Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kootenay

Loi sur les espèces en péril

Série de plans d’action

2026

© Parks Canada
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La page de couverture est une photo du parc national Kootenay. Crédit photo : Christopher Siddall

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Information sur le document

Référence recommandée :‏

Parcs Canada . 2026. Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kootenay. Série de plans d’action de la Loi sur les espèces en péril. Parcs Canada, Ottawa, vii + 32 p.

Version officielle

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La version non officielle des documents sur le rétablissement est publiée en format HTML. Tous les liens hypertextes étaient valides à la date de publication.

Pour obtenir des copies du présent plan d’action ou un complément d’information sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de résidence, les programmes de rétablissement et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril Note de bas de page 1.

Titre en anglais :

Multi-species Action Plan for Kootenay National Park of Canada

© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, 2026. Tous droits réservés.

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Catalogue no. to come

Le contenu du présent document (sauf les photos) peut être utilisé sans permission, à condition que la source en soit adéquatement mentionnée.

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996) Note de bas de page 2 , les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’adopter des lois, des règlements et des programmes complémentaires afin d’assurer la protection des espèces en péril partout au Canada. La Loi sur les espèces en péril (L. C. 2002, c. 29) (LEP) a été promulguée pour protéger les espèces sauvages en péril au Canada et pour renforcer d’autres lois de conservation de la biodiversité canadienne. Aujourd’hui, la LEP est un contributeur clé à la réalisation de la Stratégie pour la nature 2030 du Canada : Freiner et inverser la perte de biodiversité au Canada, qui trace la voie à suivre pour que le Canada mette en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.

En vertu de la LEP, les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration de plans d’action pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et dont le rétablissement a été jugé réalisable. Ils sont également tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication des plans d’action dans le Registre public des espèces en péril.

Les plans d’action élaborés en vertu de la LEP décrivent en détail les mesures de rétablissement prévues à l’appui de l’orientation stratégique définie dans les programmes de rétablissement. Ce plan décrit ce qui doit être fait pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition présentés dans le programme de rétablissement, notamment les mesures à prendre pour contrer les menaces et surveiller le rétablissement des espèces, ainsi que les mesures proposées pour protéger l’habitat essentiel désigné de ces espèces. Le plan d’action comprend également une évaluation des répercussions socioéconomiques de sa mise en œuvre et des avantages en découlant. Il s’inscrit dans une série de documents qui sont liés et qui doivent être pris en considération avec les rapports de situation du COSEPAC, les programmes de rétablissement et d’autres plans d’action produits pour ces espèces.

Le ministre responsable de Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP pour le rétablissement des espèces se trouvant dans le parc national Kootenay, et a préparé le présent plan d’action pour la mise en œuvre des programmes de rétablissement s’appliquant au parc conformément à l’article 47 de la LEP. Ce plan d’action a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada, Pêches et Océans Canada et la province de la Colombie-Britannique, conformément au paragraphe 48(1) de la LEP.

Le succès du rétablissement de ces espèces dépend de l’engagement et de la coopération d’un grand nombre d’intervenants et ne sera pas obtenu par Parcs Canada uniquement ou toute autre instance seule. Les Canadiens et les Canadiennes sont tous invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de multiples espèces et de la société canadienne dans son ensemble.

La mise en œuvre du présent plan d’action est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires de Parcs Canada et des autres instances et organisations participantes.

Remerciements

Parcs Canada souhaite remercier les personnes qui ont contribué à l’élaboration de ce plan d’action.

Nous reconnaissons que les terres et les eaux du parc national Kootenay se trouvent sur la terre ancestrale des peuples Ktunaxa et Secwépemc. Ces peuples utilisent et occupent les terres aujourd’hui englobées dans le parc national Kootenay depuis des milliers d’années. Nous remercions chaque nation pour sa contribution et sa collaboration continue à l’entretien des relations qui nous permettent de prendre soin des terres et des eaux ensemble, en tant qu’intendants.

Nous tenons à remercier tous les employés, partenaires, intervenants, bénévoles et chercheurs qui ont contribué à la mise en œuvre du premier Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kootenay (2017-2022) ainsi qu’à l’élaboration du présent plan d’action mis à jour. Les contributions des participants aux ateliers d’analyse fondée sur le parc en février 2023 sont très appréciées.

Sommaire

Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kootenay met à jour et remplace le contenu du Plan d’action de 2017Note de bas de page 3. Ils’applique aux terres et aux eaux situées dans les limites du parc national du Canada Kootenay. Le plan présente des mesures visant à assurer la conservation ou le rétablissement des espèces inscrites sur la liste de la LEP ainsi que des espèces dont la conservation est préoccupante régulièrement présentesNote de bas de page 4 dans le parc national, et répond aux exigences de l’article 47 de la LEP pour les espèces qui nécessitent un plan d’action.
14 espèces régulièrement présentes dans le parc national Kootenay sont prises en compte dans ce plan d’action : 13 espèces inscrites sur la liste de la LEP et 1 autre espèce dont la conservation est préoccupante (p. ex. espèces évaluées par le COSEPAC, mais non inscrites sur la liste de la LEP). Des espèces inscrites sur la liste de la LEP, 8 sont en voie de disparition ou menacées (et doivent donc faire l’objet d’un plan d’action en vertu de la LEP) et 5 sont préoccupantes. L’inclusion d’espèces dont la conservation est préoccupante non inscrites sur la liste de la LEP permet d’établir un plan global pour la conservation et le rétablissement des espèces dans le parc.

Description longue du diagramme

Un diagramme en forme de beigne montre que ce plan d’action couvre 14 espèces au total, dont 4 espèces en voie de disparition, 4 espèces menacées, 5 espèces préoccupantes, 1 espèces dont la conservation est préoccupante non inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

5 objectifs propres au site en matière de population et de répartition sont établis dans ce plan et représentent la contribution du parc aux objectifs à l’échelle de l’aire de répartition des espèces, tels qu’établis dans les programmes de rétablissement et les plans de gestion de la LEP. La mesure des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs du site au fil du temps permettra de déterminer l’impact écologique de la mise en œuvre du plan d’action.

Des mesures de conservation et de rétablissement ont été élaborées pour atténuer les principales menacesNote de bas de page 5 pesant sur les espèces dans le parc. Les cinq principales menaces pesant sur les espèces abordées dans ce plan d’action sont les suivantes :

Description longue du diagramme

Cinq bulles graphiques décrivent les cinq principales menaces pesant sur les espèces en péril dans le KNP à savoir : activités récréatives, plantes et animaux non indigènes envahissants, routes et voies ferrées, utilisation de l’eau et gestion de barrages et feux et suppression des feux.

38 mesures de conservation et de rétablissement sont identifiées comme des engagements dans le présent plan d’action. Un total de 7 mesures supplémentaires seront mises en œuvre si des ressources ou des partenariats permettent de soutenir le travail. Le nombre de mesures déterminées et leurs catégories d’actionsNote de bas de page 6 sont présentés ci-dessous :

Description longue du diagramme

Sept bulles graphiques décrivent les sept principales menaces pesant sur les espèces en péril dans le KNP, à savoir : 15 gestion des milieux aquatiques et terrestres, 10 recherche et surveillance, 4 désignation et planification de la conservation, 5 gestion des espèces, 2 partenariats et collaborations, 1 sensibilisation, 1 cadres législatif et réglementaire.

Le présent plan d’action ne désigne aucun habitat essentiel. Une description est donnée des mesures de protection de l’habitat essentiel déjà désigné pour les espèces visées par ce plan.

Le coût financier de la mise en œuvre de ce plan sera assumé par Parcs Canada et par des partenariats si des ressources sont disponibles. Les principaux coûts liés à la mise en œuvre des mesures de ce plan devraient être minimes. Les stratégies de rétablissement de base du plan actualisé demeurent cohérentes par rapport à celles de la version 2017; elles sont axées sur les mesures de conservation et de rétablissement des espèces inscrites sur la liste fédérale et des espèces dont la conservation est préoccupante dans le parc national Kootenay. Les avantages de ce plan d’action comprennent le rétablissement d’espèces en péril et un effet positif global sur la biodiversité, contribuant ainsi aux objectifs fédéraux et mondiaux en matière de développement durable. Le présent plan apporte également comme avantages une meilleure compréhension des espèces en péril par les visiteurs du parc national Kootenay et un soutien accru à la protection et au rétablissement de ces espèces.

