Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Banff

Loi sur les espèces en péril

Série de plans d’action

2026

© Parks Canada
Description longue pour image de couverture

La page de couverture est une photo du lac Bow, dans le parc national Banff, avec des montagnes en arrière‑plan et des personnes debout le long du rivage rocheux. Crédit photo : Sophie Deschamps

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Information sur le document

Citation recommandée : ‏

Parcs Canada. Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Banff, Série de plans d’action de la Loi sur les espèces en péril, Parcs Canada, Ottawa, 2026, vii+38 p.

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Pour obtenir des copies du présent rapport ou un complément d’information sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de résidence, les programmes de rétablissement et d’autres documents connexes sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril Note de bas de page 1.

Titre en anglais :

Multi-species Action Plan for Banff National Park of Canada

© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre de l’Environnement et du Changement climatique et de la Nature, 2026. Tous droits réservés.

ISBN à venir
No de catalogue à venir

Le contenu du présent document (sauf les photos) peut être utilisé sans permission, à condition que la source en soit adéquatement mentionnée.

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996)Note de bas de page 2, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’adopter des lois, des règlements et des programmes complémentaires afin d’assurer la protection des espèces en péril partout au Canada. La Loi sur les espèces en péril (L. C. 2002, c. 29) (LEP) a été promulguée pour protéger les espèces sauvages en péril et renforcer d’autres lois de conservation de la biodiversité au pays. Aujourd’hui, la LEP est un contributeur clé à la réalisation de la Stratégie pour la nature 2030 du Canada : Freiner et inverser la perte de biodiversité au Canada, qui trace la voie à suivre pour que le pays mette en œuvre le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal.

En vertu de la LEP, les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration de plans d’action pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et dont le rétablissement a été jugé réalisable. Ils sont également tenus de rendre compte des progrès réalisés cinq ans après la publication des plans d’action dans le Registre public des espèces en péril.

Les plans d’action relatifs aux espèces en péril décrivent en détail les mesures de rétablissement prévues à l’appui de l’orientation stratégique définie dans les programmes de rétablissement. Ils décrivent ce qui doit être fait pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition présentés dans le programme de rétablissement, notamment les mesures à prendre pour contrer les menaces et surveiller le rétablissement des espèces ainsi que les mesures proposées pour protéger l’habitat essentiel désigné de ces espèces. Le plan d’action comprend également une évaluation des répercussions socioéconomiques de sa mise en œuvre et des avantages en découlant. Il s’inscrit dans une série de documents liés qui doivent être pris en considération avec les rapports de situation du COSEPAC, les programmes de rétablissement et d’autres plans d’action produits pour ces espèces.

La ministre responsable de Parcs Canada, ministre compétente en vertu de la LEP pour le rétablissement des espèces se trouvant dans le parc national du Canada Banff, a préparé le présent plan d’action pour la mise en œuvre des programmes de rétablissement s’appliquant au parc conformément à l’article 47 de la LEP. Ce plan d’action a été préparé en collaboration avec Environnement et Changement climatique Canada, Pêches et Océans Canada et la province de l’Alberta, conformément au paragraphe 48(1) de la LEP.

Le succès du rétablissement de ces espèces dépend de l’engagement et de la coopération d’un grand nombre d’intervenants et ne sera pas obtenu par Parcs Canada uniquement ou toute autre instance seule. Les Canadiens et les Canadiennes sont tous invités à appuyer ce plan et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de multiples espèces et de la société canadienne dans son ensemble.

La mise en œuvre du présent plan d’action est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires de Parcs Canada et des autres instances et organisations participantes.

Remerciements

Parcs Canada souhaite remercier les personnes qui ont contribué à l’élaboration du présent plan d’action.

Nous reconnaissons que le parc national Banff fait partie du territoire actuel des Premières Nations signataires des Traités nos 6, 7 et 8 ainsi que du territoire ancestral des Métis. Les terres et les eaux de Banff sont utilisées depuis des millénaires par les Autochtones pour leurs activités de subsistance, leurs cérémonies et leurs déplacements. Nous remercions chaque nation pour sa contribution et sa collaboration continue à l’entretien des relations qui nous permettent de prendre soin des terres et des eaux ensemble, en tant qu’intendants.

Parcs Canada reconnaît respectueusement que le parc national Banff est situé sur les terres traditionnelles des peuples Ktunaxa et Secwépemc. Nous convenons qu’ils sont les intendants, depuis des temps immémoriaux, des terres et des eaux de la région maintenant appelée parc national Banff. Parcs Canada s’est engagé sur la voie de la réconciliation et s’affaire à renouveler sa relation avec les Autochtones dans un climat fondé sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.

Nous tenons à remercier tous les employés, partenaires, intervenants, bénévoles et chercheurs qui ont contribué à la mise en œuvre du premier Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Banff (2017-2022) ainsi qu’à l’élaboration du présent plan d’action mis à jour. Les contributions des participants aux ateliers d’analyse propre au parc de février 2023 sont particulièrement appréciées.

Sommaire

Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Banff met à jour et remplace le contenu du plan d’action de 2017Note de bas de page 3. Ils’applique aux terres et aux eaux situées dans les limites du parc national du Canada Banff. Le plan présente des mesures visant à assurer la conservation ou le rétablissement des espèces inscrites sur la liste de la LEP ainsi que des espèces dont la conservation est préoccupante régulièrement présentesNote de bas de page 4 dans le parc national. Il répond aux exigences de l’article 47 de la LEP pour les espèces qui nécessitent un plan d’action.

Le présent plan d’action traite de 20 espèces régulièrement présentes dans le parc national Banff : 15 qui sont inscrites sur la liste de la LEP et 5 autres dont la conservation est préoccupante (p. ex., espèces évaluées par le COSEPAC, mais non inscrites sur la liste de la LEP). Des espèces inscrites sur la liste de la LEP, 11 sont en voie de disparition ou menacées (et doivent donc faire l’objet d’un plan d’action en vertu de la LEP) et 4 sont préoccupantes. L’inclusion d’espèces dont la conservation est préoccupante qui ne sont pas inscrites sur la liste de la LEP permet d’établir un plan global pour la conservation et le rétablissement des espèces dans le parc.

Description longue du diagramme

Un diagramme en forme de beigne montre que ce plan d’action couvre 20 espèces au total, dont 5 espèces en voie de disparition, 6 espèces menacées, 4 espèces préoccupantes, 5 espèces dont la conservation est préoccupante non inscrites sur la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP).

Ce plan inclut 8 objectifs propres au site en matière de population et de répartition; il s’agit de la contribution du parc aux objectifs à l’échelle de l’aire de répartition des espèces, comme établi dans les programmes de rétablissement et les plans de gestion de la LEP. La mesure des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs propres au parc au fil du temps permettra de déterminer l’impact écologique de la mise en œuvre du plan d’action.

Des mesures de conservation et de rétablissement ont été élaborées pour atténuer les principales menacesNote de bas de page 5 pesant sur les espèces dans le parc, dont les cinq principales suivantes.

Description longue du diagramme

Cinq bulles graphiques décrivent les cinq principales menaces pesant sur les espèces en péril dans le BNP à savoir : Activités récréatives, plantes et animaus non indigènes envahissants, routes et voies ferrées, utilisation de l’eau et gestion de barrages, feux et suppression des feux.

Un total de 53 mesures de conservation et de rétablissement sont mentionnées en tant qu’engagements dans le présent plan d’action. Des mesures supplémentaires, au nombre de 12, seront mises en œuvre si des ressources ou des partenariats le permettent. Le nombre de mesures constituant des engagements et leurs catégories d’actionsNote de bas de page 6 sont présentés ci-dessous.

Description longue du diagramme

Sept bulles graphiques décrivent les sept principales menaces pesant sur les espèces en péril dans le BNP, à savoir : 24 gestion des milieux terrestres ou aquatiques, 14 recherche et surveillance, 6 gestion des espèces, 5 désignation et planification de la conservation, 3 partenariats et collaborations, 1 sensibilisation, 1 cadres législatif et réglementaire.

Le présent plan d’action ne désigne aucun habitat essentiel. Une description est donnée des mesures de protection de l’habitat essentiel déjà désigné pour les espèces visées par ce plan.

Le coût financier de la mise en œuvre de ce plan sera assumé par Parcs Canada, et par des partenariats si des ressources deviennent disponibles. Les principaux coûts liés à la mise en œuvre des mesures de ce plan devraient être minimes. Les stratégies de rétablissement de base du plan actualisé restent cohérentes avec celles de la version de 2017; elles sont axées sur les mesures de conservation et de rétablissement des espèces inscrites sur la liste fédérale et des espèces dont la conservation est préoccupante dans le parc national Banff. Les avantages de ce plan d’action comprennent le rétablissement d’espèces en péril et un effet positif global sur la biodiversité, ce qui contribuera aux objectifs fédéraux et mondiaux en matière de développement durable. Ils comprennent également une amélioration de la compréhension qu’ont les visiteurs du parc des espèces en péril, un soutien accru à la protection et au rétablissement de ces espèces ainsi que la poursuite du rétablissement du bison des prairies, espèce importante sur le plan culturel, et des possibilités d’admirer cet animal.

Les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ce plan d’action et dans l’atteinte des objectifs propres au site en matière de population et de répartition seront évalués chaque année, et un rapport résumant les résultats obtenus sera publié dans le Registre public des espèces en péril après cinq ans, conformément à l’article 55 de la LEP.

1. Contexte

Le Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Banff met à jour et remplace le contenu du Plan d’action de 2017 (Agence Parcs Canada, 2017). En vertu de l’article 52 de la Loi sur les espèces en péril, le ministre compétent peut modifier un plan d’action à tout moment. La présente modification vise à mettre à jour les informations sur les espèces ainsi qu’à intégrer le savoir et les nouvelles informations acquises au cours de la mise en œuvre du plan d’action de 2017. Le rapport quinquennal de mise en œuvre du plan d’action visant des espèces multiples de 2017 est publié dans le Registre public des espèces en péril.

