau relevé de la population pour détecter des changements au cours de la période de cinq ans.

Les inventaires réalisés en 2021, 2025 et 2026 couvraient plus de 95 % de l’habitat propice du parc et ont permis de recenser 605 noyers cendrés, y compris 136 noyers cendrés purs confirmés, dont 86 sont considérés comme sains. Les résultats de tests d’hybridité et d’évaluations de santé de 181 individus inconnus sont attendus à l’automne 2026.
Couleuvre tachetée Maintenir la zone d’occupation dans les trois sites d’étude au sein du PUNR ainsi que dans tout nouveau site que des relevés futurs pourraient repérer. Réaliser des relevés annuels, en partenariat avec le Zoo de Toronto, l’OPNTR et des universités, et consigner les observations fortuites. Parmi les méthodes utilisées : marquage-recapture, utilisation d’abris artificiels, relevés de mortalité routière, et relevés d’hibernacles en cas d’urgence. Atteint La surveillance annuelle menée en partenariat avec le Zoo de Toronto comprenait des relevés de marquage et de recapture, des objets servant de couvert artificiel, des relevés de mortalité routière, des relevés d’émergence des hibernacles et des observations fortuites. Ces efforts ont constamment confirmé la présence de couleuvres tachetées dans les trois sites d’étude du parc urbain national de la Rouge de 2021 à 2024.

Grâce à des efforts accrus de relevé de planches, la présence de la couleuvre tachetée a été confirmée chaque année dans un quatrième site du parc, et une seule observation de couleuvre tachetée a été enregistrée dans un autre site en 2023.
Ligumie pointue Maintenir la zone d’occupation et l’abondance de l’espèce dans la rivière Rouge. Tous les cinq ans, réaliser des relevés de la population actuelle pour déterminer la présence, l’abondance et la zone d’occupation. Données insuffisantes Cet objectif n’est plus considéré comme pertinent, car les relevés menés en 2023 et 2025 n’ont révélé aucune preuve de l’existence d’une population de ligumies pointues dans la rivière Rouge. Bien que les archives historiques confirment que l’espèce était présente en faible abondance entre 2012 et 2015, les relevés ciblés et l’échantillonnage d’ADNe n’ont révélé aucun individu. D’autres relevés pourraient être entrepris pour confirmer l’état de l’espèce dans le secteur du marais de la Rouge.
Tortue peinte du Centre Maintenir la zone d’occupation des individus reproducteurs dans les quatre sites connus du PUNR. Augmenter le succès d’éclosion dans les sites de nidification naturels sur une période de cinq ans grâce à des programmes de protection des nids et de collecte et d’incubation des œufs. En partenariat avec le Zoo de Toronto, l’OPNTR et des universités, réaliser des relevés annuels et consigner les observations fortuites. Méthodes : marquage-recapture, piégeage, nidification, relevés de mortalité routière. Atteint Des preuves de nidification ont été observées de manière constante dans quatre sites connus. Deux autres lieux de nidification ont été recensés dans le cadre de relevé ciblés.

Au total, 101 nids de tortue peinte du Centre ont été prélevés dans des aires à haut risque pour incubation et remise en liberté, et huit autres nids ont été protégés dans des aires à faible risque à l’aide de structures de protection.
Tortue géographique Maintenir la présence de l’espèce dans le parc En partenariat avec le Zoo de Toronto, l’OPNTR et des universités, réaliser des relevés annuels et consigner les observations fortuites. Méthodes : marquage-recapture, piégeage, nidification, relevés de mortalité routière. Atteint Une tortue géographique observée en train de s’exposer au soleil sur une bûche dans la rivière Rouge en 2023 confirme que l’espèce demeure présente dans le parc.
Méné long Maintenir la présence de l’espèce dans le parc. Les individus aperçus/capturés dans le cadre de relevés ciblés et d’observations fortuites seront dénombrés. Des relevés ciblés seront menés au moins une fois tous les trois ans. Atteint Des relevés ciblés menés par Ontario Streams ont confirmé la présence continue de menés longs dans un seul ruisseau du parc en 2021 et en 2026. Des circonstances imprévues ont empêché la surveillance prévue en 2023 d’avoir lieu.
Tortue serpentine Maintenir la zone d’occupation des individus reproducteurs dans les quatre sites connus du PUNR. Augmenter le succès d’éclosion dans les sites de nidification naturels sur une période de cinq ans grâce à des programmes de protection des nids et de collecte et d’incubation des œufs. En partenariat avec le Zoo de Toronto, l’OPNTR et des universités, réaliser des relevés annuels et consigner les observations fortuites. Méthodes : marquage-recapture, piégeage, nidification, relevés de mortalité routière. Atteint Des preuves de nidification ont été observées de manière constante dans quatre sites connus. Huit autres sites de nidification ont été repérés grâce à des efforts de relevé ciblés.