Les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ce plan d’action et dans la réalisation des objectifs propres au site en matière de population et de répartition seront évalués chaque année et un rapport résumant les résultats sera publié dans le Registre public des espèces en péril après cinq ans, conformément à l’article 55 de la LEP.

1. Contexte

Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Kootenay met à jour et remplace le contenu du Plan d’action de 2017 (Agence Parcs Canada, 2017). En vertu de l’article 52 de la Loi sur les espèces en péril, le ministre compétent peut modifier un plan d’action à tout moment. Une modification est en cours pour mettre à jour les informations sur les espèces et intégrer les connaissances et les nouvelles informations acquises au cours de la mise en œuvre du plan d’action de 2017. Le rapport quinquennal de mise en œuvre du plan d’action visant des espèces multiples de 2017 est accessible dans le Registre public des espèces en péril.

1.1 Plan d’action visant des espèces multiples de Parcs Canada

Dans le cadre de l’élaboration de ses plans d’action, Parcs Canada (PC) adopte une approche axée sur un certain nombre d’espèces et propre à un site précis. Cette approche permet de déterminer et de prioriser les mesures de conservation et de rétablissement pour un éventail d’espèces dans un ou plusieurs sites de Parcs Canada. Cette approche permet également à l’organisme de prendre en compte les besoins de bon nombre d’espèces ainsi que de déterminer et de prioriser les mesures qui peuvent être mises en œuvre dans le ou les sites afin de contribuer le plus possible à la conservation et au rétablissement des espèces. Les plans d’action visant des espèces multiples de Parcs Canada se concentrent sur les terres et les eaux administrées par l’organisme;

Le processus d’élaboration des plans d’action tient compte d’un ensemble d’espèces régulièrement présentes dans le(s) site(s), y compris les espèces en péril figurant à l’annexe 1 de la LEP, les espèces évaluées par le COSEPAC et dont l’ajout à l’annexe 1 de la LEP est envisagé, les espèces inscrites sur la liste provinciale et d’autres espèces d’intérêt, y compris celles qui ont une importance culturelle. L’inclusion d’espèces qui ne nécessitent pas légalement de plan d’action de la LEP permet à Parcs Canada d’adopter une approche globale et d’élaborer un plan global pour la conservation et le rétablissement des espèces dans le(s) site(s).

Dans de nombreux cas, des programmes et des plans de rétablissement, des plans de gestion et des plans d’action fédéraux et provinciaux ont été préparés pour les espèces visées par le présent plan d’action. Comme les évaluations de la situation effectuées par le COSEPAC, ces documents fournissent des orientations pour le rétablissement des espèces individuelles, y compris la détermination des menaces, des objectifs de rétablissement, de l’orientation stratégique pour atteindre les objectifs et de l’habitat essentiel. Le présent plan d’action a été élaboré et sera appliqué conformément à ces documents de rétablissement et devrait être considéré comme faisant partie de cet ensemble de programmes et de plans interreliés.

L’approche de Parcs Canada concernant l’élaboration du plan d’action visant des espèces multiples s’aligne sur l’Approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada (Service canadien de la faune, 2018). Elle tient compte des priorités liées à la conservation à l’échelle du paysage, à la connectivité écologique, à la conservation climato-ingénieuse, à la conservation des espèces indigènes et aux espèces culturellement importantes. En outre, Parcs Canada utilise de plus en plus le cadre de gestion adaptative Standards Ouverts pour la pratique de la conservation (les Standards de conservation) afin d’appuyer et d’éclairer le processus d’élaboration des plans d’action.

La mise en œuvre des mesures de conservation et de rétablissement énoncées dans ces plans d’action est souvent intégrée au cadre des programmes de conservation de Parcs Canada. L’intégrité écologique est une pierre angulaire du mandat de Parcs Canada, soit la protection et la mise en valeur d’exemples représentatifs du patrimoine naturel du Canada. Il s’agit de la priorité absolue dans la gestion des parcs nationaux du Canada. En plus des mesures de protection prévues par la LEP, les espèces en péril, leur résidence et leur habitat dans les lieux gérés par Parcs Canada sont souvent protégés en vertu d’autres lois et règlements fédéraux, notamment la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et ses règlements d’application, la Loi sur les pêches, la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada.

1.2 Parc national Kootenay

Le parc national Kootenay protège une zone de 1 406 km2 sur le versant ouest des Rocheuses, s’étendant des pics et des glaciers de la ligne de partage des eaux aux forêts claires semi-arides et aux prairies de la vallée du Columbia. Le parc est adjacent au parc national Banff et au mont Assiniboine, qui se trouvent à l’est, ainsi qu’au parc national Yoho, au nord. Avec le parc national Jasper et les parcs provinciaux du Mont‑Robson et Hamber, ces parcs forment une aire protégée de 20 069 km2 qui a été désignée site du patrimoine mondial des Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes par l’UNESCO.

Le parc national Kootenay englobe le bassin versant de la rivière Vermilion, une grande partie du cours supérieur du bassin versant de la rivière Kootenay et des tronçons de plusieurs petits ruisseaux qui se jettent dans le cours supérieur du fleuve Columbia. L’altitude du parc varie entre 900 m aux sources thermales Radium et plus de 3 300 m le long de la ligne de partage des eaux. Les niveaux de précipitations augmentent radicalement d’ouest en est, et les chutes de neige sont plus abondantes près de la ligne de partage des eaux. Les principaux facteurs de perturbation de l’écosystème sont les feux de forêt, les insectes forestiers, les avalanches ainsi que l’érosion et les dépôts fluviatiles. Ce paysage montagneux complexe abrite divers écosystèmes, notamment des prairies alpines, des forêts subalpines humides, des pentes d’avalanche arbustives dégagées, des zones riveraines et des plaines alluviales riches, ainsi que des forêts et des prairies alpestres sèches. Ces écosystèmes abritent une grande diversité d’espèces, dont plusieurs sont menacées ou préoccupantes sur le plan de la conservation.

1.3 Portée du plan d’action

Bien qu’elles aient été incluses dans le plan d’action précédent, les terres de la Couronne fédérale adjacentes ainsi que le lieu historique national Kootenae House ne font pas partie de la présente mise à jour. Aucune mesure de rétablissement des espèces en péril n’a été ciblée en vue d’une mise en œuvre sur les terres de la Couronne fédérale adjacentes ou dans le lieu historique national Kootenae House.

1.3.1. Portée géographique

La portée géographique de ce plan d’action comprend toutes les terres et les eaux appartenant au gouvernement fédéral situées dans les limites du parc national Kootenay (figure 1). Le présent plan d’action visant des espèces multiples a été rédigé expressément pour le parc national Kootenay afin de remplir les responsabilités légales de Parcs Canada et de répondre à des menaces précises ainsi qu’aux lois et aux priorités de gestion de ce parc, qui peuvent différer de celles touchant d’autres secteurs. Toutefois, ce plan a été élaboré et sera mis en œuvre en collaboration avec des partenaires au sein du paysage élargi afin de maximiser les avantages en matière de conservation et de rétablissement des espèces.

Figure 1 : Parc national Kootenay
Figure 1 : Parc national Kootenay
Description longue de l’image

Figure 1 est une carte montrant l'emplacement du parc national Kootenay au nord de la ville de Radium Hot Springs, et par rapport aux autres parcs nationaux des montagnes.

1.3.2. Portée relative aux espèces

Le présent plan d’action vise 13 espèces inscrites sur la liste de la LEP et 1 espèce dont la conservation est préoccupante qui sont régulièrement présentes dans le parc national Kootenay (tableau 1). Parmi les espèces inscrites à l’annexe 1 de la LEP, 8 sont en voie de disparition ou menacées (lesquelles nécessitent un plan d’action en vertu de l’article 47 de la LEP) et 5 sont des espèces préoccupantes.