1.1 Plans d’action visant des espèces multiples de Parcs Canada

Dans le cadre de l’élaboration de ses plans d’action, Parcs Canada adopte une approche visant des espèces multiples propre à un endroit précis. Il peut ainsi recenser et prioriser les mesures de conservation et de rétablissement pour une gamme d’espèces dans un ou plusieurs lieux patrimoniaux à la gestion desquels il contribue. Cette approche permet également de prendre en compte les besoins de multiples espèces ainsi que de recenser et prioriser les mesures dont la mise en œuvre contribuera le plus à la conservation et au rétablissement des espèces à ces endroits donnés. Les plans d’action visant des espèces multiples de Parcs Canada se concentrent sur les terres et les eaux administrées par l’organisme.

Le processus d’élaboration des plans d’action tient compte d’un ensemble d’espèces régulièrement présentes sur le ou les sites visés, y compris les espèces en péril figurant à l’annexe 1 de la LEP, les espèces évaluées par le COSEPAC et dont l’ajout à l’annexe 1 de la LEP est envisagé, les espèces inscrites sur la liste provinciale et d’autres espèces d’intérêt, y compris celles qui ont une importance culturelle. L’inclusion d’espèces pour lesquelles un plan d’action n’est pas exigé par la LEP permet à Parcs Canada d’adopter une approche globale et d’élaborer un plan complet pour la conservation et le rétablissement des espèces dans le ou les sites visés.

Dans de nombreux cas, plusieurs programmes et plans de rétablissement, plans de gestion et plans d’action fédéraux et provinciaux ont été préparés pour les espèces visées par le présent plan d’action. De la même façon que les évaluations de la situation effectuées par le COSEPAC, ces documents fournissent des orientations pour le rétablissement d’espèces données, y compris la détermination des menaces, des objectifs de rétablissement, de l’orientation stratégique visant à atteindre les objectifs et de l’habitat essentiel. Le présent plan d’action a été élaboré et sera appliqué conformément à ces documents de rétablissement, et devrait être considéré comme faisant partie de cet ensemble de programmes et de plans liés.

L’approche de Parcs Canada concernant l’élaboration des plans d’action visant des espèces multiples est harmonisée avec l’Approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada (Service canadien de la faune, 2018). Elle tient compte des priorités liées à la conservation à l’échelle du paysage, à la connectivité écologique, à la conservation climato-ingénieuse, à la conservation des espèces indigènes et aux espèces culturellement importantes. En outre, Parcs Canada utilise de plus en plus le cadre de gestion adaptative Standards Ouverts pour la pratique de la conservation afin d’appuyer et d’éclairer le processus d’élaboration des plans d’action.

La mise en œuvre des mesures de conservation et de rétablissement énoncées dans ces plans d’action est souvent intégrée au cadre des programmes de conservation de Parcs Canada. L’intégrité écologique est une pierre angulaire du mandat de l’organisme, soit la protection et la mise en valeur d’exemples représentatifs du patrimoine naturel du pays. Il s’agit de la priorité absolue des activités de préservation des parcs nationaux du Canada. En plus des mesures de protection prévues par la LEP, les espèces en péril, leur résidence et leur habitat dans les lieux gérés par Parcs Canada sont souvent protégés en vertu d’autres lois et règlements fédéraux, notamment la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et ses règlements d’application, la Loi sur les pêches, la Loi sur les parcs nationaux du Canada et la Loi sur les aires marines nationales de conservation du Canada.

1.2 Parc national Banff

Le parc national Banff protège 6 641 km2 des chaînons est et principal des Rocheuses, des pics et des glaciers de la ligne de partage des eaux jusqu’aux forêts alpestres de moyenne altitude de la vallée de la Bow et des versants est. Le parc est adjacent aux parcs nationaux Kootenay et Yoho ainsi qu’au parc provincial du Mont‑Assiniboine, à l’ouest. Avec le parc national Jasper et les parcs provinciaux du Mont‑Robson et Hamber, ils forment une aire protégée de 20 069 km2 qui a été désignée site du patrimoine mondial des parcs des montagnes Rocheuses canadiennes par l’UNESCO. Un certain nombre de parcs provinciaux et d’aires de nature sauvage de l’Alberta jouxtent également le parc sur sa limite est.

Le parc national Banff englobe toute la partie supérieure du bassin versant de la rivière Bow de même que le bassin versant de la rivière Saskatchewan Nord. L’altitude y varie d’environ 1 300 m là où la rivière Bow sort du parc à près de 3 500 m le long de la ligne de partage des eaux. Les niveaux de précipitations diminuent d’ouest en est, et les chutes de neige, en particulier, sont plus abondantes près de la ligne de partage des eaux. Les principaux facteurs de perturbation de l’écosystème sont les feux de forêt, les insectes forestiers, les avalanches ainsi que l’érosion et les dépôts fluviaux. Ce paysage montagneux complexe abrite divers écosystèmes : prairies alpines, forêts subalpines humides, pentes d’avalanche arbustives dégagées, zones riveraines et plaines alluviales riches, ainsi que forêts et prairies alpestres dégagées. Ces écosystèmes abritent une grande diversité d’espèces, dont un certain nombre sont en péril ou préoccupantes sur le plan de la conservation.

1.3 Portée du plan d’action

Bien qu’il ait été inclus dans le plan d’action précédent, le ranch Ya-Ha Tinda, propriété de la Couronne fédérale gérée par Parcs Canada, n’est pas inclus dans cette modification. Le ranch a été désigné comme une autre mesure de conservation efficace par zone en 2024. Les considérations relatives aux espèces en péril qui y sont présentes sont incluses dans le plan de protection des ressources du site (Parcs Canada, 2023).

1.3.1. Portée géographique

La portée géographique de ce plan d’action comprend toutes les terres et les eaux appartenant au gouvernement fédéral situées dans les limites du parc national Banff (figure 1). Le plan a été rédigé exclusivement pour le parc national Banff afin de remplir les responsabilités légales de Parcs Canada ainsi que de répondre aux menaces précises et de respecter les lois et les priorités de gestion propres au parc, qui peuvent différer de celles touchant d’autres secteurs. Toutefois, il a été élaboré et sera mis en œuvre en collaboration avec des partenaires au sein du paysage élargi afin de maximiser les avantages en matière de conservation et de rétablissement des espèces.

Figure 1 : Parc national Banff
Figure 1 : Parc national Banff
Description longue de l’image

La figure 1 est une carte du parc national Banff montrant la route 1, la ville de Banff et le village de Lake Louise.

1.3.2. Portée relative aux espèces

Le présent plan d’action vise 15 espèces inscrites sur la liste de la LEP et 5 espèces dont la conservation est préoccupante qui sont régulièrement présentes dans le parc national Banff (tableau 1). Parmi les espèces inscrites à l’annexe 1 de la LEP, 11 sont en voie de disparition ou menacées (et nécessitent donc un plan d’action en vertu de l’article 47 de la LEP), et 4 sont des espèces préoccupantes. Veuillez noter qu’au cours de la mise en œuvre de ce plan, l’évaluation du COSEPAC ou la situation selon la LEP de certaines espèces pourrait changer.

Tableau 1. Espèces incluses dans le Plan d’action pour le parc national Banff
Espèce Nom scientifique Situation selon le COSEPAC Statut selon l’annexe 1 de la LEP
Physe des fontaines de Banff Physella johnsoni En voie de disparition En voie de disparition
Hirondelle de rivage Riparia riparia Menacée Menacée
Hirondelle rustique Hirundo rustica Préoccupante Menacée
Martinet sombre Cypseloides niger En voie de disparition En voie de disparition
Omble à tête plate Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson Salvelinus confluentus Menacée Menacée
Chauve-souris rousse de l’Est Lasiurus borealis En voie de disparition Non inscrite
Ours grizzli
(population de l’Ouest)
Ursus arctos Préoccupante Préoccupante
Chauve-souris cendrée Lasiurus cinereus En voie de disparition Non inscrite
Pin flexible Pinus flexilis En voie de disparition Non inscrite
Petite chauve-souris brune Myotis lucifugus En voie de disparition En voie de disparition
Chauve-souris nordique Myotis septentrionalis En voie de disparition En voie de disparition
Bison des prairies Bison bison bison Menacée Non inscrite
Chauve-souris argentée Lasionycteris noctivagans En voie de disparition Non inscrite
Agrion vif Argia vivida Préoccupante Préoccupante
Bourdon de l’Ouest
Sous-espèce occidentalis
Bombus occidentalis occidentalis Menacée Menacée
Crapaud de l’Ouest
Populations non chantantes
Anaxyrus boreas Préoccupante Préoccupante
Truite fardée versant de l’ouest
Population de l’Alberta
Oncorhynchus clarkii lewisi Menacée Menacée
Pin à écorce blanche Pinus albicaulis En voie de disparition En voie de disparition
Carcajou Gulo gulo Préoccupante Préoccupante
Caribou des bois
Population des montagnes du Sud
Rangifer tarandus En voie de disparition (caribou, population des montagnes du Centre) Menacée

2. Objectifs propres au site en matière de population et de répartition

La possibilité pour Parcs Canada de prendre des mesures de gestion directes dans le parc qui contribueront de façon mesurable au rétablissement de chacune des espèces a été évaluée. Des objectifs propres au site en matière de population et de répartition ont été établis pour huit espèces (annexe A). Ces objectifs déterminent la contribution que les mesures de conservation et de rétablissement mises en œuvre dans le parc ou en collaboration avec des partenaires peuvent apporter à la réalisation des objectifs nationaux établis dans les programmes de rétablissement et les plans de gestion de la LEP.

