Progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du programme de rétablissement et du plan d'action du chien de prairie
2026
Série de rapports sur les documents de rétablissement de la
Loi sur les espèces en péril
Description longue pour image de couverture
Un chien de prairie observe au-dessus d'un terrier dans un milieu herbeux, sa queue relevée montrant son extrémité noire distinctive.
Sur cette page
- Préface
- Remerciements
- Introduction
- Progrès accomplis par rapport aux objectifs
- Mise en œuvre du document de rétablissement
- Études sur l'habitat essentiel
- Répercussions socioéconomiques
- Conclusion
- Références
Information sur le document
Référence recommandée :
Parcs Canada. 2026. Progrès réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du programme de rétablissement et du plan d'action du chien de prairie (Cynomys ludovicianus) pour la période de 2021 à 2025. Série de rapports sur les documents de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Parcs Canada, Ottawa, ii + 19 p.
Pour obtenir des copies des documents de rétablissement ou un complément d'information sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), et d'autres documents connexes, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.
Photo de la couverture : Chien de prairie, Laura Gardiner / Parcs Canada
Also available in English under the title: Progress Towards the Implementation of the Recovery Strategy and Action Plan for the Black-tailed Prairie Dog (2021-2025)
© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre de l'Environnement et du Changement climatique et de la Nature, 2026. Tous droits réservés.
En3-4/334-1-2026F-PDF
ISBN 978-0-662-38022-1
Le contenu du présent document (sauf les photos) peut être utilisé sans permission, à condition que la source en soit adéquatement mentionnée.
Préface
La Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) [LEP] exige que le ou les ministres compétents rendent compte de la mise en œuvre des documents de rétablissement (programmes de rétablissement, plans d'action et plans directeurs) pour les espèces en péril et des progrès accomplis par rapport à leurs objectifs (art. 46, 55 et 72).
Au titre de la LEP, le ministre responsable de l'Agence Parcs Canada est le ministre compétent pour les individus se trouvant dans des lieux administrés par Parcs Canada, et a donc préparé le présent rapport.
Pour rendre compte des progrès réalisés dans la mise en œuvre des documents de rétablissement, il faut souligner les efforts collectifs du ou des ministres compétents, des partenaires autochtones, des gouvernements provinciaux et territoriaux et de toutes les autres parties impliquées dans la réalisation d'activités qui contribuent à la conservation et au rétablissement de l'espèce.
Comme l'indique le préambule de la LEP, le succès de la conservation et du rétablissement des espèces en péril dépend de l'engagement et de la coopération de nombreux contributeurs et ne sera pas atteint individuellement par Parcs Canada ou toute autre administration. Tous les membres du public sont invités à contribuer à la mise en œuvre de ce document de rétablissement, au bénéfice de l'espèce et de la société.
Remerciements
Les progrès décrits dans le présent rapport n'auraient pas été réalisés sans les partenariats et les contributions du Wilder Institute/Zoo de Calgary, du ministère de l'Environnement de la Saskatchewan, du ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan, du Fish and Wildlife Service des États-Unis, du United States Geological Survey, et les bénévoles qui ont contribué aux programmes scientifiques de conservation des chiens de prairie.
Introduction
Le chien de prairie a été inscrit comme espèce menacée dans l'annexe 1 de la LEP en 2018. L'espèce est présente dans le parc national des Prairies. Parcs Canada a publié la version finale du Programme de rétablissement et plan d'action visant le chien de prairie en 2021. Le présent rapport fait état des progrès réalisés dans la mise en œuvre du document de 2021 à 2025.
Ce rapport d'étape fait partie d'une série de documents pour cette espèce qui doivent être pris en considération ensemble, y compris les rapports d'évaluation par le COSEPAC. Pour obtenir de plus amples renseignements et voir les documents en question, recherchez « chien de prairie» dans le Registre public des espèces en péril.