Tableau 1. Espèces incluses dans le plan d’action pour le parc national Kootenay
Espèce Nom scientifique Situation selon le COSEPAC Statut selon l’annexe 1 de la LEP
Blaireau d’Amérique (population de Kootenay, des Prairies et de la rivière à la Pluie) Taxidea taxus Préoccupante En voie de disparition
Hirondelle de rivage Riparia riparia Menacée Menacée
Hirondelle rustique Hirundo rustica Préoccupante Menacée
Martinet sombre Cypseloides niger En voie de disparition En voie de disparition
Ours grizzli
(population occidentale)
Ursus arctos Préoccupante Préoccupante
Pic de Lewis Melanerpes lewis Menacée Menacée
Pin flexible Pinus flexilis En voie de disparition Non inscrite
Petite chauve-souris brune Myotis lucifugus En voie de disparition En voie de disparition
Boa caoutchouc du Nord Charina bottae Préoccupante Préoccupante
Bourdon de l’Ouest
(sous-espèce occidentalis)
Bombus occidentalis occidentalis Menacée Menacée
Crapaud de l’Ouest
(populations non chantantes)
Anaxyrus boreas Préoccupante Préoccupante
Truite fardée versant de l’ouest
(population du Pacifique)


Oncorhynchus clarkii lewisi
Préoccupante Préoccupante
Pin à écorce blanche Pinus albicaulis En voie de disparition En voie de disparition
Carcajou Gulo gulo Préoccupante Préoccupante

2. Objectifs propres au site en matière de population et de répartition

La possibilité pour Parcs Canada de prendre des mesures de gestion directes dans le parc qui contribueront de façon mesurable au rétablissement de chacune des espèces a été évaluée. Des objectifs propres au site en matière de population et de répartition ont été établis pour 5 espèces (annexe A). Ces objectifs déterminent la contribution que les mesures de conservation et de rétablissement mises en œuvre dans le parc ou en collaboration avec des partenaires peuvent apporter à la réalisation des objectifs nationaux établis dans les programmes de rétablissement et les plans de gestion de la LEP.

Le suivi des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs propres au site au fil du temps permettra de déterminer si la mise en œuvre des mesures de conservation et de rétablissement (décrites à l’annexe B) a l’influence souhaitée sur le rétablissement des espèces.

Pour plusieurs espèces, la principale contribution de Parcs Canada à la conservation consiste à s’assurer que les mesures de protection sont maintenues afin de protéger les espèces et leur habitat. Pour ces espèces, le rétablissement ne peut pas être influencé de manière mesurable par les mesures de gestion mises en œuvre par le parc; il n’est donc pas approprié de définir des objectifs propres au site en matière de population et de répartition. Cette situation peut être causée par une ou plusieurs des circonstances suivantes touchant le parc : 1) il n’y a pas ou presque pas de menaces connues; 2) il n’y a pas de mesures de gestion réalisables permettant de faire face aux menaces; 3) seule une petite partie de l’aire de répartition de l’espèce se trouve dans le parc; ainsi, l’incidence des mesures de gestion ne peut pas être mesurée. Dans de tels cas, les mesures de conservation peuvent se limiter aux mesures de protection en place en vertu de lois fédérales, comme la Loi sur les parcs nationaux du Canada, la Loi sur l’évaluation d’impact, la Loi sur les pêches, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et la LEP. Les efforts supplémentaires à cet égard peuvent comprendre les mesures indirectes d’atténuation des menaces, telles que l’éducation et la sensibilisation, le maintien de l’habitat et le comblement des lacunes dans les connaissances grâce au dénombrement, à la recherche et à la surveillance.

3. Mesures de conservation et de rétablissement

Les mesures de conservation et de rétablissement visant à répondre aux menaces qui pèsent sur l’espèce dans le parc et à progresser vers la réalisation des objectifs établis en matière de population et de répartition ont été déterminées et classées par ordre de priorité. L’établissement des priorités a principalement tenu compte de l’efficacité écologique, mais aussi des possibilités d’intégrer les priorités de l’approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada, de renforcer les partenariats, d’accroître la valeur de l’expérience du visiteur dans le parc et d’augmenter la sensibilisation par le biais des relations externes. L’établissement des priorités a également pris en compte les possibilités et les contraintes budgétaires. Dans la mesure du possible, Parcs Canada adopte une approche écosystémique, en donnant la priorité aux mesures qui profitent à plusieurs espèces afin de maximiser l’efficacité et l’efficience de la protection et du rétablissement des espèces.

Au total, Parcs Canada compte mettre en œuvre 38 mesures de conservation et de rétablissement dans le parc national Kootenay (annexe B). La mise en œuvre de 7 mesures supplémentaires sera encouragée dans le cadre de partenariats ou lorsque des ressources supplémentaires seront accessibles (annexe C). Chaque mesure est associée à une ou plusieurs menaces relevées. Les cinq principales menaces abordées dans le présent plan d’action sont les suivantes : activités récréatives; plantes et animaux non indigènes envahissants; routes et les voies ferrées; gestion et utilisation de l’eau et exploitation de barrages; feux et suppression des feux. Chaque mesure est également associée à un résultat souhaité et au calendrier prévu pour atteindre le résultat souhaité. Les résultats souhaités sont conçus pour être quantifiables et réalisables au cours de la période de mise en œuvre de ce plan.

3.1 Approche des mesures de conservation et de rétablissement

La détermination et la hiérarchisation des mesures de conservation et de rétablissement ont pris en compte les possibilités d’intégrer les approches suivantes en matière de mesures de rétablissement : conservation à l’échelle du paysage, conservation climato-ingénieuse, connectivité écologique et normes de conservation.

Conservation à l’échelle du paysage
La planification de la conservation au-delà des limites du parc augmente les possibilités de collaboration avec les partenaires régionaux afin de maximiser les résultats de la conservation dans l’ensemble du paysage. De nombreuses mesures de conservation et de rétablissement décrites dans ce plan nécessitent une collaboration avec des partenaires régionaux pour maximiser leur succès.

Conservation climato-ingénieuse
Les projections, les impacts et les vulnérabilités associés au changement climatique ont été pris en compte lors de l’élaboration des mesures de rétablissement décrites dans le présent plan. L’objectif était d’élaborer un plan d’action climato-ingénieux, comprenant des mesures censées être durables et efficaces sur la base des scénarios projetés de changement climatique.

Connectivité écologique La connectivité écologique est un élément clé de la planification et du rétablissement d’espèces en péril. Cela est particulièrement important pour les espèces à large répartition, tant terrestres qu’aquatiques (p. ex. le grizzli, le carcajou et la truite), et de plus en plus important à mesure que les tendances en matière de fréquentation des parcs et d’infrastructures connexes continuent d’augmenter. Plusieurs mesures de conservation et de rétablissement décrites dans ce plan visent à supprimer les obstacles et à garantir le maintien ou le rétablissement de la connectivité pour les espèces clés.

Normes de conservation
Les normes de conservation sont de plus en plus utilisées par Parcs Canada pour soutenir la planification des mesures, en particulier dans le cas des espèces pour lesquelles la mise en œuvre d’un cadre de gestion adaptative commun à l’échelle régionale améliorera les résultats en matière de conservation, p. ex. les pins à cinq aiguilles.

3.2 Classification des mesures

Les mesures décrites dans ce plan sont classées en fonction de la Classification des actions de conservation du Conservation Measures Partnership (CMP)Note de bas de page 7. Le plan comprend des mesures des catégories suivantes :

Gestion des milieux aquatiques ou terrestres
De nombreuses mesures de conservation et de rétablissement détaillées dans ce plan supposent la gestion directe ou la remise en état de sites ou d’écosystèmes dans le parc. Les brûlages dirigés, l’éclaircissement des forêts, la plantation d’arbres, la création d’itinéraires de rechange, le rétablissement de l’écoulement de l’eau et l’élimination d’espèces non indigènes sont quelques-uns des outils de gestion active que Parcs Canada utilise pour le rétablissement des espèces. La gestion des visiteurs est un autre outil important utilisé pour protéger les espèces sensibles et leur habitat important contre les perturbations ou les déplacements, et pour empêcher l’introduction d’espèces envahissantes.