Au total, 50 nids de tortues serpentines ont été prélevés dans des zones à risque élevé aux fins d’incubation et de remise en liberté, et trois autres nids ont été protégés dans des zones à faible risque à l’aide de structures de protection.

Répercussions socioéconomiques

Selon la Loi sur les espèces en péril, le ministre fédéral responsable doit produire un rapport sur les répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d’action visant des espèces multiples et sur les avantages qui en découlent. Le plan d’action ne s’applique qu’aux terres et aux eaux protégées sous l’autorité de l’Agence Parcs Canada, qui sont souvent moins menacées (p. ex., activités industrielles) comparativement à d’autres secteurs, car les terres sont gérées de manière à préserver leur intégrité écologique et commémorative. Cette section ne comprend pas les répercussions socioéconomiques découlant des activités permises existantes dans les lieux patrimoniaux gérés par Parcs Canada, puisque ceux-ci ont été examinés dans le cadre d’autres processus (p. ex. évaluations des impacts). L’évaluation socioéconomique a une portée limitée puisqu’elle est axée sur les mesures mises en œuvre dans le plan d’action et concerne principalement les partenaires autochtones, les titulaires de baux et de permis, les résidents et les visiteurs. Les répercussions socioéconomiques globales du plan d’action pour le parc urbain national de la Rouge sont décrites ci-dessous selon les coûts et les avantages.

Coûts

La plupart des coûts liés à la mise en œuvre du plan d’action ont été assumés par Parcs Canada à même les crédits affectés aux salaires et aux biens et services. Le coût total comprend les coûts salariaux supplémentaires, le matériel et l’équipement et les marchés de services professionnels pour les mesures décrites à l’annexe B du plan d’action visant des espèces multiples. Des fonds supplémentaires ont été fournis par Ressources naturelles Canada dans le cadre du Programme 2 milliards d’arbres, qui vise la plantation de 2 milliards d’arbres partout au Canada sur une période de dix ans. Par conséquent, la mise en œuvre du plan n’a entraîné aucun coût socioéconomique important pour les partenaires, les intervenants ou les groupes autochtones.

Ces mesures de rétablissement ont été intégrées dans la gestion opérationnelle du parc urbain national de la Rouge et n’ont entraîné aucun nouveau coût. Les coûts engagés par le gouvernement ont été couverts en accordant la priorité aux fonds existants et aux crédits affectés aux salaires, et n’ont pas entraîné de coûts supplémentaires pour le public. Le plan d’action ne s’applique qu’aux terres et aux eaux du parc urbain national de la Rouge et n’entraîne aucune restriction à l’utilisation des terres à l’extérieur du parc. Il n’a donc entraîné aucun coût socioéconomique supplémentaire pour le public.

Les coûts socioéconomiques prévus pour les agriculteurs du parc découlant de la mise en œuvre des plans de gestion des exploitations agricoles et de l’intégration des pratiques exemplaires de gestion dans les pratiques agricoles n’ont pas été réalisés, car cette mesure est toujours en cours et, à ce jour, aucun plan de gestion des exploitations agricoles n’a été mené à bien. Les locataires et les agriculteurs du parc ont constaté une activité et un accès accrus du personnel de Parcs Canada et des entrepreneurs pour faciliter les projets de rétablissement écologique. Dans de rares cas, des pertes mineures de récoltes associées aux travaux de rétablissement ont eu lieu et ont été compensées en conséquence.

Des restrictions mineures sur les activités des visiteurs ont été mises en œuvre pour protéger les espèces en péril et soutenir les activités de rétablissement écologique. Des restrictions saisonnières d’accès aux habitats sensibles ont été imposées par ordre du directeur, limitant l’accès aux aires où les espèces en péril sont particulièrement vulnérables aux perturbations. De plus, des fermetures temporaires de sentiers ont été ordonnées au besoin pour faciliter les projets de rétablissement, y compris le rétablissement de terres humides, la plantation d’arbres et la gestion des espèces envahissantes.

Avantages

Les avantages économiques associés au rétablissement des espèces en péril dans le PUNR sont difficilement quantifiables, car bon nombre des avantages tirés des espèces sauvages sont des produits non marchands qui ne se prêtent pas aisément à une évaluation financière. Toutes les espèces sauvages, quelles qu’elles soient, ont une valeur intrinsèque et sont appréciées par la population canadienne pour des raisons d’ordre esthétique, culturel, spirituel, récréatif, éducatif, historique, économique, médical, écologique ou scientifique. La conservation des espèces sauvages en péril est un élément important de l’engagement du gouvernement du Canada à conserver la diversité biologique, et elle est importante pour la richesse économique et naturelle du Canada d’aujourd’hui et de demain.