Progrès accomplis par rapport aux objectifs
Le programme de rétablissement et le plan d'action ont établi un objectif en matière de population et de répartition pour le rétablissement de l'espèce. On trouve ci-dessous une mise à jour concernant les progrès réalisés en vue d'atteindre cet objectif, et donc les répercussions écologiques du plan d'action.
Les progrès réalisés par rapport aux objectifs des documents de rétablissement sont catégorisés conformément aux méthodes utilisées pour rendre compte des tendances des populations d'espèces en péril dans le cadre du programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement (ICDE). Les indicateurs du programme des ICDE relatifs aux tendances des populations d'espèces en péril montrent si les tendances en matière de population et de répartition des espèces en péril cadrent avec les objectifs fixés dans les programmes de rétablissement ou les plans directeurs. Les résultats doivent être interprétés avec prudence, car il faut parfois de nombreuses années pour voir des progrès vers l'atteinte des objectifs de population et de répartition, notamment en raison du temps nécessaire pour que les espèces réagissent aux mesures de rétablissement et pour la collecte et l'évaluation des renseignements relatifs à la population et à la répartition.
Aucune catégorie n'est attribuée aux objectifs qui ne sont pas mesurables ou qui ne visent pas la population ou la répartition de l'espèce, par exemple les objectifs axés sur la survie, la viabilité à long terme, le maintien ou la protection de l'habitat, la confirmation de la présence, etc.
| Catégorie | Explication |
|---|---|
| Montrent des progrès | Les tendances en matière de population et de répartition cadrent avec les objectifs. Cette catégorie comprend les espèces stables pour lesquelles l'objectif était d'atteindre la stabilité. |
| Ne montrent aucun progrès | Les tendances en matière de population et de répartition ne cadrent pas avec les objectifs. Cette catégorie comprend les espèces qui sont stables sans avoir atteint leurs objectifs et celles qui sont en déclin. |
| Preuves mitigées | Certains renseignements semblent montrer une amélioration des tendances en matière de population et de répartition, mais il existe également des signes de déclin. |
| Renseignements insuffisants | Les données disponibles sont insuffisantes pour déterminer les tendances en matière de population et de répartition. |
Assurer, d'ici 2040, une probabilité d'au moins 80 % de persistance de la population canadienne de chiens de prairie sur 50 ans (c.-à-d. 2040-2090) dans son aire de répartition connue au Canada et maintenir :
- une superficie d'occupation minimale de 1 400 ha, mesurée sous la forme d'une moyenne mobile au cours d'une période de 6 ans, répartie entre un minimum de 20 colonies actuelles du chien de prairie;
- une densité de population moyenne minimale de 7,5 individus/ha, mesurée sous la forme d'une moyenne mobile sur une période de 6 ans pour des parcelles de dénombrement visuel.
Catégorie : Montrent des progrès
La superficie d'occupation minimale n'a cessé d'augmenter depuis la publication du programme de rétablissement et du plan d'action et, actuellement, la moyenne mobile sur 6 ans (2020-2025) s'élève à 1 203,4 ha. Cela témoigne des progrès accomplis en vue d'atteindre et de maintenir une superficie d'occupation minimale de 1 400 ha d'ici 2040.
La densité de population moyenne minimale sur les parcelles de dénombrement visuel est de 16,8 individus/ha. La peste sylvatique a été atténuée à l'intérieur des limites du parc grâce aux mesures décrites dans le plan de gestion de la peste, notamment l'application de pesticides et la distribution de vaccins contre la peste sylvatique. À notre connaissance, la mortalité annuelle due à la peste sylvatique est limitée à moins de 5 % de la population.
Mise en œuvre du document de rétablissement
Le programme de rétablissement et le plan d'action ont établi 16 mesures réparties en six grandes approches pour le rétablissement de l'espèce. Une mise à jour de l'état de chaque mesure (achevée, en cours, non commencée ou annuléeNote de bas de page 1) et des activités entreprises au cours de la période de référence est fournie ci-dessous.