Gestion des espèces
Dans certains cas, la gestion directe ou la restauration des espèces est nécessaire à leur rétablissement. Le présent plan prévoit la réintroduction d’espèces dans des secteurs qu’elles ont occupés historiquement (p. ex. la truite fardée versant de l’ouest), l’amélioration de la connectivité du paysage et des milieux aquatiques et la collecte de semences pour préserver la diversité génétique.

Désignation et planification de la conservation
La planification d’activités de restauration est parmi les premières étapes essentielles du rétablissement d’espèces. Parcs Canada établira des plans de restauration et d’exploitation propres aux espèces et au parc pour orienter les mesures de rétablissement d’espèces futures comme les pins à cinq aiguilles, la truite fardée versant de l’ouest, le carcajou et le blaireau d’Amérique.

Recherche et surveillance
Les lacunes en matière de connaissances constituent des obstacles majeurs à l’élaboration et à la mise en œuvre de mesures efficaces de conservation et de rétablissement pour de nombreuses espèces dont la conservation est préoccupante. Les informations obtenues grâce à la recherche, aux enquêtes et à la surveillance permettront de mieux comprendre les tendances à l’échelle du parc et de la région relatives à l’écologie, à la répartition, à la situation et à la population des espèces, ce qui permettra de mieux les protéger et de mettre en œuvre en temps utile une gestion active et une atténuation des menaces. L’évaluation de l’habitat, l’inventaire et la cartographie des espèces, les analyses génétiques, la modélisation de la sûreté de l’habitat, les analyses de la connectivité de l’habitat et la surveillance à long terme des populations fourniront les informations nécessaires pour orienter les mesures de conservation futures à l’échelle du parc et du paysage.

Partenariats et collaborations Note de bas de page 8
Plusieurs mesures de conservation et de rétablissement décrites dans ce plan seront mises en œuvre en collaboration avec des partenaires régionaux. Parcs Canada s’efforcera de maintenir les partenariats existants et d’en cultiver de nouveaux en ce qui a trait aux questions de conservation et de recherche d’intérêt mutuel.

Sensibilisation
La sensibilisation et la communication sur les espèces en péril auprès des visiteurs du parc et des acteurs régionaux permettent d’obtenir un soutien pour les mesures de rétablissement des espèces en péril prises dans le parc. Les visiteurs qui se rendent au parc national Kootenay sont nombreux et de tous horizons, et il est possible de les informer sur le rétablissement des espèces.

Cadres législatif et réglementaire
Les lois et les politiques sont de précieux outils pour la protection et le rétablissement des espèces. Le présent plan comprend la mise en œuvre de nouvelles mesures de protection pour les espèces en péril, notamment un règlement sur les hameçons sans ardillon pour protéger la truite fardée versant de l’ouest.

4. Habitat essentiel

En vertu du paragraphe 2(1) de la LEP, l’habitat essentiel est « [l]’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce. » Lorsque le programme de rétablissement d’une espèce indique que la détermination de l’habitat essentiel n’est pas terminée, un calendrier d’études est prévu pour recueillir des renseignements supplémentaires afin d’achever la détermination. Des parcelles d’habitat essentiel supplémentaire peuvent être désignées dans un programme de rétablissement modifié ou dans un plan d’action à venir ou modifié pour l’espèce.

Dans le parc national Kootenay, des parcelles d’habitat essentiel ont été désignées dans le cadre des programmes de rétablissement du blaireau d’Amérique, de l’Hirondelle de rivage et du pin à écorce blanche. Aucun autre habitat essentiel n’est désigné dans le présent plan d’action.

4.1 Mesures proposées pour protéger l’habitat essentiel

Dans le parc national Kootenay, l’habitat essentiel désigné dans les programmes de rétablissement des espèces visées par ce plan est légalement protégé contre la destruction, conformément à l’article 58 de la LEP. Celle-ci exige que l’habitat essentiel désigné dans une aire protégée de compétence fédéraleNote de bas de page 9 soit décrit dans la Gazette du Canada dans les 90 jours suivant la publication, dans le Registre public des espèces en péril, du programme de rétablissement ou du plan d’action final qui a défini l’habitat essentiel. L’interdiction de détruire l’habitat essentiel promulguée au paragraphe 58(1) s’applique 90 jours après la publication de la description de cet habitat essentiel dans la Gazette du Canada. S’il est établi que des parties de l’habitat essentiel ne sont pas protégées et que des mesures sont prises pour les protéger, ces mesures seront communiquées par l’intermédiaire du Registre au moyen des rapports mentionnés dans l’article 63 de la LEP.

5. Évaluation des coûts et des avantages socioéconomiques

Selon l’alinéa 49(1)e) de la Loi sur les espèces en péril, le ministre fédéral responsable doit effectuer l’évaluation des répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d’action et des avantages en découlant. Cette évaluation socioéconomique a une portée limitée, car elle ne s’applique qu’aux terres et aux eaux protégées du parc national Kootenay, qui sont souvent soumises à moins de menaces (p. ex. activité industrielle) que d’autres secteurs, puisque les terres y sont gérées de manière à maintenir et à restaurer l’intégrité écologique et commémorative. En outre, cette évaluation ne porte que sur les coûts et avantages socioéconomiques supplémentaires de la mise en œuvre des mesures décrites dans le présent plan d’action et ne tient pas compte des répercussions socioéconomiques des activités ou des régimes de gestion existants dans les lieux de Parcs Canada. Elle n’aborde pas les coûts ou avantages cumulés totaux du rétablissement des espèces en général et ne tente pas non plus de réaliser une analyse coûts-avantages complète, comme c’est le cas pour soutenir une initiative réglementaire.

La protection et le rétablissement des espèces en péril peuvent entraîner des coûts et des avantages, qui touchent divers groupes de la société canadienne de différentes manières. Les mesures proposées dans ce plan d’action visent une approche équilibrée de la réduction ou de l’élimination des menaces pesant sur les populations et les habitats des espèces en péril. Les coûts socioéconomiques potentiels ainsi que les avantages sociaux et environnementaux susceptibles de découler de la mise en œuvre de ce plan d’action sont décrits ci-dessous.

5.1 Coûts

Le coût différentiel total de la mise en œuvre des mesures décrites à l’annexe B sera assumé par Parcs Canada à partir des salaires et des biens et services existants qui sont intégrés dans la gestion opérationnelle du parc et n’entraîneront donc pas de coûts supplémentaires pour la société. La mise en œuvre des mesures de ce plan est assujettie à des crédits, à des priorités et à des contraintes budgétaires. Les mesures décrites à l’annexe C ne seront mises en œuvre que dans le cadre de partenariats ou si des ressources supplémentaires deviennent disponibles.

Le coût socioéconomique prévu pour les communautés autochtones, les intervenants et les visiteurs du parc devrait être faible. Le parc est une aire protégée où des programmes de rétablissement des espèces principales sont déjà en place. Le plan d’action mis à jour demeure cohérent par rapport aux mesures décrites dans le plan d’action de 2017 et reflète les efforts de rétablissement continus qui ont été mis en œuvre dans le parc au fil du temps. En tant que telles, les mesures proposées ne représentent pas un changement important par rapport aux pratiques actuelles.