Les mesures mises en œuvre dans le plan d’action ont contribué à l’atteinte des objectifs du programme de rétablissement pour les espèces menacées et en voie de disparition et ont contribué à l’atteinte des objectifs de gestion des espèces préoccupantes. Ces mesures ont eu des incidences généralement positives sur l’intégrité écologique et offrent aux visiteurs et à la population davantage d’occasions d’apprécier les lieux visés et les espèces qui les fréquentent. Le plan d’action renfermait des mesures qui ont probablement apporté des avantages pour les Canadiens, notamment des effets positifs sur la biodiversité et la valeur que les personnes accordent à la préservation de la biodiversité.

Le plan d’action adoptait une approche équilibrée pour réduire les menaces pesant sur les espèces en péril au moyen de mesures ciblées de régénération, de recherches et de surveillance, de rétablissement des espèces, de restauration de l’habitat et d’intendance publique. La recherche et le suivi continus ont permis de mieux comprendre plusieurs espèces prioritaires et d’éclairer les décisions de gestion. Ces activités comprenaient le suivi annuel des chauves-souris, des tortues, des oiseaux, des serpents et d’autres espèces en péril par l’entremise de partenariats avec des organisations telles que le Zoo de Toronto, Oiseaux Canada, Ontario Streams et l’Université de Toronto.

Le suivi a confirmé la persistance d’espèces telles que le Martinet ramoneur, la couleuvre tachetée, le mené long et de nombreuses chauves-souris, et a permis de repérer des aires de repos et des résidences importantes et de contribuer à la planification du rétablissement et à la gestion de l’habitat. Un partenariat supplémentaire avec la Forest Gene Conservation Association a permis l’archivage d’un noyer cendré vraisemblablement résistant.

Le plan d’action a également soutenu les efforts de rétablissement d’espèces. Depuis 2021, plus de 330 tortues mouchetées ont été relâchées dans le parc, tandis que plus de 140 nids de tortues peintes du Centre et de tortues serpentines situés dans des aires à haut risque ont été recueillis aux fins d’incubation, ce qui a permis de relâcher plus de 1 500 tortues nouveau-nées. Des améliorations apportées à l’habitat, y compris les passages fauniques, la restauration de prés et de milieux humides, la gestion des espèces envahissantes et le reboisement soutenu, en partenariat avec l’Office de protection de la nature de Toronto et de la région et 10,000 Trees for the Rouge, ont permis de réduire davantage les menaces et d’améliorer la qualité et la connectivité de l’habitat pour les espèces en péril.

La sensibilisation du public et l’intendance ont été renforcées au moyen de panneaux d’interprétation, de campagnes sur les médias sociaux concernant les passages fauniques et la propriété responsable d’animaux domestiques, de la promotion des possibilités de science citoyenne telles que iNaturalist, de l’établissement de programmes de bénévolat de surveillance des nids de tortues et de suivi des bourdons, ainsi que d’événements communautaires. La participation de la collectivité aux programmes de science citoyenne et de bénévolat a augmenté considérablement tout au long de la période visée par le rapport, contribuant à la fois aux résultats en matière de conservation et à l’intendance dans le parc urbain national de la Rouge.

De nombreux projets de restauration ont été mis en œuvre en collaboration avec les locataires. Les locataires et les agriculteurs du parc ont apporté leur soutien aux activités de relevé et le suivi des espèces en péril en permettant l’accès aux terres louées et en participant à des initiatives d’intendance. Les projets de plantation d’espèces indigènes, de restauration des milieux humides, de gestion des espèces envahissantes et d’amélioration de l’habitat ont souvent été conçus en partenariat avec les locataires et les agriculteurs afin d’offrir des avantages mutuels, comme l’amélioration du drainage agricole et des solutions de franchissement des champs.

Le plan d’action favorisait la collaboration continue avec les Premières Nations partenaires. Cette collaboration s’est faite au moyen de réunions, de mises à jour sur les projets et de la participation directe aux initiatives de conservation des espèces en péril. Des partenariats ont été établis avec plusieurs collectivités des Premières Nations dans le cadre de projets liés à la gestion des espèces envahissantes, à la conservation des tortues, à l’intendance du noyer cendré, à la surveillance de la faune et aux recherches archéologiques de futurs sites de restauration écologique. Ces collaborations ont favorisé l’intégration des connaissances, des valeurs et des approches d’intendance autochtones dans les activités de rétablissement et de restauration écologique des espèces en péril.

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