Le suivi des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs propres au parc au fil du temps permettra de déterminer si la mise en œuvre des mesures de conservation et de rétablissement (précisées à l’annexe B) a l’incidence souhaitée sur les espèces.

Pour plusieurs espèces, la principale contribution de Parcs Canada à la conservation consiste à s’assurer que les mesures de protection sont maintenues afin de protéger les espèces et leur habitat. Dans de tels cas, le rétablissement ne peut pas être influencé de manière mesurable par les mesures de gestion mises en œuvre par le parc; il n’est donc pas approprié d’établir des objectifs propres au site en matière de population et de répartition. Cette situation peut être causée par une ou plusieurs des circonstances suivantes touchant le parc : 1) il n’y a pas ou presque pas de menaces connues; 2) aucune mesure de gestion réalisable ne permet d’atténuer les menaces; 3) seule une petite partie de l’aire de répartition de l’espèce se trouve dans le parc, et l’incidence des mesures de gestion ne peut donc pas être mesurée. Les mesures de conservation peuvent alors se limiter aux mesures de protection en place en vertu de lois fédérales, comme la Loi sur les parcs nationaux du Canada, la Loi sur l’évaluation d’impact, la Loi sur les pêches, la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs et la LEP. D’autres efforts peuvent être faits, notamment la prise de mesures indirectes d’atténuation des menaces comme l’éducation et la sensibilisation, la préservation de l’habitat et le comblement des lacunes dans les connaissances grâce au dénombrement, à la recherche et à la surveillance.

3. Mesures de conservation et de rétablissement

Les mesures de conservation et de rétablissement visant à contrer les menaces qui pèsent sur les espèces dans le parc et à progresser vers la réalisation des objectifs en matière de population et de répartition établis ont été recensées et classées par ordre de priorité. L’établissement des priorités a principalement tenu compte de l’efficacité écologique, mais aussi des possibilités d’intégrer les priorités de l’Approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada, de renforcer les partenariats, d’accroître la valeur de l’expérience du visiteur dans le parc et d’augmenter la sensibilisation par l’entremise des relations externes. L’établissement des priorités a également pris en compte les possibilités et les contraintes budgétaires. Dans la mesure du possible, Parcs Canada adopte une approche écosystémique en donnant la priorité aux mesures qui profitent à de nombreuses espèces afin de maximiser l’efficacité et l’efficience de la protection et du rétablissement des espèces.

Au total, Parcs Canada compte mettre en œuvre 53 mesures de conservation et de rétablissement dans le parc national Banff (annexe B). La mise en œuvre de 12 mesures supplémentaires sera encouragée dans le cadre de partenariats ou lorsque des ressources supplémentaires deviendront accessibles (annexe C). Chaque mesure est associée à une ou plusieurs menaces relevées. Les cinq principales menaces abordées dans le présent plan d’action sont les suivantes : activités récréatives; plantes et animaux non indigènes envahissants; routes et chemins de fer; gestion et utilisation de l’eau et gestion de barrages; feux et suppression des feux. Chaque mesure est également associée à un résultat souhaité et au calendrier prévu pour atteindre le résultat souhaité. Ces résultats sont conçus pour être quantifiables et réalisables au cours de la période de mise en œuvre du présent plan.

3.1 Approche des mesures de conservation et de rétablissement

La détermination et la hiérarchisation des mesures de conservation et de rétablissement ont pris en compte les possibilités d’intégrer les approches suivantes en matière de mesures de rétablissement : conservation à l’échelle du paysage, conservation climato-ingénieuse, connectivité écologique et normes de conservation.

Conservation à l’échelle du paysage
La planification de la conservation au-delà des limites du parc augmente les possibilités de collaborer avec les partenaires régionaux afin de maximiser les résultats de la conservation dans l’ensemble du paysage. De nombreuses mesures de conservation et de rétablissement décrites dans ce plan nécessitent une collaboration avec des partenaires régionaux pour maximiser leur succès.

Conservation climato-ingénieuse
Les projections, les impacts et les vulnérabilités associés aux changements climatiques ont été pris en compte lors de l’élaboration des mesures de rétablissement décrites dans le présent plan. L’objectif consistait à élaborer un plan d’action climato-ingénieux, comprenant des mesures censées être durables et efficaces sur la base des scénarios projetés de changements climatiques.

Connectivité écologique
La connectivité écologique est un élément clé de la planification et du rétablissement propres aux espèces en péril. Elle est particulièrement importante pour les espèces, tant terrestres qu’aquatiques, à distribution étendue (p. ex., grizzli et truite), et de plus en plus importante alors que la fréquentation du parc augmente et que l’aménagement d’infrastructures connexes s’intensifie. Plusieurs mesures de conservation et de rétablissement décrites dans ce plan visent à supprimer les obstacles et à garantir le maintien ou le rétablissement de la connectivité pour les espèces clés.

Normes de conservation
Les normes de conservation sont de plus en plus utilisées par Parcs Canada pour soutenir la planification des mesures, en particulier dans le cas d’espèces pour lesquelles la mise en œuvre d’un cadre de gestion adaptative commun à l’échelle régionale peut améliorer les résultats en matière de conservation, p. ex. les pins à cinq aiguilles.

3.2 Classification des mesures

Les mesures décrites dans le présent plan sont classées en fonction de la Classification des actions de conservation du Conservation Measures Partnership (CMP)Note de bas de page 7. Le plan comprend des mesures des catégories décrites ci-dessous.

Gestion des milieux terrestres ou aquatiques
De nombreuses mesures de conservation et de rétablissement détaillées dans ce plan supposent la gestion directe ou la remise en état de sites ou d’écosystèmes du parc. Les brûlages dirigés, l’éclaircissement des forêts, la plantation d’arbres, la création d’itinéraires de rechange, le rétablissement de l’écoulement de l’eau et l’élimination d’espèces non indigènes sont quelques-uns des outils de gestion active que Parcs Canada emploie pour le rétablissement des espèces. La gestion des visiteurs est un autre outil important servant à protéger les espèces sensibles et leur habitat important contre les perturbations ou les déplacements, et à empêcher l’introduction d’espèces envahissantes.

Gestion des espèces
Dans certains cas, la gestion directe ou la restauration des espèces est nécessaire à leur rétablissement. Le présent plan prévoit la réintroduction d’espèces dans des secteurs qu’ils ont occupés historiquement (p. ex., omble à tête plate et truite fardée versant de l’ouest), une gestion active pour assurer le succès d’introductions précédentes (p. ex., bison des prairies) et la collecte de semences pour préserver la diversité génétique.

Désignation et planification de la conservation
La planification d’activités de remise en état est parmi les premières étapes essentielles du rétablissement d’espèces. Parcs Canada établira des plans de restauration et d’exploitation propres aux espèces pour orienter les mesures de rétablissement d’espèces futures, comme le bison des prairies et les pins à cinq aiguilles.

Recherche et surveillance
Les lacunes dans les connaissances constituent des obstacles majeurs à l’élaboration et à la mise en œuvre de mesures efficaces de conservation et de rétablissement pour de nombreuses espèces dont la conservation est préoccupante. Les informations obtenues grâce à la recherche, aux suivis et à la surveillance amélioreront notre compréhension des tendances à l’échelle du parc et de la région en ce qui a trait à l’écologie, à la répartition, à la situation et à la population des espèces, ce qui permettra de mieux protéger celles-ci et de mettre en œuvre, en temps utile, la gestion active et l’atténuation des menaces. L’évaluation de l’habitat, l’inventaire et la cartographie des espèces, les analyses génétiques, la modélisation de la sûreté de l’habitat, les analyses de la connectivité de l’habitat et la surveillance à long terme des populations fourniront les renseignements nécessaires pour orienter les mesures de conservation futures à l’échelle du parc et du paysage.

Partenariats et collaborationsNote de bas de page 8
Plusieurs mesures de conservation et de rétablissement décrites dans ce plan seront mises en œuvre en collaboration avec des partenaires régionaux. Parcs Canada s’efforcera de maintenir les partenariats existants et d’en cultiver de nouveaux pour aborder les problèmes de conservation et les questions de recherche d’intérêt mutuel.

Sensibilisation
La sensibilisation des visiteurs du parc et des acteurs régionaux, et la communication sur les espèces en péril, permettent d’obtenir du soutien pour les mesures de rétablissement des espèces en péril prises dans le parc. Les visiteurs qui se rendent au parc national Banff sont nombreux et de tous horizons, et il est possible de les informer sur le rétablissement des espèces.

Cadres législatif et réglementaire
Les lois et les politiques sont de précieux outils pour la protection et le rétablissement des espèces. Le présent plan comprend la mise en œuvre de nouvelles mesures de protection, notamment un règlement sur les hameçons sans ardillon pour protéger l’omble à tête plate et la truite fardée versant de l’ouest.

4. Habitat essentiel

En vertu du paragraphe 2(1) de la LEP, l’habitat essentiel est « l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce. » Lorsque le programme de rétablissement d’une espèce indique que la désignation de l’habitat essentiel n’est pas terminée, un calendrier d’études est prévu pour recueillir des renseignements supplémentaires afin d’achever cette tâche. Des parcelles d’habitat essentiel supplémentaire peuvent être désignées dans un programme de rétablissement modifié ou dans un plan d’action à venir ou modifié pour l’espèce.

Des parcelles d’habitat essentiel ont été désignées dans le parc national Banff dans le cadre des programmes de rétablissement de la physe des fontaines de Banff, de l’Hirondelle de rivage, de l’omble à tête plate (populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson), de la petite chauve-souris brune, de la truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta), du pin à écorce blanche et du caribou des bois (population des montagnes du Sud). Aucun autre habitat essentiel n’est désigné dans le présent plan d’action.