5.2 Avantages

Les avantages économiques potentiels de la conservation et du rétablissement des espèces en péril dans le parc sont difficiles à quantifier, car bon nombre des avantages tirés des espèces sauvages sont des biens non marchands qu’il est difficile d’évaluer sur le plan financier. Toutes les espèces sauvages, quelles qu’elles soient, ont une valeur intrinsèque et extrinsèque et sont appréciées par les Canadiens pour des raisons d’ordre esthétique, culturel, spirituel, récréatif, éducatif, historique, économique, médical, écologique ou scientifique. La conservation des espèces en péril est un élément important de l’engagement du gouvernement du Canada à conserver la diversité biologique, et elle est importante pour la richesse économique et naturelle du Canada d’aujourd’hui et de demain. Les mesures de ce plan contribuent à l’atteinte de l’objectif de la Stratégie fédérale de développement durable qui consiste à assurer la protection et le rétablissement des espèces et à conserver la biodiversité canadienne. Elles contribuent également à l’objectif mondial consistant à « Utiliser et gérer durablement la biodiversité et renforcer les contributions de la nature à l’homme, y compris les fonctions et services écosystémiques, et rétablir ceux qui sont actuellement en déclin […] » (Convention sur la diversité biologique, Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal, décembre 2022).

Les biens de capital naturel protégés (forêts, prairies, zones humides, eaux douces, zones côtières et marines) des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation fournissent un flux de services écosystémiques (p. ex. régulation du climat, habitat, approvisionnement en eau et régulation de l’eau) qui profitent aux personnes et aux collectivités d’un bout à l’autre du Canada. Parcs Canada s’efforce de maintenir et d’améliorer l’état écologique du réseau national de lieux protégés. Les efforts visant à améliorer l’état des espèces et leur rôle dans l’écosystème, comme les mesures de rétablissement prévues dans le présent plan d’action, ont une incidence sur la santé globale de l’écosystème. Pour le parc national Kootenay, la valeur annuelle possible des services écosystémiques a été estimée entre 601 millions de dollars et 2,7 milliards de dollars (valeur moyenne de 1,6 milliard de dollars)Note de bas de page 10 (Mulrooney et Jones, 2023). La mise en œuvre des mesures prévues dans le présent plan d’action contribuera à maintenir le précieux flux de services écosystémiques dont bénéficie la population canadienne.

Les mesures présentées dans ce plan d’action contribueront à la réalisation des objectifs du programme de rétablissement des espèces menacées et en voie de disparition, ainsi qu’à la réalisation des objectifs de gestion des espèces préoccupantes. Les programmes de rétablissement, les plans d’action et les plans de gestion pour les espèces inscrites sur la liste de la LEP font partie intégrante de la gestion des espèces visant à assurer leur survie et leur rétablissement, à maintenir la biodiversité au Canada et à conserver le patrimoine naturel du pays.

Les mesures décrites dans ce document devraient avoir des répercussions globalement positives sur l’intégrité écologique et offrir aux visiteurs et à la population en général des occasions plus nombreuses d’apprécier le parc et les espèces qu’il abrite. Les mesures devraient avoir des effets positifs globaux sur l’environnement et la population canadienne, notamment sur la biodiversité et sur la valeur que les gens accordent à la préservation de la biodiversité.

Les mesures décrites dans ce document devraient avoir des répercussions positives globales sur l’intégrité écologique, la continuité culturelle et l’appréciation de l’environnement du parc et des espèces qu’il abrite. Par exemple, la sensibilisation et l’éducation permettront d’améliorer notre compréhension des espèces en péril et d’accroître le soutien de la population à l’égard de leur protection et de la mise en œuvre de mesures de rétablissement, dans le parc comme à l’extérieur de celui-ci.

6. Mesure des progrès

Le rapport sur la mise en œuvre du plan d’action (en vertu de l’article 55 de la LEP) sera établi en évaluant les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures énumérées aux annexes B et C lorsque cela est possible. Le rapport sur les incidences écologiques du plan d’action sera établi en évaluant les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs propres au site en matière de population et de répartition (annexe A). Les progrès seront contrôlés chaque année et un rapport de mise en œuvre résumant les résultats pour ce plan sera publié dans le Registre public des espèces en péril cinq ans après la publication de sa version définitive. Le rapport quinquennal comprendra également un résumé des répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d’action.

7. Références

Agence Parcs Canada. 2017. Plan d’action visant des espèces multiples dans le parcxyzzynational du Canada Kootenay, Série de plans d’action de la Loi sur les espèces en péril, Agence Parcs Canada, Ottawa. iv + 24 p.

Agence Parcs Canada. 2022. Parc national du Canada Kootenay – Plan directeur. Série de plans directeurs. Agence Parcs Canada, Ottawa, Ottawa. 35 p.

Barrueto, M., Forshner, A., Whittington, J., Clevenger, A. et M. Musiani. 2022. Protection status, human disturbance, snow cover and trapping drive density of a declining wolverine population in the Canadian Rocky Mountains. Scientific Reports 12:17412.

Convention sur la diversité biologique. 2022. Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. CBD/COP/DEC/15/4. Montréal, Canada. Accessible en ligne : https://www.cbd.int/doc/decisions/cop-15/cop-15-dec-04-fr.pdf

Environnement et Changement climatique Canada. 2017. Programme de rétablissement du pin à écorce blanche (Pinus albicaulis) au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. ix + 62 p.

Environnement et Changement climatique Canada. 2024. Management Plan for the Grizzly Bear (Ursus arctos), Western Population in Canada [Draft]. Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. xx + XX p.

Environnement et Changement climatique Canada. 2024. Management Plan for the Wolverine (Gulo gulo) in Canada [Draft]. Série de Plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. vii + 69 p.

Mulrooney, D. et B. Jones. 2023. The value of natural capital in Canada’s national parks and national marine conservation areas. PARKS 29(2).

Parcs Canada. 2024. Population and Distribution Objectives for Whitebark and Limber Pine in Canada’s Mountain National Parks. Parcs Canada, Ottawa.

Pêches et Océans Canada. 2016. Plan de gestion de la truite fardée versant de l'ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi), population de la Colombie-Britannique, au Canada [Ébauche]. Série des plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril. Pêches et Océans Canada, Ottawa. iv + 139 p.

Service canadien de la faune. 2018. Approche pan-Canadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada. Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau (Québec), 13 p.

Whittington, J., Hebblewhite, M., Meyer, C., Johnston, B., Forshner, A., Macbeth, B., Einfeldt, A. et S. Cherry. 2025. One-stage spatial mark–resight analysis reveals an increasing grizzly bear population with declining density near roads. Ecosphere 16:e70246.

Annexe A : Renseignements sur les espèces, objectifs et plans de surveillance pour les espèces en péril du parc national Kootenay

Espèce Objectifs nationauxNote de bas de page 11 Objectifs propres au site en matière de population et de répartition Contexte relatif aux populations et à la répartition Surveillance des populationsNote de bas de page 12 Approches de rétablissement propres au site
Ours grizzli, population de l’Ouest L’objectif national de gestion (provisoire au moment de la préparation de ce plan) consiste à améliorer la stabilité et la résilience à long terme du grizzli, population de l’Ouest, dans toute la diversité des écosystèmes qu’il occupe actuellement au Canada en atténuant les principales menaces qui pèsent sur l’espèce et en rétablissant la connectivité et l’abondance des populations dans les secteurs de son aire de répartition où les impacts humains ont été les plus marqués.
(Tiré du plan de gestion d’octobre 2024 - MISE À JOUR si l’ÉBAUCHE de plan de gestion de l’ours grizzli est finalisée)
Entre 2025 et 2035, maintenir une densité de population de grizzlis (sur la base d’une fenêtre mobile de quatre ans) égale ou supérieure à l’estimation de la densité de 2012 à 2016 (8,4 grizzlis par 1000 km2) dans l’ensemble de la région des parcs Banff, Yoho et Kootenay.