Recherche fondamentale et surveillance de l'état
| Mesure | Résultat escompté | État | Description des progrès réalisés |
|---|---|---|---|
|
D'ici 2025, l'analyse de viabilité de la population est mise à jour grâce aux données nouvellement acquises sur la survie et la reproduction en réponse aux variations climatiques, à la peste sylvatique et à d'autres facteurs de stress. | En cours | Une analyse de la viabilité de la population a été élaborée par les partenaires de recherche en 2021. Elle sera mise à jour et peaufiné pour refléter plus précisément la dynamique de survie et de reproduction en réponse à la variabilité climatique, à la peste sylvatique et à d'autres facteurs de stress. |
|
D'ici 2025, la diversité génétique, le coefficient de consanguinité et le degré d'isolement génétique des populations les plus proches sont estimés. | Terminée | La diversité génétique, le coefficient de consanguinité et le degré d'isolement génétique des populations les plus proches ont été estimés et publiés dans la littérature scientifique (Cullingham et coll., 2023). |
|
D'ici 2030, une évaluation est effectuée pour déterminer si (et à quels seuls écologiques) l'alimentation complémentaire est efficace pour atténuer les effondrements de population à la suite d'épisodes de sécheresse. | Non commencée | Non mise en œuvre au cours de cette période quinquennale en raison de contraintes de ressources. |
|
D'ici 2025, l'efficacité et l'innocuité de l'appât en grains à base de Fipronil pour lutter contre les puces dans les colonies de chiens de prairie sont testées au Canada, à condition d'obtenir les permis nécessaires. | Terminée | L'efficacité des appâts à base de Fipronil (c.-à-d. les FipBits) a été évaluée sur deux colonies entre 2023 et 2025. Les résultats de cette étude sont publiés dans la littérature scientifique (Eads et coll., 2026). Les appâts se sont révélés efficaces, et le parc national des Prairies a l'intention d'étendre progressivement leur utilisation à une plus grande échelle spatiale dans le parc. |
|
D'ici 2025, la cartographie de la végétation et des sols du bloc ouest du parc national des Prairies est mise à jour. D'ici 2025, les sites qui se prêtent à l'expansion ou à l'établissement de colonies de chiens de prairie dans le parc national des Prairies sont sélectionnés en fonction de données cartographiques et d'évaluations de l'indice de qualité de l'habitat. |
Terminée | La cartographie de la végétation a été mise à jour en 2021, et celle des sols l'a été à l'hiver 2024. Un indice du caractère convenable de l'habitat a été élaboré et doit être validé. De plus, des partenaires de recherche ont publié une étude évaluée par des pairs sur la modélisation à plusieurs échelles des associations d'habitat des chiens de prairie qui aidera à orienter la conservation et l'atténuation des interventions de déplacement dans le parc (Singh et coll., 2026), si cela est envisagé. |
|
D'ici 2030, les outils de gestion efficaces pour l'établissement de nouvelles colonies de chiens de prairie sont définis, en fonction de la disponibilité de sites appropriés. | Non commencée | Non mise en œuvre au cours de cette période quinquennale en raison de contraintes de ressources. |
|
D'ici 2030, l'aire de répartition historique et la répartition actuelle des chiens de prairie au Canada sont mises à jour grâce aux données nouvellement acquises. | Non commencée | Non mise en œuvre au cours de cette période quinquennale en raison de contraintes de ressources. |
Intendance des espèces
| Mesure | Résultat escompté | État | Description des progrès réalisés |
|---|---|---|---|
|
Un programme de surveillance et d'atténuation de la peste sylvatique est mis en œuvre chaque année. D'ici 2030, le plan de gestion de la peste est mis à jour pour refléter les meilleures connaissances disponibles, les observations scientifiques et les données recueillies localement. |
En cours | Un programme de surveillance et d'atténuation a été mis en œuvre chaque année conformément au plan de gestion de la peste de 2021, avec une mise en œuvre adaptée aux ressources disponibles. Le plan est actuellement mis à jour pour tenir compte des meilleures connaissances disponibles, des observations scientifiques et des données recueillies localement. |