4.1 Mesures proposées pour protéger l’habitat essentiel

Dans le parc national Banff, l’habitat essentiel désigné dans les programmes de rétablissement des espèces visées par ce plan est légalement protégé contre la destruction, conformément à l’article 58 de la LEP. Cette loi exige que l’habitat essentiel désigné dans une aire protégée de compétence fédéraleNote de bas de page 9 soit décrit dans la Gazette du Canada dans les 90 jours suivant la publication, dans le Registre public des espèces en péril, du programme de rétablissement ou du plan d’action final qui a désigné l’habitat essentiel. L’interdiction de détruire l’habitat essentiel promulguée au paragraphe 58(1) s’applique 90 jours après la publication de la description de cet habitat essentiel dans la Gazette du Canada. S’il est établi que des parties de l’habitat essentiel ne sont pas protégées et que des mesures sont prises pour les protéger, ces mesures sont communiquées par l’intermédiaire du Registre au moyen des rapports mentionnés à l’article 63 de la LEP.

5. Évaluation des coûts et des avantages socioéconomiques

Selon l’alinéa 49(1)e) de la Loi sur les espèces en péril, le ministre fédéral responsable doit effectuer l’évaluation des répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d’action et des avantages en découlant. Cette évaluation socioéconomique a une portée limitée, car elle ne s’applique qu’aux terres et aux eaux protégées du parc national Banff, qui sont souvent soumises à moins de menaces (p. ex., activité industrielle) que d’autres secteurs, puisque les terres y sont déjà gérées de manière à maintenir et restaurer l’intégrité écologique et commémorative. En outre, cette évaluation ne porte que sur les coûts et avantages socioéconomiques supplémentaires de la mise en œuvre des mesures décrites dans le présent plan d’action et ne tient pas compte des répercussions socioéconomiques des activités ou des régimes de gestion existants dans les lieux gérés par Parcs Canada. Elle n’aborde pas les coûts ou avantages cumulés totaux du rétablissement des espèces en général et ne se veut pas non plus une analyse coûts-avantages complète, comme on en fait pour soutenir une initiative réglementaire.

La protection et le rétablissement des espèces en péril peuvent entraîner des coûts et des avantages, qui touchent différemment divers groupes de la société canadienne. Les mesures proposées dans ce plan d’action visent une approche équilibrée de la réduction ou de l’élimination des menaces pesant sur les populations et l’habitat des espèces en péril. Les coûts socioéconomiques potentiels ainsi que les avantages sociaux et environnementaux susceptibles de découler de la mise en œuvre du plan d’action sont décrits ci-dessous.

5.1 Coûts

Le coût différentiel total de la mise en œuvre des mesures décrites à l’annexe B sera assumé par Parcs Canada à partir des salaires et des biens et services existants qui sont intégrés dans la gestion opérationnelle du parc et n’entraîneront donc pas de coûts supplémentaires pour la société. La mise en œuvre des mesures de ce plan est assujettie à des crédits, à des priorités et à des contraintes budgétaires. Les mesures décrites à l’annexe C ne seront mises en œuvre que dans le cadre de partenariats ou si des ressources supplémentaires deviennent disponibles.

Le coût socioéconomique prévu pour les communautés autochtones, les intervenants et les visiteurs du parc devrait être faible. Le parc est une aire protégée où des programmes de rétablissement des espèces principales sont déjà en place. Le plan d’action mis à jour demeure cohérent par rapport aux mesures décrites dans le plan d’action de 2017 et reflète les efforts de rétablissement continus qui ont été mis en œuvre dans le parc au fil des ans. Les mesures proposées ne représentent donc pas un changement important par rapport aux pratiques actuelles.

5.2 Avantages

Les avantages économiques potentiels de la conservation et du rétablissement des espèces en péril dans le parc sont difficiles à quantifier, car bon nombre des avantages tirés des espèces sauvages sont des biens non marchands qu’il est difficile d’évaluer en termes financiers. Toutes les espèces sauvages, quelles qu’elles soient, ont une valeur intrinsèque et sont appréciées par la population canadienne pour des raisons d’ordre esthétique, culturel, spirituel, récréatif, éducatif, historique, économique, médical, écologique ou scientifique. La conservation des espèces en péril est un élément important de l’engagement du gouvernement du Canada à conserver la diversité biologique, et elle est importante pour la richesse économique et naturelle du Canada d’aujourd’hui et de demain. Les mesures du présent plan contribuent à l’atteinte de l’objectif de la Stratégie fédérale de développement durable qui consiste à assurer la protection et le rétablissement des espèces ainsi qu’à préserver la biodiversité canadienne. Elles contribuent également à l’objectif mondial suivant : « Utiliser et gérer durablement la biodiversité et valoriser, préserver et renforcer les contributions de la nature à l’homme, y compris les fonctions et services écosystémiques, et rétablir ceux qui sont actuellement en déclin » (Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal, décembre 2022).

Les biens de capital naturel protégés (forêts, prairies, zones humides, eaux douces, zones côtières et marines) des parcs nationaux et des aires marines nationales de conservation fournissent un flux de services écosystémiques (p. ex., régulation du climat, habitat, approvisionnement en eau et régulation de l’eau) qui profitent aux particuliers et aux collectivités d’un bout à l’autre du pays. Parcs Canada s’efforce de maintenir et d’améliorer l’état écologique du réseau national d’aires protégées. Les efforts visant à améliorer la situation des espèces et le rôle qu’elles jouent dans l’écosystème, comme les mesures de rétablissement prévues dans le présent plan d’action, ont une incidence sur la santé globale de l’écosystème. Pour le parc national Banff, la valeur annuelle possible des services écosystémiques a été estimée entre 3,3 et 11 milliards de dollars (valeur moyenne de 7,1 milliards de dollars)Note de bas de page 10 (Mulrooney et Jones, 2023). La mise en œuvre des mesures prévues dans le présent plan d’action contribuera à maintenir le précieux flux de services écosystémiques dont bénéficie la population canadienne.

Les mesures présentées dans ce plan d’action contribueront à la réalisation des objectifs du programme de rétablissement des espèces menacées et en voie de disparition, ainsi qu’à la réalisation des objectifs de gestion des espèces préoccupantes. Les programmes de rétablissement, les plans d’action et les plans de gestion pour les espèces inscrites sur la liste de la LEP font partie intégrante de la gestion des espèces visant à assurer leur survie et leur rétablissement, à maintenir la biodiversité au Canada et à conserver le patrimoine naturel du pays.

Les mesures décrites dans ce document devraient avoir des répercussions positives globales sur l’intégrité écologique, la continuité culturelle et l’appréciation de l’environnement du parc et des espèces qu’il abrite. En effet, la sensibilisation et l’éducation, par exemple, permettront d’améliorer notre compréhension des espèces en péril et d’accroître le soutien de la population à l’égard de leur protection et de la mise en œuvre de mesures de rétablissement, dans le parc comme à l’extérieur de celui-ci. Les mesures pourraient aussi avoir d’autres avantages, notamment l’offre de possibilités d’observation du bison aux visiteurs et la poursuite du rétablissement d’une espèce d’importance culturelle.

6. Mesure des progrès

Le rapport sur la mise en œuvre du plan d’action (en vertu de l’article 55 de la LEP) sera établi en évaluant les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures énumérées aux annexes B et C lorsque cela est possible. Le rapport sur les incidences écologiques du plan d’action sera établi en évaluant les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs propres au parc en matière de population et de répartition (annexe A). Les progrès seront contrôlés chaque année, et un rapport de mise en œuvre résumant les résultats de ce plan sera publié dans le Registre public des espèces en péril cinq ans après la publication de sa version finale. Le rapport quinquennal comprendra également un résumé des répercussions socioéconomiques de la mise en œuvre du plan d’action.

7. Références

Agence Parcs Canada. Parc national du Canada Banff – Plan directeur, Série des plans de gestion, Agence Parcs Canada, Ottawa, 2022, xii + 51 p.

Agence Parcs Canada. Plan d’action visant des espèces multiples dans le parc national du Canada Banff, Série de plans d’action de la Loi sur les espèces en péril, Agence Parcs Canada, Ottawa, 2017, iv + 32 p.

Barrueto, M., A. Forshner, J. Whittington, A. Clevenger et M. Musiani. « Protection status, human disturbance, snow cover and trapping drive density of a declining wolverine population in the Canadian Rocky Mountains », Scientific Reports, 12:17412, 2022.

Convention sur la diversité biologique. Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal, CBD/COP/DEC/15/4, Montréal, Canada, 2022, publié en ligne : https://www.cbd.int/doc/decisions/cop-15/cop-15-dec-04-fr.pdf.

Environnement et Changement climatique Canada. Management Plan for the Grizzly Bear (Ursus arctos), Western Population in Canada [Proposition], Série de plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, 2024.

Environnement et Changement climatique Canada. Management Plan for the Wolverine (Gulo gulo) in Canada [Proposition], Série de plans de gestion de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, 2024.

Environnement et Changement climatique Canada. Programme de rétablissement du pin à écorce blanche (Pinus albicaulis) au Canada [Proposition], Série de programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, 2017, ix + 62 p.

Lepitzki, D.A.W., et C. Pacas. Programme de rétablissement et plan d’action visant la physe des fontaines de Banff (Physella johnsoni) au Canada, Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Agence Parcs Canada, Ottawa, 2010, viii + 72 p.

Mulrooney, D., et B. Jones. « The value of natural capital in Canada’s national parks and national marine conservation areas », PARKS 29(2), 2023.

Parcs Canada. Population and Distribution Objectives for Whitebark and Limber Pine in Canada’s Mountain National Parks, Parcs Canada, Ottawa, 2025.

Parcs Canada. Ya Ha Tinda Ranch Resource Protection Plan, Parcs Canada, Ottawa, 2023, 24 p.
Pêches et Océans Canada. Programme de rétablissement des populations d’ombles à tête plate (Salvelinus confluentus) des rivières Saskatchewan et Nelson, au Canada, Série de documents relatifs à la Loi sur les espèces en péril, Pêches et Océans Canada, Ottawa, 2020, ix + 145 p.