Maintenir la viabilité de la population de grizzlis en limitant à moins de 1,2 %Note de bas de page 13 de la population totale le nombre de femelles adultes tuées des suites d’activités anthropiques.
La densité à l’échelle de la région est restée relativement stable pendant de nombreuses années. Les populations sont stables dans les secteurs de l’arrière-pays mais en déclin à proximité des routes (Whittington et al., 2025). Les grizzlis du parc national Kootenay font partie de la population régionale des Rocheuses. Les tendances dans la densité de la population font l’objet d’une surveillance au moyen d’un modèle spatial de marquage-ré-observation utilisant un réseau d’appareils photo actionnés par le mouvement et des individus marqués. Les méthodes d’analyse progressent rapidement, tout comme notre capacité à combiner les sources de données. L’amélioration de la sûreté de l’habitat et l’atténuation des impacts des routes contribuent à contenir les principales menaces qui pèsent sur le grizzli dans le parc.
Pin flexible S.O. D’ici 2035, établir 25 % du réseau de populations constitutives (décrit dans le plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles du parc national Kootenay) nécessaire pour couvrir l’aire de répartition du pin flexible dans l’ensemble du parc. Chaque population constitutive est composée d’au moins 5 000 individus matures issus d’un minimum de 60 arbres parentaux, couvrant 40 hectaresNote de bas de page 14. Les populations du parc national Yoho continuent de décliner, bien que les taux d’infection par la rouille vésiculeuse demeurent faibles par rapport à d’autres zones de l’aire de répartition de l’espèce. Dans le cadre d’une initiative régionale, des activités de surveillance des populations sont menées tous les cinq ans sur les parcelles où l’arbre est présent. Les mesures de rétablissement comprennent la protection des arbres de grande valeur, résistants à la rouille, la conservation de la diversité génétique par la collecte de semences et des traitements de restauration, notamment des brûlages dirigés, l’éclaircissement et la plantation d’arbres.
Truite fardée versant de l’ouest
(population du Pacifique)
Les objectifs de gestion consistent à maintenir l’aire de répartition indigène et la diversité génétique des populations, de sorte que les effectifs sont suffisamment importants pour éviter que l’espèce soit jugée en péril. Il s’agit également de maintenir ou de rétablir la capacité de l’habitat naturel à atteindre les objectifs d’abondance. D’ici 2035, établir une population génétiquement pure (à au moins 99 %) de truites fardées versant de l’ouest dans un lac du parc national Kootenay. Cette espèce est probablement stable dans le parc. Surveillance d’une population génétiquement pure dans un lac. L’élimination des espèces non indigènes, les réintroductions et l’amélioration de la connectivité des milieux aquatiques favorisent la persistance et le rétablissement des populations de truite fardée versant de l’ouest dans l’ensemble du parc.
Pin à écorce blanche Objectif en matière de population et de répartition :
Établir, dans toute l’aire de répartition de l’espèce, une population autosuffisante et résistante à la rouille vésiculeuse qui présente les caractéristiques suivantes : dispersion naturelle des graines, connectivité, diversité génétique et capacité d’adaptation au changement climatique.
D’ici 2035, établir 25 % du réseau de populations constitutives (décrit dans le plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles du parc national Kootenay) nécessaire pour couvrir l’aire de répartition du pin à écorce blanche dans l’ensemble du parc. Chaque population constitutive est composée de plus de 5 000 individus matures issus d’un minimum de 60 arbres parents couvrant 40 hectares14. Les populations du parc national Kootenay continuent de décliner, bien que les taux d’infection par la rouille vésiculeuse demeurent faibles par rapport à d’autres zones de l’aire de répartition de l’espèce. Dans le cadre d’une initiative régionale, des activités de surveillance des populations sont menées tous les cinq ans sur les parcelles où l’arbre est présent. Les mesures de rétablissement comprennent la protection des arbres de grande valeur, résistants à la rouille, la conservation de la diversité génétique par la collecte de semences et des traitements de restauration, notamment des brûlages dirigés, l’éclaircissement et la plantation d’arbres.
Carcajou Les objectifs de gestion (provisoires au moment de la publication de ce plan) pour le carcajou au Canada sont les suivants :
• Accroître la connectivité de l’habitat dans les secteurs où il est très fragmenté, et préserver la connectivité dans les secteurs à faible fragmentation.
• Augmenter la taille des populations de carcajou dans les parties de son aire de répartition où les populations ont décliné et maintenir les niveaux de population là où elles sont stables ou en augmentation.
• Maintenir ou augmenter la répartition actuelle du carcajou dans l’ensemble de son aire de répartition actuelle au Canada. (D’après la version provisoire du plan de gestion d’octobre 2024 - MISE À JOUR si l’ÉBAUCHE du plan de gestion du carcajou est finalisée).
D’ici 2035, rétablir un taux d’occupation estivale moyen du carcajou supérieur à 0,38 (taux observé pour la période de 2012 à 2016, avant son déclin) dans les parcs nationaux Banff, Kootenay et Yoho. Les populations régionales de carcajous ont décliné considérablement (39 %) au cours de la dernière décennie (Barrueto et al., 2022).

En raison des densités de population très faibles, la connectivité avec le reste de la population des Rocheuses devient essentielle.
Les tendances en matière d’occupation sont surveillées à l’aide d’un réseau d’appareils photo actionnés par le mouvement. Les perturbations humaines sont réduites au minimum pendant l’hiver et le printemps afin de maximiser le succès de la reproduction.
Blaireau d’Amérique, Hirondelle de rivage, Hirondelle rustique, Martinet sombre, Pic de Lewis, petite chauve-souris brune, boa caoutchouc du Nord, bourdon de l’Ouest, crapaud de l’Ouest Aucun objectif n’a été fixé, car il n’y a pas ou presque pas de menaces connues dans le parc, on ne connaît aucune mesure de gestion qui pourrait atténuer les menaces ou le parc est d’une importance limitée pour le rétablissement de l’espèce. S.O. Consignation des observations fortuites. Le parc continuera de protéger les individus et l’habitat convenable, et d’aider les partenaires à assurer le rétablissement et la protection de ces espèces, dans la mesure du possible. De plus, le personnel du parc travaillera avec des partenaires pour dresser l’inventaire des espèces sous-échantillonnées dans le parc et adapter sa gestion en conséquence quand de nouvelles populations seront découvertes.

Annexe B : Mesures de conservation et de rétablissement qui seront mises en œuvre