|
La mortalité chez le chien de prairie sur les routes est réduite au minimum grâce à la mise en œuvre annuelle d'une stratégie de gestion de la circulation. | En cours | La stratégie de gestion de la circulation a été mise en œuvre chaque année dans les colonies situées en bordure de route et sera mise à jour et peaufinée. |
|
D'ici 2023, des politiques et des protocoles opérationnels sont mis en place pour régler, atténuer et gérer les conflits entre les activités d'élevage et d'agricultures et la colonisation naturelle par le chien de prairie sur les terres privées ou publiques à l'extérieur du parc national des Prairies et au-delà de l'habitat essentiel. Solliciter et prendre en compte les réactions et les contributions des parties prenantes dans l'élaboration des politiques et des protocoles. | Terminée |
Le ministère de l'Environnement de la Saskatchewan travaille activement avec les producteurs et le gouvernement fédéral pour trouver un équilibre entre l'obligation de protéger une espèce menacée au niveau fédéral et les préoccupations des producteurs concernant l'expansion des colonies de chiens de prairie sur les terres qu'ils utilisent.
|
(Re)création d'écosystèmes et de processus naturels
| Mesure | Résultat escompté | État | Description des progrès réalisés |
|---|---|---|---|
|
D'ici 2030, des brûlages dirigés couvrant en moyenne 25 hectares/an sont effectués dans le but de maintenir des conditions d'habitat favorables à l'occupation et à l'expansion naturelle du chien de prairie, tout en gérant de multiples espèces en péril. D'ici 2030, des stratégies de pâturage sont mises en place pour améliorer l'habitat du chien de prairie et d'autres espèces en péril. |
En cours | Le broutage par des bisons a lieu dans une partie du bloc ouest et devrait contribuer au maintien de conditions d'habitat favorables pour les chiens de prairie dans plusieurs colonies (p. ex. Ecotour, Police Coulee, Timbergulch et Larson). |
Mesures incitatives économiques directes
| Mesure | Résultat escompté | État | Description des progrès réalisés |
|---|---|---|---|
|
D'ici 2030, des accords de pâturage au sein du parc national des Prairies sont mis en place pour gérer l'habitat du chien de prairie tout en tenant compte des pertes de fourrage ou en fournissant aux éleveurs concernés des pâturages de remplacement. | Non commencée | Non mise en œuvre au cours de cette période quinquennale en raison de contraintes de ressources. |
|
D'ici 2025, les politiques et les accords visant à soutenir les stratégies de pâturage compatibles avec le chien de prairie dans l'habitat occupé à l'extérieur du parc national des Prairies sont évalués ou déterminés. · D'ici 2030, ces politiques et stratégies sont mises en œuvre, s'il y a lieu. |
Terminée | Le ministère de l'Agriculture de la Saskatchewan s'est engagé à ajuster le loyer des baux agricoles de la Couronne sur les terres où se trouvent des colonies établies de chiens de prairie après avoir confirmé leur présence et établi leur périmètre à l'aide d'un système d'information géographique lors d'une évaluation du site; cela incite à ne pas nuire à l'espèce ou à son habitat et tient compte de la perte de production. |
Planification de la conservation
| Mesure | Résultat escompté | État | Description des progrès réalisés |
|---|---|---|---|
|
D'ici 2030, les administrations, les organismes et les parties prenantes du sud de la ligne de partage des eaux ont évalué et déterminé des stratégies de conservation, des outils économiques et des mesures incitatives pour estimer la valeur écologique de la prairie indigène et aider à prévenir toute nouvelle perte d'habitat. | En cours | Le personnel du parc national des Prairies participe régulièrement à des réunions avec l'équipe principale de la région du sud de la ligne de partage et collabore actuellement à l'élaboration d'un plan mis à jour visant à combler les lacunes dans la mise en œuvre des mesures de conservation au sein du lieu prioritaire du sud de la ligne de partage. |
Sensibilisation et communication
| Mesure | Résultat escompté | État | Description des progrès réalisés |