Pêches et Océans Canada. Programme de rétablissement et plan d’action pour la truite fardée versant de l’ouest (Oncorhynchus clarkii lewisi), populations de l’Alberta (également appelées populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson) au Canada, Série de programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril,Pêches et Océans Canada, Ottawa, 2019, ix + 67 p. + Partie 2.

Service canadien de la faune. Approche pancanadienne pour la transformation de la conservation des espèces en péril au Canada, Environnement et Changement climatique Canada, Gatineau (Québec), 2018, 13 p.

Whittington, J., Hebblewhite, M., Meyer, C., Johnston, B., Forshner, A., Macbeth, B., Einfeldt, A. et S. Cherry. « One-stage spatial mark–resight analysis reveals an increasing grizzly bear population with declining density near roads », Ecosphere, 16:e70246, 2025.

Annexe A : Renseignements sur les espèces, objectifs et plans de surveillance pour les espèces en péril du parc national Banff

Espèce Objectifs nationauxNote de bas de page 11 Objectifs propres au site en matière de population et de répartition Contexte en matière de population et de répartition Surveillance des populationsNote de bas de page 12 Approches de rétablissement propres au site
Physe des fontaines de Banff Restaurer et maintenir des populations autonomes de la physe des fontaines de Banff dans l’aire de répartition historique de l’espèce. Maintenir, jusqu’en 2035, l’occupation par la physe des fontaines de Banff des sept sites du parc où elle est déjà présente, qui font l’objet d’une surveillance. La population du parc national Banff est la seule population connue de cette espèce.

La population est stable, mais présente des fluctuations annuelles.
Un dénombrement de la population est effectué chaque année aux sept sites où l’espèce est présente. Protection permanente de la physe et de son habitat par une combinaison de fermetures de secteurs ainsi que d’activités de surveillance, d’éducation du public et d’application de la loi.
Omble à tête plate
Populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson
Protéger, maintenir et rétablir l’omble à tête plate pour que ses populations soient autonomes là où son rétablissement est probable au sein de l’aire de rétablissement. - Maintenir ou établir des populations d’ombles à tête plate occupant 234 km de rivières et de ruisseaux dans le nord du parc national Banff (unité de gestion de Lake Louise, Yoho et Kootenay) d’ici 2035.
- Maintenir ou établir une probabilité d’occupation de 0,60 pour l’omble à tête plate dans les tronçons de cours d’eau de premier, deuxième et troisième ordre dont la pente est inférieure à 15 % et dont l’aire d’alimentation a plus de 70 ha dans chacun des bassins versants des rivières Cascade, Panther, Spray, Brewster, Forty-Mile et Altrude, dans le sud du parc national Banff (unité de gestion de Banff), d’ici 2035.
L’omble à tête plate est très répandu dans le parc. La tendance de la population est inconnue, mais probablement stable. Des relevés par pêche électrique sont menés chaque année, en rotation, pour surveiller les principaux bassins hydrographiques. Élimination des espèces non indigènes, réintroductions et restauration du débit de l’eau pour favoriser la persistance et le rétablissement des populations d’ombles à tête plate dans l’ensemble du parc.
Ours Grizzli Population de l’Ouest Améliorer la stabilité et la résilience à long terme du grizzli, population de l’Ouest, dans toute la diversité des écosystèmes qu’il occupe actuellement au Canada en atténuant les principales menaces qui pèsent sur l’espèce et en rétablissant la connectivité et l’abondance des populations dans les secteurs de son aire de répartition où les impacts humains ont été les plus marqués.
(Projet de plan de gestion du grizzli d’octobre 2024)
- Entre 2025 et 2035, maintenir une densité de population de grizzlis (sur la base d’une fenêtre mobile de quatre ans) égale ou supérieure à l’estimation de la densité de 2012 à 2016 (8,4 individus par 1 000 km2) dans l’ensemble de la région des parcs Banff, Yoho et Kootenay.
- Maintenir la viabilité de la population de grizzlis en limitant à moins de 1,2 %Note de bas de page 13 de la population totale le nombre de femelles adultes tuées des suites d’activités anthropiques.
- Maintenir la connectivité est-ouest de l’habitat du grizzli, mesurée d’après le taux moyen d’individus qui utilisent les ouvrages de franchissement de la Transcanadienne, à plus de 0,7 (nombre de passages par mois) entre 2025 et 2035.

La densité à l’échelle de la région est restée relativement stable pendant de nombreuses années. Les populations sont stables dans les secteurs de l’arrière-pays, mais en déclin à proximité des routes (Whittington et al., 2025).

Les grizzlis du parc national Banff font partie de la population régionale des Rocheuses.

Les tendances en matière de densité de la population font l’objet d’une surveillance au moyen d’un modèle spatial de marquage-ré-observation utilisant un réseau d’appareils photo activés par le mouvement et des individus marqués. Les méthodes d’analyse progressent rapidement, tout comme notre capacité à combiner les sources de données. Amélioration de la sûreté de l’habitat et atténuation des impacts des routes et des voies ferrées, pour contenir les principales menaces qui pèsent sur le grizzli dans le parc.
Pin flexible S. O. D’ici 2035, établir 25 % du réseau de populations constitutives (décrit dans le plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles du parc national Banff) nécessaire pour couvrir l’aire de répartition du pin flexible dans l’ensemble du parc. Chaque population constitutive est composée d’au moins 5 000 individus matures issus d’un minimum de 60 arbres parentaux, couvrant 40 hectaresNote de bas de page 14. Les populations du parc national Banff continuent de décliner, même si les taux d’infection par la rouille vésiculeuse y demeurent faibles par comparaison à d’autres secteurs de l’aire de répartition de l’espèce. Dans le cadre d’une initiative régionale, des activités de surveillance des populations sont menées tous les cinq ans sur les parcelles où l’arbre est présent. Mesures de rétablissement comprenant la protection des arbres de haute valeur, la préservation de la diversité génétique par la collecte de semences et des traitements de restauration, notamment des brûlages dirigés, l’éclaircissement et la plantation d’arbres.
Bison des prairies S. O. À établir dans le plan de gestion du bison. En 2017, 16 bisons ont été réintroduits dans le parc national Banff. La croissance de la population a été de 33 % par an, en moyenne, pendant le projet pilote de réintroduction (de 2017 à 2022). La population continue d’augmenter. L’abondance est estimée à partir de relevés aériens au moyen d’un nouveau cadre de modélisation. Un modèle de population intégré est en cours d’élaboration. Plan de gestion du bison élaboré et mis en œuvre pour soutenir l’initiative de rétablissement de l’espèce.
Truite fardée versant de l’ouest
Population de l’Alberta
Objectif en matière de population et de répartition :
Protéger et préserver la répartition actuelle des populations génétiquement pures (à au moins 99 %) de truites fardées versant de l’ouest et rétablir des populations génétiquement pures à des niveaux autonomes dans le bassin versant de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson, en Alberta.
- D’ici 2035, maintenir ou établir des populations génétiquement pures (à au moins 99 %) de truites fardées versant de l’ouest occupant 93 km de rivières et de ruisseaux dans le nord du parc national Banff (unité de gestion de Lake Louise, Yoho et Kootenay).
- D’ici 2035, maintenir une probabilité d’occupation de 0,25 pour la truite fardée versant de l’ouest génétiquement pure (à au moins 99 %) dans les tronçons de cours d’eau dont la pente est inférieure à 15 % et dont l’aire d’alimentation a plus de 70 ha dans les ruisseaux Stoney, Sawback, Elk et Cuthead au sein du bassin versant de la Cascade, dans le sud du parc national Banff (unité de gestion de Banff).
La truite fardée versant de l’ouest a disparu d’au moins 30 % de son aire de répartition historique dans le parc.

La tendance de la population dans le parc national Banff est inconnue, mais probablement en déclin.
Des relevés par pêche électrique sont menés chaque année pour surveiller les principaux bassins hydrographiques en rotation. Élimination des espèces non indigènes, réintroductions, restauration du débit d’eau et amélioration de la connectivité aquatique pour favoriser la persistance et le rétablissement des populations de truites fardées versant de l’ouest dans l’ensemble du parc.
Pin à écorce blanche Objectif en matière de population et de répartition :
Établir, dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, une population de pin à écorce blanche autonome et résistante à la rouille vésiculeuse qui présente les caractéristiques suivantes : dispersion naturelle des graines, connectivité, diversité génétique et capacité d’adaptation aux changements climatiques.
D’ici 2035, établir 25 % du réseau de populations constitutives (décrit dans le plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles du parc national Banff) nécessaire pour couvrir l’aire de répartition du pin à écorce blanche dans l’ensemble du parc. Chaque population constitutive est composée d’au moins 5 000 individus matures issus d’un minimum de 60 arbres parentaux, couvrant 40 hectares14. Les populations du parc national Banff continuent de décliner, même si les taux d’infection par la rouille vésiculeuse y demeurent faibles par comparaison à d’autres secteurs de l’aire de répartition de l’espèce. Dans le cadre d’une initiative régionale, des activités de surveillance des populations sont menées tous les cinq ans sur les parcelles où l’arbre est présent. Mesures de rétablissement comprenant la protection des arbres de haute valeur, la préservation de la diversité génétique par la collecte de semences et des traitements de restauration, notamment des brûlages dirigés, l’éclaircissement et la plantation d’arbres.
Carcajou Les objectifs de gestion du carcajou au Canada sont les suivants :
• Accroître la connectivité de l’habitat dans les secteurs où celui-ci est très fragmenté, et préserver la connectivité dans les secteurs à faible fragmentation.
• Augmenter la taille des populations de carcajou dans les parties de son aire de répartition où les populations ont décliné, et maintenir les niveaux de population là où elles sont stables ou en augmentation.
• Maintenir ou augmenter la répartition actuelle du carcajou dans l’ensemble de son aire de répartition actuelle au Canada. (Ébauche de plan de gestion du carcajou, d’octobre 2024)
Rétablir un taux d’occupation estivale moyen du carcajou supérieur à 0,38 (taux observé pour la période de 2012 à 2016, avant son déclin) dans les parcs nationaux Banff, Kootenay et Yoho d’ici 2035. Les populations régionales de carcajous ont connu une baisse marquée (41 %) au cours des dix dernières années (Barrueto et al., 2022).