Espèces et numéro de la mesure Mesure de rétablissement Résultat souhaité Priorité de l’activité (élevée, moyenne, faible) Classification des menacesNote de bas de page 15 Classification des mesuresNote de bas de page 16 Échéance
1.1 Ours grizzli (population de l’Ouest) Peaufiner le modèle de sûreté de l’habitat du grizzli pour le parc national Kootenay. Un modèle peaufiné de sûreté de l’habitat du grizzli pour le parc national Kootenay est élaboré d’ici 2030 pour guider les décisions de gestion. Moyenne 6.1.2 Randonnée 8.1.2 Recherche et analyse documentaires 2030
1.2 Ours grizzli (population de l’Ouest) Mener des recherches pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du grizzli à l’échelle du paysage. Travailler avec des collaborateurs régionaux pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du grizzli à l’échelle du paysage et déterminer si des mesures de rétablissement peuvent être mises en œuvre à l’échelle locale ou à l’échelle du parc. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.2 Recherche et analyse documentaires En cours tout au long du cycle de dix ans
1.3 Ours grizzli (population de l’Ouest) Mettre en place et maintenir des zones saisonnières d’habitat sûr pour le grizzli (avec un accès humain limité) dans les zones d’habitat clés. Au moins une zone saisonnière d’habitat sûr pour le grizzli a été mise en place d’ici 2030 pour réduire les perturbations et les déplacements humains. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs 2030
1.4 Ours grizzli (population de l’Ouest) Bloquer l’accès aux sentiers non officiels et modifier le tracé des sentiers officiels dans l’habitat principal du grizzli de manière à réduire les perturbations anthropiques pendant la saison estivale. Au moins une zone fait l’objet de mesures d’atténuation (fermeture de sentiers non officiels ou modification du tracé de sentiers officiels) d’ici à 2035 afin d’améliorer la sûreté de l’habitat principal du grizzli. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs 2035
1.5 Ours grizzli (population de l’Ouest) Continuer à mettre en place des fermetures temporaires autour des sites de prédation du grizzli afin de garantir une alimentation sûre. Des fermetures temporaires sont mises en œuvre si nécessaire autour des sites de prédation du grizzli afin de réduire les perturbations humaines et les déplacements. Moyenne 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs En cours tout au long du cycle de dix ans
1.6 Ours grizzli (population de l’Ouest) Mettre en place des fermetures saisonnières (de la mi-octobre à la mi-mai) autour des tanières connues de mise bas du grizzli qui risquent de subir des perturbations anthropiques afin d’éviter que des femelles reproductrices soient forcées d’abandonner leur tanière et de quitter le secteur. Toutes les tanières connues de mise bas du grizzli qui risquent de subir des perturbations anthropiques sont protégées par des fermetures saisonnières. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs Au besoin
1.7 Ours grizzli (population de l’Ouest) Continuer de mettre en œuvre des mesures d’atténuation (réduction de la vitesse, interdiction de s’arrêter, gestion de la végétation) dans les secteurs très fréquentés par les grizzlis en bordure des routes pour réduire la mortalité routière du grizzli. Les mesures d’atténuation réduisent la mortalité routière du grizzli et d’autres animaux sauvages. Moyenne 4.1.1 Routes 1.1.9 Gestion des visiteurs En cours tout au long du cycle de dix ans
1.8 Ours grizzli (population de l’Ouest) Utiliser les brûlages dirigés et la modification de la végétation pour réduire les conflits entre le grizzli et les humains. D’ici 2035, les grizzlis sont attirés loin des secteurs très fréquentés par les humains grâce à la mise en œuvre d’au moins deux brûlages dirigés ou à l’aménagement de pare-feux éclaircis mécaniquement qui augmentent la productivité de l’habitat du grizzli. Moyenne 6.1.2 Randonnée 1.1.4 Imiter les régimes d’incendie naturels 2035
2.1 Pin flexible Élaborer un plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles précisant les activités de restauration qui auront la plus grande valeur sur le plan de la conservation et les traitements les plus susceptibles de réussir pour le pin flexible dans le parc national Kootenay. Un plan de restauration du pin à cinq aiguilles est élaboré pour le parc national Kootenay d’ici 2026. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.2 Plan propre à l’espèce 2026
2.2 Pin flexible Utiliser des traitements forestiers (brûlages dirigés, éclaircies, plantations) pour améliorer l’habitat du pin flexible. D’ici 2035, l’habitat du pin flexible est amélioré par l’atteinte de 10 % des objectifs de restauration pour l’espèce décrits dans le plan de restauration des pins à cinq aiguilles. Élevée 7.1.2 Suppression du régime des incendies 1.1.5 Mesures mécaniques 2035
2.3 Pin flexible Protéger les pins flexibles de grande valeur, ou arbres plus (sujets immunisés à la rouille vésiculeuse), du dendroctone du pin ponderosa en utilisant de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Au moins 50 % des arbres plus sont protégés par de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Élevée 8.2.4 Épidémies d’insectes ravageurs 1.2.6 Mesures chimiques Au besoin
2.4 Pin flexible Recueillir et stocker des semences pour préserver la diversité génétique du pin flexible. D’ici 2035, au moins 2 000 semences de pin flexible ont été recueillies et stockées afin de préserver la diversité génétique de l’espèce. Moyenne 98 Aucune menace directe 2.3.3 Création de banques de gènes 2035
3.1 Truite fardée versant de l’ouest
(population du Pacifique)
Retirer les poissons non indigènes introduits par ensemencement par le passé afin de protéger la truite fardée versant de l’ouest. D’ici 2035, les poissons non indigènes introduits par ensemencement par le passé sont retirés d’au moins un plan d’eau essentiel à la restauration de la truite fardée versant de l’ouest. Élevée 98 Aucune menace directe 1.1.1 Élimination des espèces envahissantes, des ravageurs, des mauvaises herbes ou des espèces problématiques 2035
3.2 Truite fardée versant de l’ouest (population du Pacifique) Réintroduire des truites fardées versant de l’ouest génétiquement pures dans l’aire de répartition historique de l’espèce. D’ici 2035, des truites fardées versant de l’ouest génétiquement pures sont réintroduites dans au moins un plan d’eau prioritaire de l’aire de répartition historique de l’espèce. Élevée 98 Aucune menace directe 2.2.1 Réintroduction d’espèces 2035
3.3 Truite fardée versant de l’ouest
(population du Pacifique)
Planifier le rétablissement de la truite fardée versant de l’ouest dans le cadre d’un plan d’intendance des ressources aquatiques. D’ici 2030, un plan d’intendance des ressources aquatiques pour le parc national Kootenay est élaboré en collaboration avec des partenaires autochtones. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.1 Plan propre à un secteur 2030
3.4 Truite fardée versant de l’ouest
(population du Pacifique)
Supprimer les obstacles au passage des poissons afin d’améliorer la connectivité des populations de truites fardées et d’ombles à tête plate. La connectivité aquatique est améliorée en supprimant les obstacles au passage des poissons (ponceaux et barrages, par exemple) chaque fois que l’occasion se présente (p. ex., lorsque des travaux routiers sont entrepris à l’emplacement de voies de franchissement) et lorsque cela n’augmentera pas l’accès des poissons non indigènes. Moyenne 4.1.1 Routes 2.1.5 Gestion des déplacements/migrations Au besoin
3.5 Truite fardée versant de l’ouest
(population du Pacifique)
Mise en œuvre d’une réglementation sur les hameçons sans ardillon pour protéger la truite fardée versant de l’ouest et l’omble à tête plate. Une réglementation sur les hameçons sans ardillon est mise en œuvre d’ici 2035. Moyenne 5.4.1 Pêche récréative ou de subsistance 7.1.3 Règlements 2035
4.1 Pin à écorce blanche Élaborer un plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles détaillant les activités de rétablissement là où la valeur de conservation du pin à écorce blanche est la plus élevée et où le succès du traitement est probable dans le parc national Kootenay. Un plan de restauration du pin à cinq aiguilles est élaboré pour le parc national Kootenay d’ici 2026. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.2 Plan propre à l’espèce 2026
4.2 Pin à écorce blanche Utiliser des traitements forestiers (brûlages dirigés, éclaircies, plantations) pour améliorer l’habitat du pin à écorce blanche. D’ici 2035, l’habitat du pin à écorce blanche est amélioré par l’atteinte de 25 % des objectifs de restauration pour l’espèce décrits dans le plan de restauration des pins à cinq aiguilles. Élevée 7.1.2 Suppression du régime des incendies 1.1.4 Imiter les régimes d’incendie naturels 2035
4.3 Pin à écorce blanche Protéger les pins à écorce blanche de grande valeur, ou arbres plus (sujets immunisés à la rouille vésiculeuse) du dendroctone du pin ponderosa en utilisant de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Au moins 50 % des arbres plus sont protégés par de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Élevée 8.2.4 Épidémies d’insectes ravageurs 1.1.6 Mesures chimiques Au besoin
4.4 Pin à écorce blanche Recueillir et stocker des semences pour préserver la diversité génétique du pin à écorce blanche. D’ici 2035, au moins 2 000 semences de pin à écorce blanche ont été recueillies et stockées afin de préserver la diversité génétique de l’espèce. Moyenne 98 Aucune menace directe 2.3.3 Création de banques de gènes 2035
5.1 Carcajou Repérer des parcelles d’habitat sûres pour le carcajou (auxquelles l’accès des humains est limité) et trouver des mécanismes pour réduire les perturbations anthropiques, notamment mettre hors service des sentiers non officiels et modifier le tracé de sentiers officiels. D’ici 2030, la perturbation et le déplacement du carcajou sont réduits grâce au repérage de parcelles d’habitat sûres et à l’adoption de mécanismes visant à réduire les perturbations anthropiques. Élevée 6.1.2 Randonnée 6.4.2 Plan propre à l’espèce 2030
5.2 Carcajou Mettre en œuvre des mesures de protection autour des tanières de mise bas du carcajou repérées dans le parc afin d’éviter le déplacement de femelles reproductrices et l’abandon de tanières. Des fermetures saisonnières dans tous les lieux connus de mise bas du carcajou permettent de prévenir le déplacement des femelles reproductrices et l’abandon des tanières. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs Au besoin
5.3 Carcajou Sur demande, mettre en commun les données avec les collègues des provinces (Alberta et Colombie-Britannique) afin d’éclairer la prise de décision concernant le piégeage régional du carcajou, et participer au processus régional de planification du rétablissement du carcajou. La planification régionale du rétablissement du carcajou et les décisions concernant le piégeage régional sont éclairées par les données de surveillance des tendances de la population de carcajous de Parcs Canada, qui sont transmises aux collègues des provinces sur demande. Moyenne 98 Aucune menace directe 10.3.4 Échange de connaissances Au besoin
6.1 Blaireau d’Amérique, population de Kootenay, des Prairies et de la rivière à la Pluie
(Taxidea taxus)
Mettre en œuvre des mesures de protection pour améliorer la sûreté de l’habitat du blaireau autour des tanières de mise bas. Toutes les tanières de mise bas actives du blaireau sont protégées par des fermetures saisonnières. Élevée 1.3.2 Terrains de camping 1.1.9 Gestion des visiteurs Au besoin
6.2 Blaireau d’Amérique, population de Kootenay, des Prairies et de la rivière à la Pluie
(Taxidea taxus)
Élaborer et mettre en œuvre un plan opérationnel de coexistence entre le blaireau et les humains afin de réduire les situations conflictuelles. Un plan opérationnel de coexistence blaireaux-humains est élaboré et mis en œuvre d’ici 2026. Moyenne 1.3.2 Terrains de camping 6.4.4 Plan opérationel 2026
6.3 Blaireau d’Amérique, population de Kootenay, des Prairies et de la rivière à la Pluie
(Taxidea taxus)
Utiliser les brûlages dirigés et l’éclaircissement des forêts pour améliorer l’habitat de prairie du blaireau. D’ici 2035, au moins un projet de brûlage dirigé ou d’éclaircissement est mis en œuvre afin d’accroître la productivité de l’habitat de prairie du blaireau. Moyenne 7.1.2 Suppression du régime des incendies 1.1.4 Imiter les régimes d’incendie naturels 2035
7.1 Hirondelle de rivage Assurer la surveillance des colonies sentinelles d’Hirondelles de rivage. La surveillance des colonies sentinelles d’Hirondelles de rivage est effectuée au moins tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les trois ans
8.1 Hirondelle rustique Assurer la surveillance des nids d’Hirondelles rustiques aux sites sentinelles. La surveillance des sites sentinelles de l’Hirondelle rustique est effectuée au moins tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les trois ans
9.1 Martinet sombre Surveiller l’occupation des sites sentinelles par le Martinet sombre. La surveillance de l’occupation des sites sentinelles par le Martinet sombre est effectuée au moins tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
9.2 Martinet sombre Réaliser des relevés pour repérer les aires de nidification actives du Martinet sombre afin de soutenir la désignation de l’habitat essentiel. D’ici 2035, des relevés de l’habitat et de l’occupation du Martinet sombre sont effectués à au moins cinq nouveaux sites hautement prioritaires. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain 2035
9.3 Martinet sombre Protéger les sites de nidification du Martinet sombre nouvellement recensés des perturbations anthropiques (p. ex. escalade, descente de canyon). Des ordonnances de restriction des activités sont émises pour protéger des perturbations anthropiques tous les sites de nidification connus du Martinet sombre. Élevée 6.1.3 Usage récréatif des falaises et des parois rocheuses 1.1.9 Gestion des visiteurs Au besoin
10.1 Pic de Lewis Consigner les données de présence du Pic de Lewis. Il est rappelé chaque année au personnel de consigner les observations fortuites de Pics de Lewis. Faible 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche et surveillance sur le terrain Au besoin
11.1 Petite chauve-souris brune Effectuer un suivi de la population de la petite chauve-souris brune dans les colonies de maternité sentinelles. Au moins un site de colonie de maternité sentinelle de la petite chauve-souris brune fait l’objet d’une surveillance annuelle. Moyenne 8.4.3 Pathogènes fongiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
11.2 Petite chauve-souris brune Effectuer une surveillance du syndrome du museau blanc (Psuedogymnoascus destructans [Pd]) aux aires de repos connues de la petite chauve-souris brune. Le guano est prélevé et analysé pour déceler la présence de Pd chaque année dans les aires de repos prioritaires. Moyenne 8.4.3 Pathogènes fongiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
13.1 Crapaud de l’Ouest
(populations non chantantes)
Poursuivre la surveillance de l’occupation par le crapaud de l’Ouest. Une surveillance des amphibiens (y compris le crapaud de l’Ouest) est effectuée tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les trois ans
14.1 Espèces multiples
Toutes les espèces
Élaborer une stratégie de communication sur les espèces en péril afin de sensibiliser la population, de l’informer sur les espèces en péril et leur importance, et d’obtenir un meilleur soutien pour les mesures de rétablissement de ces espèces mises en œuvre dans le parc. Une stratégie de communication sur les espèces en péril est élaborée d’ici 2026 et mise à jour tous les cinq ans, en même temps que les rapports sur la mise en œuvre du plan d’action. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.3 Planification de projets ou de programmes thématiques 2026
14.2 Espèces multiples
Toutes les espèces
Mettre en œuvre la stratégie de communication sur les espèces en péril. La stratégie de communication sur les espèces en péril est mise en œuvre afin de sensibiliser la population, de l’informer sur les espèces en péril et leur importance, et d’obtenir un meilleur soutien pour les mesures de rétablissement de ces espèces mises en œuvre dans le parc. Élevée 98 Aucune menace directe 3.1.1 Sensibilisation En cours tout au long du cycle de dix ans