|---|---|---|---|
|
D'ici 2022, le parc national des Prairies a mis au point un plan de communication pour échanger de l'information avec les acteurs locaux sur les programmes de rétablissement et de gestion du chien de prairie. · D'ici 2025, ce plan est mis en œuvre chaque année et modifié selon les besoins des parties concernées. |
En cours | Un plan de communication a été rédigé, mais n'a pas encore été finalisé ou mis en œuvre à cause de contraintes liées aux ressources. |
|
Des programmes de bénévolat sont mis en place et en œuvre chaque année dans le parc national des Prairies afin de faire participer le public à la science de la conservation du chien de prairie. · D'ici 2030, des programmes d'interprétation du parc national des Prairies sont élaborés pour refléter et communiquer les connaissances obtenues grâce aux programmes de surveillance et de rétablissement du chien de prairie. · Chaque année, des expériences de conservation sur le chien de prairie sont transmises en utilisant les médias sociaux du parc national des Prairies ou d'autres outils de communication. |
En cours | Le public a été mobilisé chaque année au moyen de panneaux d'interprétation, de 257 randonnées guidées et de programmes scolaires, ainsi que de 36 publications dans les médias sociaux pendant la période visée par le rapport, qui comprenaient toutes des renseignements sur l'espèce. Des bénévoles ont contribué à l'étude expérimentale sur le Fipronil en soutenant le piégeage vivant de chiens de prairie. |
Études sur l'habitat essentiel
Le programme de rétablissement et le plan d'action comprenaient trois études visant à compléter la détermination de l'habitat essentiel de l'espèce. Une mise à jour de la situation actuelle de chaque étude (achevée, en cours, non commencée ou annuléeNote de bas de page 2) et des activités entreprises au cours de la période de référence est fournie ci-dessous.
Élaborer et mettre en œuvre un indice de qualité de l'habitat afin de permettre de classer les zones générales proposées comme des zones convenant au chien de prairie en fonction de facteurs abiotiques, selon l'outil de cartographie de l'habitat et d'aide à la décision
Situation actuelle : achevée
Un indice de qualité de l'habitat a été élaboré pour classer les zones générales proposées comme des zones convenant au chien de prairie, conformément à l'outil de cartographie de l'habitat et d'aide à la décision. Un indice a été élaboré aux fins d'application dans le parc national des Prairies. Parallèlement, des partenaires de recherche ont publié une étude évaluée par des pairs utilisant une modélisation multi-échelle pour caractériser les associations d'habitat des chiens de prairie, fournissant ainsi des renseignements scientifiques supplémentaires pour appuyer l'amélioration et l'application futures des outils de qualité de l'habitat (Singh et coll., 2026).
Mettre à jour la cartographie de la végétation, des sols et du modèle lié à l'indice de qualité de l'habitat à l'intérieur du parc national des Prairies
Situation actuelle : achevée
L'inventaire et la cartographie des sols et de la végétation ont été mis à jour dans le parc national des Prairies afin d'aider à déterminer d'autres zones convenables aux chiens de prairie et d'affiner éventuellement le modèle d'habitat essentiel. La cartographie de la végétation a été mise à jour en 2021, et celle des sols l'a été à l'hiver 2024. Un indice de qualité de l'habitat a été élaboré pour l'intérieur du parc national des Prairies.
Compléter la cartographie et l'évaluation de la végétation et des sols en fonction de l'indice de qualité de l'habitat en dehors du parc national des Prairies
Situation actuelle : non commencée
Cette étude n'a pas encore progressé à cause de l'accès limité aux terres situées en dehors des limites du parc. Les progrès dépendent de la collaboration avec les propriétaires fonciers locaux, et les efforts ont été freinés par des préoccupations concernant la compatibilité entre la conservation des espèces et l'utilisation des terres agricoles. Par conséquent, les possibilités d'évaluer l'habitat du chien de prairie au-delà du parc national des Prairies sont actuellement limitées.