Les très faibles densités de population rendent essentielle la connectivité avec le reste de la population des Rocheuses.
Les tendances en matière d’occupation sont surveillées au moyen d’un réseau d’appareils photo actionnés par le mouvement. Réduction maximale des perturbations humaines en hiver et au printemps afin de maximiser le succès de reproduction.
Hirondelle de rivage, Hirondelle rustique, Martinet sombre, chauve-souris rousse de l’Est, chauve-souris cendrée, petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, chauve-souris argentée, agrion vif, bourdon de l’Ouest, crapaud de l’Ouest, caribou des bois   Aucun objectif n’a été fixé, car il n’y a pas ou presque pas de menaces connues dans le parc, on ne connaît aucune mesure de gestion qui pourrait atténuer les menaces ou le parc est d’une importance limitée pour le rétablissement de l’espèce. S. O. Les observations fortuites sont consignées. Protection continue des individus et de l’habitat convenable dans le parc, et collaboration avec les partenaires pour assurer le rétablissement et la protection de ces espèces, dans la mesure du possible. Collaboration entre le personnel du parc et des partenaires pour effectuer des relevés opportunistes des espèces sous-échantillonnées dans le parc et adapter la gestion en conséquence quand de nouvelles populations seront découvertes.

Annexe B : Mesures de conservation et de rétablissement qui seront mises en œuvre