Annexe C : Autres mesures de conservation et de rétablissement qui seront mises en œuvre au moyen de partenariats ou lorsque d’autres ressources seront accessibles

Espèces et numéro de la mesure Mesure de rétablissement Résultat souhaité Classification des menacesNote de bas de page 17 Classification des mesuresNote de bas de page 18
5.4 Carcajou Mener des recherches pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du carcajou à l’échelle du paysage. Travailler avec des collaborateurs régionaux pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du carcajou à l’échelle du paysage et déterminer si des mesures de rétablissement peuvent être mises en œuvre à l’échelle locale ou à l’échelle du parc. 98 Aucune menace directe 8.1.2 Recherche et analyse documentaires
5.5 Carcajou Surveiller l’évolution de la densité de la population de carcajous La densité de la population de carcajous est estimée tous les dix ans. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche et surveillance sur le terrain
6.4 Blaireau d’Amérique, population de Kootenay, des Prairies et de la rivière à la Pluie
(Taxidea taxus)
Incorporer des ouvrages de franchissement pour les blaireaux, lorsqu’il est possible de le faire, afin d’atténuer la mortalité routière du blaireau. Des ouvrages de franchissement sont envisagés et aménagés, si possible, à des endroits clés lorsque des travaux d’amélioration des routes ont lieu à proximité de l’habitat du blaireau. 4.1.1 Routes 2.1.5 Gestion des déplacements/migrations
11.3 Petite chauve-souris brune Protéger la petite chauve-souris brune du syndrome du museau blanc grâce à l’application de probiotiques. L’application de probiotiques est testée dans des colonies de maternité sentinelles de petites chauves-souris brunes. 8.4.3 Pathogènes fongiques 1.1.7 Mesures biologiques
11.4 Petite chauve-souris brune Repérer les hibernacles de la petite chauve-souris brune. Les hibernacles à fort potentiel ont été évalués afin de déterminer leur utilisation. 8.4.3 Pathogènes fongiques 8.1.1 Recherche et surveillance sur le terrain
12.1 Boa caoutchouc du Nord Effectuer un inventaire du boa caoutchouc du Nord. Un inventaire du boa caoutchouc du Nord est réalisé et la diversité génétique de la population est évaluée dans la région des sources thermales Radium. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche et surveillance sur le terrain
15.1 Espèces multiples : Insectes Mener un inventaire des insectes en péril. L’inventaire ciblé des bourdons, des coccinelles et des odonates en péril est terminé. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche et surveillance sur le terrain
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