Répercussions socioéconomiques
L'évaluation socioéconomique fournie dans le programme de rétablissement et le plan d'action visant le chien de prairie au Canada a décrit les coûts et les avantages prévus découlant de la mise en œuvre du plan d'action.
Résumé des coûts
Au cours de la période de référence de 2021-2026, les coûts financiers associés à la mise en œuvre du plan d'action ont été assumés principalement par Parcs Canada au moyen des salaires et des budgets opérationnels existants. Ces coûts comprenaient la dotation en personnel supplémentaire, les matériaux, l'équipement, la recherche, le suivi, la surveillance de la peste sylvatique et son atténuation, l'évaluation de l'habitat ainsi que les activités de communication et de mobilisation. Les mesures de rétablissement ont été largement intégrées aux activités courantes du parc national des Prairies, notamment la surveillance de l'intégrité écologique et les programmes de rétablissement des espèces en péril, et n'ont pas entraîné de coûts supplémentaires pour le public.
Aucun coût socioéconomique majeur pour les détenteurs de droits autochtones, les partenaires, les parties intéressées ou le grand public n'a été relevé pendant la période de cinq ans. La plus grande partie de l'habitat essentiel du chien de prairie se trouve dans le parc national des Prairies, ce qui limite les répercussions sur l'utilisation des terres à l'extérieur des limites du parc. Lorsqu'elles ont été entreprises, les activités de recherche et de suivi ont bénéficié d'un partage des coûts et de contributions en nature de la part d'établissements universitaires et de partenaires en conservation.
Les coûts d'option potentiels associés à la concurrence pour le fourrage entre les chiens de prairie et le bétail, en particulier à l'échelle locale, ont été pris en compte dans le plan d'action. Toutefois, compte tenu de la prédominance de l'habitat au sein de terres protégées ou gérées, et du recours à des approches de gestion adaptatives et volontaires, ces coûts ont été considérés comme étant limités et n'ont pas été quantifiés pendant la période visée par le rapport.
Résumé des avantages
La mise en œuvre du plan d'action sur une période de cinq ans a contribué à l'atteinte des objectifs en matière de population et de répartition pour le chien de prairie et a permis d'obtenir des résultats plus généraux en matière d'intégrité écologique dans l'écosystème de la prairie mixte canadienne. Les mesures de rétablissement visant à chien de prairie, une espèce clé et un ingénieur de l'écosystème, devraient produire des avantages écologiques pour un éventail d'espèces associées, dont plusieurs espèces en péril.
Les mesures de rétablissement ont également soutenu les engagements du gouvernement du Canada en matière de conservation de la biodiversité dans le contexte de cadres nationaux et internationaux. De plus, les activités de mise en œuvre ont permis d'accroître les possibilités de recherche scientifique, de suivi et d'éducation du public, et ont accru la sensibilisation aux écosystèmes des prairies et à la conservation des espèces en péril.
Répercussions sur la répartition et partenariats
La mise en œuvre du plan d'action sur une période de cinq ans a reposé sur la collaboration entre de multiples organisations et groupes, dont Parcs Canada, d'autres ministères fédéraux et provinciaux, des organisations non gouvernementales, des établissements universitaires et des parties intéressées locales. Ces partenariats ont facilité la production de connaissances, le suivi et la gestion adaptative, et ont soutenu la responsabilité partagée pour le rétablissement des espèces.
Évaluation globale
Dans l'ensemble, de 2021 à 2026, la mise en œuvre des mesures du plan d'action au cours de la période de cinq ans visée par le rapport a entraîné des coûts socioéconomiques limités, qui ont été largement absorbés par les ressources existantes de Parcs Canada. Les restrictions relatives à l'utilisation des terres et aux activités des visiteurs étaient minimes. Parmi les avantages, on peut citer les progrès accomplis vers l'atteinte des objectifs de rétablissement, les contributions positives à l'intégrité écologique du parc, le renforcement des capacités de recherche et de suivi, ainsi que des possibilités accrues de mobilisation des partenaires et du public.