Espèces et numéro de la mesure Mesure de rétablissement Résultat souhaité Priorité de l’activité (élevée, moyenne, faible) Classification des menacesNote de bas de page 15 Classification des mesuresNote de bas de page 16 Échéance
1.01 Physe des fontaines de Banff Continuer de protéger la physe et son habitat par une combinaison de fermetures de secteurs ainsi que d’activités de surveillance, d’éducation du public et d’application de la loi. La physe des fontaines de Banff et son habitat sont protégés des perturbations humaines. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs En cours tout au long du cycle de dix ans
2.01 Omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Retirer les poissons non indigènes introduits par ensemencement par le passé afin de protéger l’omble à tête plate. Les poissons non indigènes introduits par ensemencement par le passé sont retirés d’au moins un plan d’eau essentiel à la restauration de l’omble à tête plate d’ici 2035. Élevée 8.1.3 Animaux aquatiques 1.1.1 Élimination des espèces envahissantes, des ravageurs, des mauvaises herbes ou des espèces problématiques 2035
2.02 Omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Réintroduire l’omble à tête plate dans l’aire de répartition historique de l’espèce. L’omble à tête plate est réintroduit dans au moins un plan d’eau prioritaire dans l’aire de répartition historique de l’espèce d’ici 2035. Élevée 8.1.3 Animaux aquatiques 2.2.1 Réintroduction d’espèces 2035
2.03 Omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Rétablir les débits d’eau appropriés nécessaires au maintien de populations saines d’ombles à tête plate dans la rivière Spray. Les débits d’eau appropriés nécessaires au maintien de populations saines d’ombles à tête plate sont rétablis dans la rivière Spray d’ici 2035. Élevée 7.2.1 Gestion des niveaux d’eau au moyen de barrages 1.2.5 Actions mécaniques 2035
2.04 Omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Mener une surveillance de la température de l’eau dans l’habitat essentiel de l’omble à tête plate pour évaluer la menace que représentent les changements climatiques et orienter les activités de restauration vers des secteurs à la température convenable. Un réseau d’enregistreurs de température de l’eau fonctionne dans sept bassins versants clés de l’habitat essentiel de l’omble à tête plate dans le parc national Banff. Moyenne 11.3.4 Augmentation des fluctuations de température 8.1.1 Recherche et surveillance sur le terrain En cours tout au long du cycle de dix ans
3.01 Ours grizzli (population de l’Ouest) Peaufiner le modèle de sûreté de l’habitat du grizzli pour le parc national Banff. Un modèle peaufiné de sûreté de l’habitat du grizzli est élaboré pour le parc d’ici 2030 afin d’éclairer les décisions de gestion. Moyenne 6.1.2 Randonnée 8.1.2 Recherche et analyse documentaires 2030
3.02 Ours grizzli (population de l’Ouest) Mettre en place et préserver des parcelles d’habitat sûr pour le grizzli (accès restreint des humains) en certaines saisons. Au moins cinq parcelles d’habitat sûr pour le grizzli sont mises en place d’ici 2030 afin de réduire les perturbations et les déplacements humains en certaines saisons. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs 2030
3.03 Ours grizzli (population de l’Ouest) Désaffecter les sentiers non officiels et modifier le tracé de sentiers officiels dans l’habitat principal du grizzli afin de réduire les perturbations anthropiques pendant la saison estivale. D’ici 2035, au moins trois secteurs font l’objet de mesures d’atténuation (mise hors service de sentiers non officiels ou modification du tracé de sentiers officiels) afin d’améliorer la sûreté du grizzli dans son habitat principal. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs 2035
3.04 Ours grizzli (population de l’Ouest) Maintenir et mettre en œuvre des restrictions sur le moment d’utilisation des routes afin d’améliorer la sûreté de l’habitat du grizzli. Des routes sont interdites à la circulation chaque année pour maintenir et améliorer la sûreté de l’habitat du grizzli. Moyenne 6.1.1 Véhicules motorisés 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres En cours tout au long du cycle de dix ans
3.05 Ours grizzli (population de l’Ouest) Continuer d’interdire temporairement l’accès aux sites de prédation du grizzli pour lui permettre de s’alimenter en toute sécurité. Des fermetures temporaires sont mises en œuvre si nécessaire autour des sites de prédation du grizzli afin de réduire les perturbations anthropiques et les déplacements. Moyenne 6.1.2 Randonnée 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres En cours tout au long du cycle de dix ans
3.06 Ours grizzli (population de l’Ouest) Mettre en place des fermetures saisonnières (de la mi-octobre à la mi-mai) autour des tanières connues de mise bas du grizzli qui risquent de subir des perturbations anthropiques afin d’éviter que des femelles reproductrices soient forcées d’abandonner leur tanière et de quitter le secteur. Toutes les tanières de mise bas du grizzli connues qui risquent de subir des perturbations anthropiques sont protégées par des fermetures saisonnières. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres Au besoin
3.07 Ours grizzli (population de l’Ouest) Limiter la densité du trafic aux endroits particulièrement fréquentés par les animaux dans leurs déplacements afin de faciliter la traversée de routes très fréquentées (routes Fairview et Whitehorn) et d’améliorer la connectivité de l’habitat du grizzli. Des mesures sont mises en œuvre pour aider les animaux sauvages à traverser les routes Fairview et Whitehorn d’ici 2035. Moyenne 6.1.1 Véhicules motorisés 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres 2035
3.08 Ours grizzli (population de l’Ouest) Maintenir des voies de déplacement et de sortie de rechange pour limiter la mortalité du grizzli sur les voies ferrées. Le secteur prioritaire le long de la voie ferrée (plus forte incidence de mortalité) fait l’objet de mesures d’atténuation afin de réduire la mortalité causée par les trains. Élevée 4.1.2 Voies ferrées 1.2.5 Actions mécaniques En cours tout au long du cycle de dix ans
3.09 Ours grizzli (population de l’Ouest) Continuer de mettre en œuvre des mesures d’atténuation (réduction de la vitesse, interdiction de s’arrêter, gestion de la végétation) dans les secteurs très fréquentés par le grizzli en bordure des routes pour réduire la mortalité routière de l’espèce. Les mesures d’atténuation réduisent la mortalité routière du grizzli et d’autres animaux sauvages. Moyenne 4.1.1 Routes 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres En cours tout au long du cycle de dix ans
3.10 Ours grizzli (population de l’Ouest) Utiliser les brûlages dirigés et la modification de la végétation pour réduire les conflits entre le grizzli et les humains. D’ici 2035, les grizzlis sont attirés loin des secteurs très fréquentés par les humains grâce à la mise en œuvre d’au moins deux brûlages dirigés ou à l’aménagement de pare-feux éclaircis mécaniquement qui augmentent la productivité de l’habitat du grizzli. Moyenne 1.3.4 Sentiers récréatifs 1.1.4 Imiter les régimes d’incendie naturels 2035
4.01 Pin flexible Élaborer un plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles précisant les activités de restauration qui auront la plus grande valeur sur le plan de la conservation et les traitements les plus susceptibles de réussir pour le pin flexible dans le parc national Banff. Un plan de restauration des pins à cinq aiguilles est élaboré pour le parc d’ici 2026. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.2 Plan propre à l’espèce 2026
4.02 Pin flexible Utiliser des traitements forestiers (brûlages dirigés, éclaircies, plantations) pour améliorer l’habitat du pin flexible. D’ici 2035, l’habitat du pin flexible est amélioré par l’atteinte de 25 % des objectifs de restauration pour l’espèce décrits dans le plan de restauration des pins à cinq aiguilles. Élevée 11.1.1 Modification des communautés végétales 1.1.5 Actions mécaniques 2035
4.03 Pin flexible Protéger les pins flexibles de grande valeur, ou arbres plus (sujets immunisés à la rouille vésiculeuse), du dendroctone du pin ponderosa en utilisant de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Au moins 50 % des arbres plus sont protégés par de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Élevée 8.2.4 Épidémie d’insectes ravageurs 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres Au besoin
4.04 Pin flexible Recueillir et stocker des semences pour préserver la diversité génétique du pin flexible. D’ici 2035, au moins 2 000 semences de pin flexible ont été recueillies et stockées afin de préserver la diversité génétique de l’espèce. Moyenne 8.4.2 Pathogènes viraux 2.3.3 Création de banques de gènes 2035
5.01 Bison des prairies Élaborer un plan de gestion du bison des prairies. Un plan de gestion du bison est élaboré d’ici 2026. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.4 Plan opérationnel 2026
5.02 Bison des prairies Mettre en œuvre le plan de gestion du bison en intégrant les principes de la gestion adaptative. Le troupeau de bisons des prairies réintroduit est protégé par la mise en œuvre du plan de gestion du bison. Élevée 98 Aucune menace directe 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres En cours tout au long du cycle de dix ans
6.01 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta) Retirer les poissons non indigènes introduits par ensemencement par le passé afin de protéger la truite fardée versant de l’ouest. Les poissons non indigènes introduits par ensemencement par le passé sont retirés d’au moins deux plans d’eau essentiels à la restauration de la truite fardée versant de l’ouest d’ici 2035. Élevée 8.1.3 Animaux aquatiques 1.1.1 Élimination des espèces envahissantes, des ravageurs, des mauvaises herbes ou des espèces problématiques 2035
6.02 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta) Réintroduire des truites fardées versant de l’ouest génétiquement pures dans l’aire de répartition historique de l’espèce. Des truites fardées versant de l’ouest génétiquement pures sont réintroduites dans au moins deux plans d’eau prioritaires de l’aire de répartition historique de l’espèce d’ici 2035. Élevée 8.1.3 Animaux aquatiques 2.2.1 Réintroduction d’espèces 2035
6.03 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta) Maintenir les restrictions sur toutes les activités aquatiques dans l’habitat des populations principales de truites fardées versant de l’ouest (telles que définies dans le programme fédéral de rétablissement) afin d’empêcher l’introduction d’espèces aquatiques envahissantes. L’introduction d’espèces aquatiques envahissantes est évitée grâce aux restrictions sur toutes les activités aquatiques dans l’habitat principal de la truite fardée versant de l’ouest. Moyenne 8.1.3 Animaux aquatiques 1.1.9 Gestion des visiteurs En cours tout au long du cycle de dix ans
6.04 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta) Mettre en œuvre des restrictions sur toutes les activités aquatiques dans les sites prioritaires pour le rétablissement de la truite fardée versant de l’ouest afin d’empêcher l’introduction d’espèces aquatiques envahissantes. L’introduction d’espèces aquatiques envahissantes est évitée grâce aux restrictions sur toutes les activités aquatiques dans les sites prioritaires pour le rétablissement de la truite fardée versant de l’ouest. Moyenne 8.1.3 Animaux aquatiques 1.1.9 Gestion des visiteurs Au besoin
6.05 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta) Restaurer les débits d’eau nécessaires au maintien de populations saines de truites fardées versant de l’ouest dans le ruisseau Cascade. Les débits d’eau appropriés nécessaires au maintien de populations saines de truites fardées versant de l’ouest sont rétablis dans le ruisseau Cascade d’ici 2035. Élevée 7.2.1 Gestion des niveaux d’eau au moyen de barrages 1.2.5 Actions mécaniques 2035
6.06 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta) Rétablir les débits d’eau appropriés nécessaires au maintien de populations saines de truites fardées versant de l’ouest dans la rivière Spray. Les débits d’eau appropriés nécessaires au maintien de populations saines de truites fardées versant de l’ouest sont rétablis dans la rivière Spray d’ici 2035. Élevée 7.2.1 Gestion des niveaux d’eau au moyen de barrages 1.2.5 Actions mécaniques 2035
7.01 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta), omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Enlever les obstacles au passage des poissons (p. ex., ponceaux et barrages) pour améliorer la connectivité des populations de truites fardées versant de l’ouest et d’ombles à tête plate là où cela ne facilitera pas l’accès des poissons non indigènes. La connectivité aquatique est améliorée par l’élimination des obstacles au passage des poissons chaque fois que l’occasion se présente (p. ex., lorsque des travaux routiers sont entrepris sur le site d’ouvrages de franchissement de cours d’eau). Moyenne 4.1.1 Routes 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres Au besoin
7.02 Truite fardée versant de l’ouest (population de l’Alberta), omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Mettre en œuvre un règlement sur les hameçons sans ardillon pour protéger la truite fardée versant de l’ouest et l’omble à tête plate. D’ici 2030, le nombre de poissons tués par la capture avec remise à l’eau est réduit grâce à l’application d’un règlement sur les hameçons sans ardillon. Moyenne 5.4.1 Pêche récréative ou de subsistance 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres 2030
8.01 Pin à écorce blanche Élaborer un plan décennal de restauration des pins à cinq aiguilles précisant les activités de restauration qui auront la plus grande valeur sur le plan de la conservation et les traitements les plus susceptibles de réussir pour le pin à écorce blanche dans le parc national Banff. Un plan de restauration des pins à cinq aiguilles est élaboré pour le parc d’ici 2026. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.2 Plan propre à l’espèce 2026
8.02 Pin à écorce blanche Utiliser des traitements forestiers (brûlages dirigés, éclaircies, plantations) pour améliorer l’habitat du pin à écorce blanche. D’ici 2035, l’habitat du pin à écorce blanche est amélioré par l’atteinte de 25 % des objectifs de restauration pour l’espèce décrits dans le plan de restauration des pins à cinq aiguilles. Élevée 11.1.1 Modification des communautés végétales 1.1.5 Actions mécaniques 2035
8.03 Pin à écorce blanche Protéger les pins à écorce blanche de grande valeur, ou arbres plus (sujets immunisés à la rouille vésiculeuse), du dendroctone du pin ponderosa en utilisant de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Au moins 50 % des arbres plus sont protégés par de la verbénone dans les secteurs où une population de dendroctones du pin a été détectée récemment. Élevée 8.2.4 Épidémie d’insectes ravageurs 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres Au besoin
8.04 Pin à écorce blanche Recueillir et stocker des semences pour préserver la diversité génétique du pin à écorce blanche. D’ici 2035, au moins 2 000 semences de pin à écorce blanche ont été recueillies et stockées afin de préserver la diversité génétique de l’espèce. Moyenne 8.4.2 Pathogènes viraux 2.3.3 Création de banques de gènes 2035
9.01 Carcajou Repérer des parcelles d’habitat sûres pour le carcajou (auxquelles l’accès des humains est limité) et trouver des mécanismes pour réduire les perturbations anthropiques, notamment mettre hors service des sentiers non officiels et modifier le tracé de sentiers officiels. D’ici 2030, la perturbation et le déplacement du carcajou sont réduits grâce au repérage de parcelles d’habitat sûres et à l’adoption de mécanismes visant à réduire les perturbations anthropiques. Élevée 1.3.4 Sentiers récréatifs 1.1.9 Gestion des visiteurs 2030
9.02 Carcajou Mettre en œuvre des mesures de protection autour des tanières de mise bas du carcajou repérées dans le parc afin d’éviter le déplacement de femelles reproductrices et l’abandon de tanières. Des fermetures saisonnières, dans tous les lieux connus de mise bas du carcajou, permettent de prévenir le déplacement des femelles reproductrices et l’abandon des tanières. Élevée 1.3.4 Sentiers récréatifs 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres Au besoin
9.03 Carcajou Sur demande, mettre en commun les données avec les collègues des provinces (Alberta et Colombie-Britannique) afin d’éclairer la prise de décision concernant le piégeage régional du carcajou, et participer au processus régional de planification du rétablissement de l’espèce. La planification régionale du rétablissement du carcajou et les décisions relatives au piégeage régional sont fondées sur les meilleures données disponibles. Moyenne 5.1.2 Piégeage 10.3.4 Mise en commun des connaissances Au besoin
10.01 Hirondelle de rivage Assurer la surveillance des colonies sentinelles d’Hirondelles de rivage. La surveillance des colonies sentinelles d’Hirondelles de rivage est effectuée au moins tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les trois ans
11.01 Hirondelle rustique Assurer la surveillance des nids d’Hirondelles rustiques aux sites sentinelles. La surveillance des sites sentinelles de l’Hirondelle rustique est effectuée au moins tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les trois ans
12.01 Martinet sombre Surveiller l’occupation des sites sentinelles par le Martinet sombre. La surveillance de l’occupation des sites sentinelles par le Martinet sombre est effectuée au moins tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
12.02 Martinet sombre Réaliser des relevés pour repérer les aires de nidification actives du Martinet sombre afin de soutenir la désignation de l’habitat essentiel. D’ici 2035, des relevés de l’habitat et de l’occupation du Martinet sombre sont effectués à au moins cinq nouveaux sites hautement prioritaires. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain 2035
12.03 Martinet sombre Protéger des perturbations anthropiques (p. ex., escalade, descente de canyon) les sites de nidification du Martinet sombre nouvellement recensés. Des ordonnances de restriction des activités sont émises pour protéger des perturbations humaines tous les sites de nidification connus du Martinet sombre. Élevée 6.1.3 Usage récréatif des falaises et des parois rocheuses 1.1.9 Gestion des visiteurs Au besoin
12.04 Martinet sombre Protéger des perturbations anthropiques les sites de nidification du Martinet sombre au canyon Johnston. Les perturbations anthropiques de la colonie de nidification du Martinet sombre au canyon Johnston sont réduites grâce à la mise en œuvre annuelle d’une ordonnance de restriction des activités obligeant les visiteurs à rester sur le sentier balisé pendant la saison de nidification de l’espèce. Élevée 6.1.2 Randonnée 1.1.9 Gestion des visiteurs Annuellement
13.01 Petite chauve-souris brune Effectuer une surveillance annuelle des populations des colonies de maternité sentinelles afin d’établir une base de référence et d’évaluer les effets du syndrome du museau blanc sur les populations de chauves-souris. Au moins un site de colonie de maternité sentinelle de la petite chauve-souris brune fait l’objet d’une surveillance annuelle. Moyenne 8.4.3 Pathogènes fongiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
13.02 Petite chauve-souris brune Effectuer une surveillance du syndrome du museau blanc (Pd) aux aires de repos connues de la petite chauve-souris brune. L’arrivée du syndrome du museau blanc dans le parc national Banff est documentée au moyen de tests annuels du guano aux sites de repos prioritaires. Moyenne 8.4.3 Pathogènes fongiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
14.01 Petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, chauve-souris cendrée, chauve-souris argentée, chauve-souris rousse de l’Est Répéter les relevés acoustiques pour évaluer l’impact du syndrome du museau blanc et d’autres menaces sur la petite chauve-souris brune et la communauté des chauves-souris du parc. L’impact du syndrome du museau blanc et d’autres menaces pour la composition de la communauté de chauves-souris du parc est évalué grâce à la répétition des relevés acoustiques des chauves-souris et à leur comparaison avec les relevés de référence (2021-2023) dans les dix années suivant l’arrivée confirmée du syndrome du museau blanc dans le parc. Moyenne 8.4.3 Pathogènes fongiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain 2035
14.02 Petite chauve-souris brune, chauve-souris nordique, chauve-souris cendrée, chauve-souris argentée, chauve-souris rousse de l’Est Poursuivre la surveillance acoustique annuelle des chauves-souris au moyen des protocoles du North American Bat Monitoring Program (NABat). Une surveillance au moyen des protocoles du NABat est réalisée annuellement dans une maille sentinelle pour contribuer au programme à l’échelle continentale et relever les changements au sein des populations de chauves-souris du parc. Moyenne 99 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Annuellement
15.01 Agrion vif Recueillir des données de référence sur l’habitat et l’inventaire des populations dans tous les sites que l’on sait fréquentés par l’agrion vif dans le parc national Banff. D’ici 2030, des données de base sur l’habitat et l’inventaire des populations sont recueillies pour tous les sites que l’on sait fréquentés par l’agrion vif dans le parc. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain 2030
15.02 Agrion vif Effectuer une surveillance de l’habitat et des populations de l’agrion vif aux sites que l’on sait fréquentés par cet insecte. Une surveillance de l’habitat et des populations de l’agrion vif est effectuée tous les dix ans aux sites du parc national Banff que l’on sait fréquentés par cet insecte. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les dix ans
16.01 Crapaud de l’Ouest
(populations chantantes)
Poursuivre la surveillance de l’occupation par le crapaud de l’Ouest. Une surveillance des amphibiens (y compris le crapaud de l’Ouest) est effectuée tous les trois ans. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain Tous les trois ans
17.01 Caribou des bois
Population des montagnes du Sud
Participer aux initiatives régionales de rétablissement du caribou et s’inspirer des mesures de rétablissement prises dans le parc national Jasper pour établir les futurs objectifs de rétablissement pour le parc national Banff. Les prochaines étapes du rétablissement du caribou dans le parc sont établies en s’inspirant des réunions régionales sur le rétablissement du caribou et des mesures de rétablissement prises dans le parc national Jasper. Élevée 98 Aucune menace directe 1.1.11 Mise en œuvre des pratiques exemplaires de gestion ou des lignes directrices sur l’utilisation des terres En cours tout au long du cycle de dix ans
17.02 Caribou des bois
Population des montagnes du Sud
Surveiller les populations de prédateurs et de proies de rechange afin d’établir les conditions écologiques propices à la prise de mesures possibles de rétablissement des populations de caribous. Les mesures de rétablissement du caribou prises dans le parc national Banff s’appuient sur la surveillance des populations de prédateurs et de proies de rechange. Moyenne 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain En cours tout au long du cycle de dix ans
18.01 Espèces multiples :
toutes les espèces
Élaborer une stratégie de communication sur les espèces en péril afin de sensibiliser la population, de l’informer sur les espèces en péril et leur importance, et d’obtenir un meilleur soutien pour les mesures de rétablissement de ces espèces mises en œuvre dans le parc. Une stratégie de communication sur les espèces en péril est élaborée d’ici 2026 et mise à jour tous les cinq ans, en même temps que les rapports sur la mise en œuvre du plan d’action. Élevée 98 Aucune menace directe 6.4.3 Planification de projets ou de programmes thématiques 2026
18.02 Espèces multiples :
toutes les espèces
Mettre en œuvre la stratégie de communication sur les espèces en péril. La mise en œuvre de la stratégie de communication sur les espèces en péril a sensibilisé la population, informé celle-ci sur les espèces en péril et leur importance, et augmenté le soutien à l’égard des mesures de rétablissement de ces espèces dans le parc. Élevée 98 Aucune menace directe 3.1.1 Sensibilisation En cours tout au long du cycle de dix ans

Annexe C : Autres mesures de conservation et de rétablissement qui seront mises en œuvre au moyen de partenariats ou lorsque d’autres ressources seront accessibles

Espèces et numéro de la mesure Mesure de rétablissement Résultat souhaité Classification des menacesNote de bas de page 17 Classification des mesuresNote de bas de page 18
2.05 Omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Effectuer une analyse génétique pour déterminer l’étendue des populations pures d’ombles à tête plate dans l’ensemble du parc national Banff. L’analyse génétique permet d’orienter les mesures de restauration prises dans le parc. 8.1.3 Animaux aquatiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
2.06 Omble à tête plate
(populations de la rivière Saskatchewan et du fleuve Nelson)
Réaliser une cartographie de l’inventaire pour déterminer la répartition des populations pures d’ombles à tête plate dans l’ensemble du parc national Banff. La répartition des populations pures d’ombles à tête plate est cartographiée dans l’ensemble du parc. 8.1.3 Animaux aquatiques 8.1.2 Recherche et analyse documentaires
3.11 Ours grizzli (population de l’Ouest) Mener des recherches avec des collaborateurs régionaux pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du grizzli à l’échelle du paysage. Les facteurs de connectivité de l’habitat du grizzli à l’échelle du paysage sont mieux compris, et les mesures de rétablissement connexes qui peuvent être mises en œuvre à l’échelle du parc sont recensées. 4.1.1 Routes 8.1.2 Recherche et analyse documentaires
3.12 Ours grizzli (population de l’Ouest) Créer des voies de déplacement et de sortie de rechange pour limiter la mortalité du grizzli sur les voies ferrées. Les deux secteurs prioritaires suivants le long de la voie ferrée (plus forte incidence de mortalité) font l’objet de mesures d’atténuation et d’entretien afin de réduire la mortalité causée par les trains. 4.1.2 Voies ferrées 1.2.5 Actions mécaniques
6.07 Truite fardée versant de l’ouest
(population de l’Alberta)
Effectuer l’analyse génétique de populations pures isolées de truites fardées versant de l’ouest afin d’établir la nécessité d’un sauvetage génétique pour réduire le risque de consanguinité et améliorer la persistance de la population. La diversité génétique de populations pures isolées de truites fardées versant de l’ouest est documentée afin d’établir la nécessité d’un sauvetage génétique systématique. 8.1.3 Animaux aquatiques 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
9.04 Carcajou Mener des recherches pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du carcajou à l’échelle du paysage. Travailler avec des collaborateurs régionaux pour mieux comprendre les facteurs de connectivité de l’habitat du carcajou à l’échelle du paysage et déterminer si des mesures de rétablissement peuvent être mises en œuvre à l’échelle locale ou à l’échelle du parc. 98 Aucune menace directe 8.1.2 Recherche et analyse documentaires
9.05 Carcajou Effectuer un suivi des tendances à long terme de densité des populations de carcajous au moyen d’appareils photo actionnés par le mouvement et d’analyses génétiques à partir de poils. La densité de la population de carcajous est estimée tous les dix ans. 1.3.4 Sentiers récréatifs 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
12.05 Martinet sombre Mener des recherches pour caractériser le régime alimentaire du Martinet sombre aux aires de reproduction afin de mieux comprendre sa vulnérabilité aux modifications de la phénologie des insectes causées par les changements climatiques. Une analyse du régime alimentaire du Martinet sombre est réalisée au canyon Johnston. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
13.03 Petite chauve-souris brune Collaborer avec des partenaires pour mener un essai d’application de probiotiques dans les colonies de maternité sentinelles de petites chauves-souris brunes afin d’atténuer les effets du syndrome du museau blanc. Les petites chauves-souris brunes sont protégées dans les colonies de maternité sentinelles grâce à un essai d’application de probiotiques. 8.4.3 Pathogènes fongiques 1.1.7 Mesures biologiques
13.04 Petite chauve-souris brune Repérer les hibernacles de la petite chauve-souris brune afin de mieux désigner l’habitat essentiel de l’espèce dans le parc. La présence d’hibernacles est vérifiée aux endroits risquant fort d’en contenir. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
Chauve-souris nordique Effectuer des travaux d’inventaire dans le nord du parc national Banff pour relever la présence de chauves-souris nordiques. La présence de chauves-souris nordiques dans le nord du parc est recensée grâce à par des travaux de capture ciblés ou d’échantillonnage du guano. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
20.01 – Espèces multiples : insectes Réaliser un inventaire ciblé des insectes en péril susceptibles de se trouver dans le parc national Banff en utilisant des méthodes non létales dans la mesure du possible. La présence d’insectes en péril (p. ex., bourdon de l’Ouest, agrion vif, psithyre bohémien, coccinelle à neuf points, coccinelle à bandes transverses ou bourdon terricole) est établie dans le parc. 98 Aucune menace directe 8.1.1 Recherche/surveillance sur le terrain
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