Conclusion
Parcs Canada reste déterminé à conserver et à rétablir les espèces en péril présentes dans les lieux qu'il administre. Les travaux réalisés jusqu'à présent ont permis d'établir une base solide pour la protection et la gestion continues du chien de prairie et des espèces en péril associées au sein du parc national des Prairies. Parcs Canada et ses partenaires continueront à œuvrer à la réalisation des objectifs de population et de répartition des espèces en péril en collaboration avec les parties intéressées et le public.
Au cours des cinq dernières années, Parcs Canada a mené à bien et fait progresser plusieurs mesures de rétablissement et d'études sur l'habitat essentiel prévues dans le programme de rétablissement et le plan d'action. Ces mesures ont permis de renforcer la compréhension scientifique de la dynamique des populations, de la viabilité génétique, des associations d'habitat et de la gestion des maladies, et ont contribué à faire progresser l'objectif de rétablissement, tel que mesuré par les indicateurs de population et de répartition.
Au cours de la période de cinq ans, les efforts de mise en œuvre se sont principalement concentrés sur des mesures prises dans le parc national des Prairies et ont mis l'accent sur la recherche, la surveillance, la cartographie de l'habitat, la gestion des maladies et la mobilisation du public. Plusieurs mesures de rétablissement ont été achevées ou avancées, notamment des évaluations de la viabilité génétique, la mise à l'essai de nouveaux outils de gestion de la peste, la mise à jour de la cartographie de la végétation et des sols et l'élaboration d'un indice de qualité de l'habitat. D'autres mesures, en particulier celles nécessitant des ressources supplémentaires importantes ou une vaste mobilisation au-delà des limites du parc, n'ont pas été prises ou sont toujours en cours.
Les progrès vers le rétablissement à l'extérieur du parc national des Prairies demeurent limités à cause de l'accès aux terres et de considérations sociales. Par conséquent, certaines activités d'évaluation et d'intendance de l'habitat ont été touchées, ce qui souligne la nécessité d'une collaboration continue et d'une planification du rétablissement adaptable.
Dans le cadre de la mise en œuvre continue du programme de rétablissement et du plan d'action, Parcs Canada s'appuiera sur les connaissances et l'expérience acquises au cours de la période de 2021-2026. Les mesures à venir seront axées sur le maintien des mesures de gestion des maladies, le perfectionnement et l'application d'outils de qualité de l'habitat, la promotion des mesures de rétablissement en suspens lorsque les ressources le permettent et le renforcement des partenariats pour soutenir la persistance à long terme du chien de prairie au Canada.
Références
Cullingham, C.I., T.R. Stephens, KD Swan, SC Wilson, JK Janes, MR Matchett, R. Griebel et A. Moehrenschlager. 2023. Genetic analysis reveals hidden threats and new motivation for conservation translocation of black-tailed prairie dogs at the northern limit of their range. Global Ecology and Conservation 46(2023):e02591.
Eads, D.A, M.R. Matchett, M. McCaffery, A. Hemmah, A. Jarding, J. Cordova, H. Heimann, S. Liccioli, L.E. Gardiner, J. Cormack, H. Hicks, J. Fly, E. Childers, T.M. Livieri, M.L. Hladik, D.E. Biggins. 2026. Edible baits for systemic flea control, plague mitigation, and wildlife conservation: evaluation of four active ingredients with three rodent species in western North America. International Journal for Parasitology: Parasites and Wildlife 29(2026):101216.
Singh, T., T. Stephens, D.B. Ransome, S. Wilson, S. Liccioli et A. Moehrenschlager. 2026. Multi-scale modelling of prairie dog habitat associations to inform conservation translocation at their northern extent. Global Ecology and Conservation 67(2026):e04167.
- Date de modification :